Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 19:25

 

 

 

 

Tombouctou.jpg

BAMAKO AFP / 30 juin 2012 19h21- Des islamistes d'Ansar Dine, un des groupes armés contrôlant le nord du Mali, ont démoli samedi des mausolées de saints musulmans dans la ville mythique de Tombouctou, classée patrimoine mondial en péril, et Bamako a dénoncé la furie destructrice de ces actes assimilables à des crimes de guerre.

Armés de pioches, houes et burins, des islamistes d'Ansar Dine, qui veulent appliquer la charia (loi islamique) dans tout le Mali, ont détruit trois mausolées à Tombouctou en quelques heures seulement: celui de Sidi Mahmoud (nord de la ville), Sidi Moctar (nord-est) et Alpha Moya (est), en scandant Allah Akbar, selon plusieurs témoins joints par l'AFP à Tombouctou.

Ces islamistes ont affirmé agir en représailles à la décision prise jeudi par l'Unesco de classer Tombouctou au patrimoine mondial en péril, souhaitant ainsi alerter la communauté internationale sur les dangers pesant sur cette cité aux mains des islamistes depuis fin mars.

Ansar Dine va détruire aujourd'hui tous les mausolées de la ville. Tous les mausolées sans exception, a déclaré à travers un interprète Sanda Ould Boumama, porte-parole d'Ansar Dine à Tombouctou joint par l'AFP depuis Bamako.

Les destructions de mausolées sont une réponse à la décision prise par l'Unesco, a déclaré le porte-parole d'Ansar Dine interrogé par l'AFP.

Dieu, il est unique. Tout ça, c'est +haram+ (interdit en islam). Nous, nous sommes musulmans. L'Unesco, c'est quoi?, a-t-il dit, ajoutant que Ansar Dine réagissait au nom de Dieu.

Tôt samedi matin, une équipe d'une trentaine de combattants d'Ansar Dine se sont dirigés vers le mausolée de Sidi Mahmoud qu'ils ont encerclé, a expliqué un de ces témoins, travaillant pour un média local, qui a assisté à l'opération.

Certains avaient des armes. Ils n'ont pas tiré. Alors, ils ont commencé par crier: +Allah akbar!, Allah akbar+ (Dieu est grand! Dieu est grand!) et avec des pioches et des houes, ils ont commencé par casser le mausolée. Quand un grand bloc du mausolée est tombé sur la tombe, ils ont commencé par crier encore +Allah Akbar!+ et après, ils sont allés vers un autre mausolée, a ajouté cet homme sous couvert d'anonymat.

Un autre témoin a affirmé avoir vu des islamistes se servant de divers objets dont un burin. Selon lui, les islamistes étaient déterminés, ils cassaient sans peur les mausolées, construits en terre sèche et de couleur ôcre, symboles d'une architecture unique qui fascinaient les visiteurs.

Furie destructrice

La France a condamné samedi la destruction délibérée de mausolées de saints musulmans, et appelé à la fin de ces violences.

A Bamako, le gouvernement a dénoncé la furie destructrice assimilable à des crimes de guerre du groupe islamiste armé Ansar Dine et menacé les auteurs de ces destructions de poursuites au Mali et à l'étranger.

Fondée entre le XIe et le XIIe siècles par des tribus touareg, et surnommée notamment la cité des 333 saints, Tombouctou a été un grand centre intellectuel de l'islam et une ancienne cité marchande prospère des caravanes.

Tombouctou compte 16 cimetières et mausolées qui étaient des composantes essentielles du système religieux dans la mesure où, selon la croyance populaire, ils étaient le rempart qui protégeait la ville de tous les dangers.

La ville est également célèbre pour ses dizaines de milliers de manuscrits, dont certains remontent au XIIe siècle, et d'autres de l'ère pré-islamique. Ils sont pour la plupart détenus comme des trésors par les grandes familles de la ville.

Nous venons juste d'apprendre la nouvelle tragique des dégâts sans raison causés au mausolée de Sidi Mahmoud, dans le nord du Mali, a déclaré Alissandra Cummins, présidente de l'Unesco, dans un communiqué à l'AFP, appelant toutes les parties impliquées dans le conflit à Tombouctou à exercer leurs responsabilités.

L'Unesco a par ailleurs demandé à l'Union africaine et à la communauté internationale de faire tout leur possible pour aider à protéger Tombouctou et le Tombeau des Askia à Gao (autre ville du nord malien), spectaculaire structure pyramidale datant du XVème siècle.

En plus de Tombouctou, Gao et Kidal (nord-est), les trois régions formant le Nord, sont sous le contrôle des islamistes de divers groupes armés qui ont profité de la confusion créée à Bamako par un coup d'Etat militaire le 22 mars.

La démolition des mausolées de Tombouctou par les islamistes rappelle le sort d'autres ouvrages du patrimoine mondial, dont les Bouddhas de Bamyan, dans le centre de l'Afghanistan, détruits en mars 2001 par les talibans et leurs alliés d'Al-Qaïda.

En Afrique de l'Est, les islamistes somaliens shebab ont détruit de nombreux mausolées de mystiques soufis dont la mémoire était vénérée par les populations locales.


(©)

 

Statut d’ancien président retiré au chef de l’ex-junte malienne

Sanogo.JPG

 

YAMOUSSOUKRO - Des chefs d'Etat de l'organisation régionale ouest-africaine Cédéao ont décidé vendredi de retirer au leader de l'ex-junte au Mali, le capitaine Amadou Haya Sanogo, le statut d'ancien président qui lui avait été accordé en mai dernier.

Le sommet exprime sa non-reconnaissance de l'ex-junte et du statut d'ancien chef d'Etat conféré au capitaine Sanogo, indique le communiqué final publié après un sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) à Yamoussoukro.

Pour la Cédéao le fait qu'on lui ait accordé un statut d'ancien chef d'Etat est nul et non avenu, a confirmé à l'AFP le ministre ivoirien de l'Intégration africaine, Ally Coulibaly, soulignant que la position de l'organisation était claire et ferme s'agissant du respect de la démocratie.

Le chef des putschistes du 22 mars au Mali avait obtenu ce statut d'ex-président, avec tous les avantages dus à ce rang, en vertu d'un accord le 20 mai entre l'ex-junte, Bamako et des émissaires de la Cédéao, destiné à débloquer le processus de transition, fixé à 12 mois.

Les participants au sommet de la Cédéao ont aussi appelé le gouvernement malien de transition, critiqué durement par la classe politique et la société civile à Bamako, à être plus inclusif.

Le président burkinabè et médiateur Blaise Compaoré devra mettre urgemment en place un cadre de consultation avec la participation de toutes les parties prenantes et notamment des forces vives du Mali.

La Cédéao a aussi appelé à faciliter le retour rapide au Mali du président par intérim Dioncounda Traoré afin qu'il reprenne ses fonctions.

M. Traoré avait été agressé et blessé le 21 mai par des manifestants hostiles à son maintien comme chef de la transition. Il se trouve depuis le 23 mai à Paris pour des soins.


(©AFP / 30 juin 2012 01h19)

 

Des islamistes prêts à frapper les pays de la future force militaire au Mali

ANSAR-DINE-27-mai-2012.jpg

 

BAMAKO - Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), groupe islamiste armé présent dans le nord du Mali, a menacé vendredi de s'attaquer aux pays qui composeront la force militaire dans ce pays, envisagée par l'Afrique de l'Ouest réunie en sommet en Côte d'Ivoire.

Les branches de Mujao dans plusieurs pays sont prêtes à frapper les intérêts des pays qui ont l'intention de participer (à la) force de la Cédéao, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, pour mener la guerre contre les +moujahidine+ au nord du Mali, affirme le porte-parole du Mujao, Adnan Abu Walid Sahraoui, dans un message écrit adressé à un journaliste de l'AFP à Bamako.

Le Mujao s'engage à fournir toutes sortes de soutien matériel et militaire pour les jeunes musulmans déterminés à lever la bannière de l'islam. La scène, aujourd'hui, est ouverte aux jihadistes, a-t-il ajouté.

La Cédéao prépare l'envoi d'une force régionale forte de 3.300 hommes au Mali, où les islamistes armés ont considérablement augmenté leur emprise face aux rebelles touareg depuis qu'ils ont pris ensemble le contrôle du vaste nord malien il y a trois mois, en profitant de la confusion créée par un coup d'Etat militaire le 22 mars.

Le Mujao et le groupe islamiste Ansar Eddine, dirigé par un chef touareg malien et également présent sur le terrain, veulent imposer la charia (loi islamique) au Mali. Ils tiennent désormais les places fortes du vaste et aride nord malien avec les jihadistes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), après avoir supplanté la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, sécessionniste et laïc).


(©AFP / 29 juin 2012 23h50)

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE