Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 00:44

 

 

 

 

biya-9-DEC-2011

 

 

www.lanouvelleexpression.info Mardi, 27 Mars 2012 08:43 par Christophe Mvondo

Tandis que l’opinion s’émeut sur l’acte anti-diplomatique du président Bozize, Bangui évoque l’attitude irrévérencieuse d’Antoine Tsimi vis-à-vis des autorités centrafricaines source de la colère de chef d’Etat centrafricain. L’affaire choque les autorités de Yaoundé et l’ensemble de l’opinion publique camerounaise. Le ministère des relations extérieures a rendu public un communiqué pour indiquer que les autorités camerounaises ont saisi le président en exercice de la Cemac, Denis Sassou Nguesso du Congo pour trouver un règlement de l’incident qui a traîné dans la boue, l’honneur de toute une organisation sous-régionale.

Le 21 mars 2012, alors qu’il rentre d’un voyage à l’étranger à bord d’un aéronef de la compagnie Ethiopian Airlines, Antoine Ntsimi, le président de la Commission de la Cemac n’a pas pu débarquer à l’aéroport de Bangui. Et pour cause, un déploiement de hauts gradés de la police et de l’armée lui signifie l’interdiction de séjourner en République centrafricaine. Il a dû poursuivre un voyage qu’il n’avait pas programmé dans ce vol qui quittait Bangui pour Addis-Abeba.

Des sources concordantes font état d’un caractère irrévérencieux du fonctionnaire de la Cemac vis-à-vis du chef d’Etat centrafricain. Le président Bozize en a donc après Antoine Tsimi qu’il trouve suffisamment inerte. Il indexe notamment de nombreux dossiers importants de la Cemac qui n’avancent pas. Il chercherait ainsi à obtenir son limogeage à tout prix.

La République centrafricaine est un pays enclavé de la Cemac au même titre que le Tchad. De longues années de guerre n’ont pas permis à véritable décollage du pays au plan des infrastructures et du niveau de vie des populations ; c’est un pays qui dépend en partie de la collaboration avec le Cameroun où un pourcentage très important de ses biens en import comme en export transite.

Nombreux sont les Camerounais qui pensent que pour cela, les autorités centrafricaines devraient traiter les Camerounais avec beaucoup d’égards. Ce n’est pas le cas. Avant l’expulsion musclée du Camerounais président de la Commission de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale, des militaires centrafricains sont entrés en territoire camerounais et ont opéré des exactions sur de paisibles citoyens de notre pays.

Et si Bozize disait tout haut ce que les autres pensent tout bas ? La République centrafricaine est avec le Congo et le Tchad, les trois pays qui ont supprimé les visa d’entrée dans leur territoire tandis qu’on s’épie encore entre le Cameroun, la Guinée équatoriale et le Gabon où les visas d’entrée coûtent plus chers que les visas européens délivrés dans nos pays.

Les Camerounais, malgré le poids économique, de leur pays dans la sous-région, malgré sa situation stratégique, et l’hospitalité de ses populations, sont toujours malmenés partout dans les pays de la Cemac. Une xénophobie inexplicable envers eux s’est développée au cours des deux dernières décennies en faisant des Camerounais des personnes à abattre.

Le cas d’Antoine Tsimi montre jusqu’où le manque de considération vis-à-vis du Cameroun a culminé. Le chef de l’Etat centrafricain avait d’autres voies de recours mais il a préféré l’humiliation qui ne grandit pas la Cemac, mais l’affaiblit. Car désormais, dans l’espace Cemac, tous les Etats membres savent qu’on peut interpeller le patron de cette institution, en plein aéroport comme un vulgaire bandit pour peu qu’on ne soit pas d’accord avec son rythme de travail.

 

 

NDLR : Cela s’appelle jouer à la victimisation. Cet article nombriliste feint d’ignorer le calvaire des Centrafricains qui voyagent sur les routes camerounaises pour une raison ou une autre endurent car la corruption des fonctionnaires de ce pays dépasse tout ce que l’on peut imaginer. Sans vouloir faire l’avocat de Bozizé qui n’avait pas à prêter le flanc aux provocations de ce minable Ntsimi qui ne mérite que ce qui lui arrive et sur le sort duquel on ne devrait point verser la moindre larme, les Camerounais n’ont franchement aucune leçon d’intégration sous-régionale à donner à ses voisins. La locomotive que le Cameroun aurait dû être pour les autres pays la CEMAC n’a toujours pas quitté la gare de Yaoundé. Leur chef d’Etat est perpétuellement en vacances à l'étranger et on peut compter sur les doigts de la main le nombre de réunions sous-régionales où il participe aux côtés de ses pairs. Comment peut-on avancer collectivement dans de telles conditions de mépris des autres ! Que le Camerounais regardent un peu la poutre qu'il y a dans leurs yeux !

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE