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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 01:16

 

 

 

Hollande-et-Kabila.JPG

 

15.10.2012 à 15h08

 

Editorial

 

Sur le terrain miné des relations entre la France et l'Afrique, François Hollande savait que les pièges étaient nombreux, posés tout au long d'une première visite – elle s'est achevée dimanche 14 octobre – sur un continent qui ne lui est guère familier. Il les a évités.

 

A Dakar le 12 octobre, puis à Kinshasa le lendemain, le président a délivré le même message. Sans lyrisme, mais avec le mérite d'être clair, ce fut un plaidoyer en faveur des démocrates, pour une Afrique en mouvement, dopée par l'exploitation des richesses de son sous-sol et la jeunesse de sa population. 

 

Le message a satisfait à la fois ceux qui veulent en finiravec le paternalisme et les magouilles de la "Françafrique" ; ceux qui ont de bonnes raisons de croire dans l'avenirde ce continent ; ceux qui ont été affligés par le discours de Dakar de Nicolas Sarkozy en 2007, assurant que "l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire".

 

L'étape de Kinshasa fut à ce titreexemplaire. Le président français a longtemps hésité avant de se rendre dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC) pour y assisterau Sommet de la francophonie. Quelques jours avant son départ, il a critiqué le régime corrompu et peu démocratique de Laurent Kabila. 

 

Face à face, en terre kinoise, le Français a redit à son homologue congolais tout le mal qu'il pense de sa façon de gouverneret de maltraiterles droits de l'homme. Leur tête-à-tête fut glacial. M. Hollande a limité au minimum son séjour à Kinshasa. Il a parlé plus longtemps aux opposants qu'au président Kabila. A la tribune du sommet francophone, il a redit que le respect des règles démocratiques et des droits de l'homme est une condition des bonnes relations avec le nouveau pouvoir en France. Sans leçon de morale.

 

C'est important. La RDC, ancienne colonie belge, est aussi le plus grand pays francophone du monde. Elle est l'un des coffres-forts géologiques parmi les mieux remplis d'Afrique. Autant d'arguments qui auraient pu pousserle président Hollande à ménager son homologue de RDC.

 

C'est de la part de Paris "un jeu perdant-gagnant", selon l'expression de Thierry Vircoulon,du centre de réflexion International Crisis Group. "Perdant", parce que la France prend le risque de perdrecertains contrats dans certains des plus riches des pays du continent noir – il peut s'agirde la RDC comme du Gabon, par exemple.

 

Mais c'est un jeu "gagnant", en revanche, pour la crédibilité de la diplomatie française sur ce continent, l'un de ceux qui connaissent aujourd'hui les plus forts taux de croissance.

 

Les dirigeants français n'ont plus les moyens de faire ou défaire les gouvernements dans ses anciennes colonies. C'est tant mieux. Puissance devenue moyenne mais encore influente en Afrique, la France peut choisirles pays qu'elle soutient en fonction de critères simples et clairs. M. Hollande vient de tracerles grandes lignes de cette politique. S'il y est fidèle, l'avenirlui donnera raison.

 

 

 

 

 

 

Francophonie : l’entrée du Qatar comme membre associé fait polémique


Le Monde.fr avec AFP | 13.10.2012 à 20h06

 

La Francophonie s'est élargie, samedi 13 octobre à Kinshasa, en accordant à l'Arménie le statut de membre à part entière de l'organisation, celui d'observateur à l'Uruguay et en faisant entrer le Qatar directement comme membre associé, ce qui a fait polémique, a-t-on appris de sources concordantes. L'OIF compte désormais 57 membres - dont 3 associés - et 20 observateurs.

 

Ces décisions, prises lors du 14e sommet de l'organisationqui se tient samedi et dimanche à Kinshasa, n'ont pas fait l'objet d'annonces publiques. "L'Arménie est passée du statut de membre associé à membre à part entière", a indiqué une source au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), selon laquelle "l'Uruguay qui avait demandé à devenir observateur l'est devenu".

 

UNE INFLUENCE EN AFRIQUE DE L'OUEST 

 

Quant au Qatar, il est entré directement dans l'organisation en tant qu'"Etat associé" sans passer par la "case observateur", comme c'est habituellement la règle, a expliqué cette source. Cette entrée du Qatar a fait grincer des dents, selon une source proche du ministère français de la Francophonie.

 

La polémique portait principalement sur la légitimité du Qatar, qui n'est pas francophone, à entrer dans l'OIF. Certains participants se sont aussi inquiétés de l'ambition de ce pays de développer davantage son influence en Afrique de l'Ouest musulmane et notamment de sa propension à financer des écoles religieuses prenant parfois la place d'écoles en langue française.

 

"UN LOBBYING TERRIBLEMENT EFFICACE"

 

Selon la même source, "il y a eu des négociations très serrées sur le Qatar. Mais les Qataris ont fait un lobbying terriblement efficace auprès de différents pays, notamment africains". Le Qatar aurait ainsi obtenu le soutien de Djibouti et de la Guinée, pour favoriser son entrée au sein de l'OIF. Le pays faisait notamment valoir qu'il accueillait de nombreux expatriés francophones et qu'une radio publique de langue française avait été financée au Qatar, selon une source informée des négociations.

 

Ces nouvelles adhésions pourraient réveiller le débat, récurrent, sur l'élargissement constant de l'organisation. Certains commentateurs reprochent en effet à l'OIF de perdre sa spécificité, au fur et à mesure qu'elle grossit en intégrant des pays qui ne sont pas considérés comme francophones.

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