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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 03:57

 

 

 

Me Nicolas Tiangaye

 

 

LE DEMOCRATE n° 2885 du 12 février 2013

 

La lumière doit à présent se faire sur toutes les finances de la République comme cela aurait dû se réaliser jadis lorsque l’Etoile de la Promesse brilla, à travers MM Jean-Paul Ngoupandé et Elie Doté, au-dessus de l’étable du ministère des finances et du budget, en leurs qualités de ministres des finances et du budget à part entière.


Mais en ce temps-là, seuls quelques rares cadres et agents de l’Etat, relevant de ce département et ressortissants des grandes écoles de formation professionnelle spécialisée à savoir, l’ENA, l’ENST, Clermont-Ferrand, Neuilly sur Seine et l’IIAP accueillirent la Lumière et ceux qui les écoutèrent ne tardèrent pas à la déformer et à la dénaturer comme ont tendance à le faire aujourd’hui tous les sténo-dactylographes qui se sont miraculeusement substitués sans gêne aux contrôleurs financiers, aux inspecteurs du trésor, des douanes, des impôts et même aux inspecteurs de finances ; quant à ce qu’ils avaient oublié, ils tentèrent de le remplacer par des idées personnelles et ne réussissent ainsi qu’à faire naître une confusion qui est censée passer aujourd’hui pour vérité intangible pour des règles élémentaires de la comptabilité publique et pour de nobles principes du droit budgétaire.


De peur que tout ne s’écroule si le moindre pilier se révèle faux, on nomme à des postes clés de la direction générale du budget, de la direction générale des impôts et des domaines, de la direction générales des douanes et des droits indirects, de la direction générale du trésor public, de la direction générale des marchés publics, de la direction du contrôle financier, de la directions des ressources humaines, non seulement des sténo-dactylographes, mais surtout des médiocres avérés ne sachant ni lire ni écrire, évidemment sur la base des critères opaques et douteux, ceux de l’appartenance politique, religieuse, régionaliste, clanique, familiale et partisane.


On souille chaque cadre et chaque agent de ce département imbu de rayon de Lumière et susceptible d’apporter la connaissance et d’imposer le respect scrupuleux des règes élémentaires de la comptabilité publique et du droit budgétaire. Et là où rien d’autre n’est possible, on les ridiculise pour moins avec une méchanceté et une perfidie qui montrent clairement à celui qui pense avec lucidité que pareil comportement est dicté par la peur et la non maîtrise réelle de la technicité. Des laideurs qui sont acceptées et entérinées par une inspection générale des finances constituée de fonctionnaires et agents de l’Etat au seuil de la retraite, trainant derrière eux de vieilles casseroles ayant des accointances avec la pègre locale, et devant soumission absolue à la hiérarchie.


Tel est aujourd’hui le visage hideux du département des finances et du budget dont Me Nicolas Tiangaye hérite la gestion ! Un département déserté par toutes les luminosités et toutes les intelligences à cause de la loi du parti pris, et de la propension effrénée à la médiocrité qui y est solidement installée. Un département acquis à la cause d’un groupuscule d’individus sans éducation, sans culture, et sans réelle ambition politique, mais  guidés uniquement par le souci de consommer : tapis rouges, frais de carburant, caisses d’avance, détournements des biens et services à des fins personnelles, etc…Et ce n’est pas pour rien que tout a été astucieusement mis en œuvre pour la nomination dans le GUN d’un ministre délégué aux finances chargé du budget.


Pour marquer à la culotte Me Tiangaye, pour défendre les intérêts du clan, préserver les acquis de la famille, et faire perpétuer la race des fonctionnaires véreux, incompétents, non intègres et partiaux. Et si Me Nicolas Tiangaye ne se montre pas plus entreprenant, plus coriace à manipuler, plus indomptable comme il l’a toujours été, sa crédibilité en prendra irréversiblement un coup et avec elle, la déconfiture à jamais de l’image de la République déjà trop ternie dans le concert des partenaires au développement !


C’est pourquoi, selon les combattants de la liberté et tous les démocrates dignes de ce nom, le temps est venu où tout ce que le cerveau de ces cadres et agents de l’Etat relevant du département des finances et du budget a inventé de malsain devra être balayé de la République pour qu’à l’avenir plus rien ne puisse entraver l’acceptation du principe selon lequel la gestion des finances de l’Etat doit impérativement être différente des formes inconsistantes que la médiocrité, la vantardise présomptueuse et le sens des affaires, l’imagination maladive et l’hypocrisie ont engendrées à partir de l’étouffant marécage de l’étroitesse abjecte, en une soif de puissance temporelle et d’honneurs égoïstes, individualistes, catégoriels et bien entendu terrestres.


Maudits soient à présent tous ces cadres et agents de l’Etat qui, usant de leur appartenance à l’oligarchie, ont détourné les règles de la comptabilité publique et du droit budgétaire de leurs buts, les ont asservies au point que leur strict respect est considéré comme un acte de violation de la loi, et que le détournement systématique des biens et services est devenu légal et légitime. Les oreilles sont bouchées et l’on veille anxieusement à ce que nul courant d’air frais n’y pénètre, et ce uniquement par paresse et par crainte que cet air frais, avec la guérison qui y est liée, n’entraîne l’activité de l’esprit, laquelle implique et impose un effort personnel contrairement à l’actuelle somnolence spirituelle apparemment si commode dont la conséquence est un long et lourd sommeil qui ne fait que laisser mains libres à la ruse de l’intellect déformé et corrompu.


Mais Nicolas Tiangaye doit déboucher les oreilles et ouvrir les yeux de tous ces fonctionnaires indélicats, car même si ses principales missions se résument à la restauration de la paix et de la sécurité, à l’organisation des élections législatives, à la restructuration des forces de défense et de sécurité et à la réforme de l’appareil judiciaire, l’homme a tout de même intérêt à ce que la gestion des finances de l’Etat, afin de bénéficier de l’appui de toute la communauté des bailleurs de fonds, puisse reposer sur un capital humain, compétent, intègre et impartial et sur l’allocation stratégique, efficace, et efficient  des ressources dans les secteurs prioritaires porteurs de croissance.


Pour ce faire, il lui faut nettoyer ce département de tous les ripoux qui fourmillent et qui travailleront sans doute par l’entremise de Dieudonné Tokofeissé à lui mettre des grains de sable dans les souliers. Un ministre délégué dont la dénomination du poste n’est pas claire et précise.


Ce nettoyage à sec devra d’abord toucher le plus immédiat à la primature, un certain Maxime Balalou, chargé de mission en matière de la sécurisation des recettes et du suivi du DSRP dont la responsabilité dans la pérennisation et la légitimation de certaines pratiques frauduleuse des fonds publics ayant trait au pilotage des dossiers de quittances parallèles, des salaires, des pensions, des bourses d’études et des créances dues à des fournisseurs véreux de l’Etat n’est plus aujourd’hui à démontrer. Ensuite s’étendre à tous les chargés de mission près le ministère des finances et du budget dont les critères de nomination sont autant opaques que douteux, enfin viser l’inspection générale des finances, tous les directeurs généraux, les directeurs de services et les chefs de services.


Le faire, c’est enfouir dans le sol les graines de l’espoir en donnant un sens aux Accords de Libreville !


Le faire, c’est créer les conditions élémentaires pour une gestion saine des finances, en mettant un terme à l’hégémonie d’un groupuscule d’individus sans éducation et sans culture sur les finances de l’Etat, en assumant l’entièreté et toute la plénitude de ses fonctions de ministre des finances et du budget et en ne déléguant à son ministre délégué que le rôle d’un simple directeur de cabinet !


Le faire, c’est extraire l’ivraie du blé ! Le faire, ici et maintenant, c’est rassurer les partenaires au développement de la volonté du GUN à tendre résolument vers le respect des règles de la transparence et de la bonne gouvernance.

 

 

Jean-Paul Naiba 

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