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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 00:16

 

 

 

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http://www.lepopulaire.fr  11/09/12 - 19h24


Mis en examen pour viol et agressions sexuelles sur mineur de 15 ans et sur mineurs de plus de quinze ans, un prêtre de Riom, âgé de 43 ans, a été placé en détention provisoire, jeudi 6 septembre, à Saint-Etienne.

Pour ces faits qui se seraient déroulés en Centrafrique entre 2007 et juillet 2010, où il avait été envoyé comme prêtre, il s’est lui-même dénoncé à la justice, sur les recommandations de l’archevêque de Clermont, Mgr Hippolyte Simon. Et ce, en adressant un courrier au procureur de la République de Clermont le 31 janvier 2011, six mois après son retour en France, en juillet 2010.

 

Saisi en avril 2011, l’Office central pour la répression des violences aux personnes basé à Nanterre, a mené une longue investigation en Centrafrique. Elle aurait permis d’identifier trois victimes, des mineurs, dont une victime de viol.


Le prêtre a été entendu par les enquêteurs le mardi 4 septembre dernier. Placé en garde à vue 48 heures durant, au cours desquelles il a confirmé les faits, il a été transféré à Clermont-Ferrand, le jeudi, devant un juge d’instruction, puis un juge des libertés et de la détention, qui a décidé de le placer en détention provisoire. Vendredi dernier, son avocat a fait appel de cette ordonnance de placement en détention provisoire.

 

Prêtre dans la diocèse de Clermont depuis 1995, à Issoire d’abord puis à Clermont où il s’est occupé des aumôneries des jeunes, il était prêtre coopérateur à la paroisse Notre-Dame des Sources au Pays Riomois depuis le 1er septembre 2011. Les paroissiens ont été avertis, le week-end dernier, de la procédure visant ce prêtre à travers un communiqué du diocèse de Clermont, lu au cours des offices.

 

Dans ce communiqué, l’Eglise rappelle que, depuis l’envoi par le prêtre de sa lettre de dénonciation, « la justice est saisie de l’affaire. C’est à elle et à elle seule qu’il appartient de se prononcer ».

 

« Durant ces deux années, explique le diocèse de Clermont, il est d’abord resté un an à Paris, sans avoir de ministère actif, et il a commencé un accompagnement personnel pour surmonter ses difficultés. Mais en attendant que la justice se prononce, le diocèse a respecté la présomption d’innocence, en tenant compte du fait que ce prêtre avait lui-même procédé à une démarche personnelle en alertant la justice ». D’où la décision de le nommer le 1er septembre 2011 dans la paroisse de Riom, sous l’autorité d’un curé considéré comme « solide ».


« Il faut que nous disions la vérité tout le temps, et que nous restions toujours crédibles parce que nous ne l’avons pas caché », justifie Mgr Hippolyte Simon, en indiquant l’avoir « nommé il y a un an dans le respect de la présomption d’innocence. Si je ne l’avais pas fait, on m’aurait demandé pourquoi. On m’aurait demandé s’il n’était plus libre de confiance ».


« Il faut le juger sur les actes », insiste l’archevêque de Clermont, en précisant qu’il s’agit d’une affaire de « droit commun », convaincu que l’Eglise a fait tout ce qu’il était possible pour l’aider à trouver la paix intérieure. « Je souhaite que la justice fasse son travail équitablement en tenant compte qu’il a pris les devants », conclut Mgr Hippolyte Simon.

 

Plus d'informations dans La Montagne du 12 septembre


Cécile Bergougnoux et Cédric Gourin

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