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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 00:42

 

 

 

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www.digitalcongo.net  Kinshasa, 29/12/2012 / Politique

 

Il n’y aura pas de récidive d’intervention congolaise en Centrafrique comme ce fut le cas de J.P. Bemba ayant soutenu l’ancien président centrafricain Patassé. Le ministre Lambert Mende oppose un démenti catégorique aux allégations d’une présence des troupes congolaises à l’armée régulière de ce pays voisin menacé par la rébellion progressant vers Bangui

 

La polémique continue sur la présence des soldats de la République démocratique du Congo à Bangui, capitale de la République Centrafricaine. Alors que les rebelles centrafricains confirment cette présence, à Kinshasa, le gouvernement congolais a, par la voie de son porte-parole, démenti tout soutien au régime en débandade de Bozizé, rappelant que les troupes régulières de la RDC se trouvent depuis près de trois ans en Centrafrique dans le cadre de la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC).

Le ministre des Médias, Relations avec le Parlement et Initiation à la nouvelle citoyenneté, porte-parole du gouvernement, a démenti l’appui des troupes congolaises à l’armée régulière centrafricaine qui fait face à une rébellion. La présence des troupes de la RDC en République Centrafricaine n’a pas de lien avec le conflit dans ce pays, a indiqué jeudi le ministre congolais des Médias et le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, cité par l’Agence Chine nouvelle.

Le ministre Mende a fait cette déclaration en réaction aux accusations de la rébellion centrafricaine selon laquelle la RDC aurait envoyé des troupes en République Centrafricaine pour soutenir le régime du président François Bozizé. « Les troupes congolaises sont à Bangui depuis près de trois ans dans le cadre de la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC) », a rappelé le ministre Mende. La FOMAC compte en effet 500 hommes en Centrafrique, essentiellement pour sécuriser Bangui. Ces troupes sont composées de militaires venant du Tchad, du Gabon et de République démocratique du Congo (RDC).

Il a ajouté que la RDC subit déjà les conséquences de la crise centrafricaine en accueillant près de 4 000 réfugiés centrafricains, à Zongo, dans le district du Sud- Ubangi, province de l’Equateur.

Jeudi dernier, les rebelles centrafricains de la coalition Séléka ont affirmé que « 300 éléments de la garde présidentielle de République démocratique du Congo ont été dépêchés à Bangui, mercredi 26 décembre, via Zongo ». Les soldats congolais auraient été accueillis, rapportait Afrikarabia, par un bataillon d'infanterie amphibie et installés au camp Beal, le quartier général de l'armée centrafricaine. Les rebelles demandaient alors à la garde présidentielle congolaise de « rester neutre, de ne pas rentrer dans le conflit » et de « protéger la population des exactions de Bozizé ».


Information que Kinshasa a formellement démentie par la voix de Lambert Mende. Pour la coalition rebelle, il s'agit pourtant de renforts, envoyés mercredi par Kinshasa et non de troupes de la FOMAC, déjà présentes en Centrafrique.


En Centrafrique, sur le terrain militaire, la situation est restée figée. Hier vendredi, les troupes gouvernementales ont affronté la rébellion à Sibut, dans l'espoir de reprendre Bambari, aux mains de la coalition. La rébellion affirme avoir repoussé l'attaque des FACA (Forces armées centrafricaines) et avoir fait 13 prisonniers. 8 pick-up ont également été récupérés par la rébellion. Plus loin, les rebelles affirment avoir stoppé leur avancée « à moins de 30 km de la capitale ». Se confiant à Afrikarabia, un porte-parole de la Séléka a confié cependant que les troupes rebelles ne resteraient pas indéfiniment aux portes de Bangui « sans bouger ».


Un bref instant, une rumeur faisait état, à Bangui, de la fuite de François Bozizé à Kigali. Le Rwanda a aussitôt démenti l'information, indique la même source.


La coalition rebelle du Séléka, qui a pris les armes le 10 décembre, réclame « le respect » d’accords de paix conclus entre 2007 et 2011, auquel le pouvoir centrafricain ne s’est pas plié, selon elle. En deux semaines, elle s’est emparée des villes stratégiques, s’approchant de Bangui.

Guerre en RCA : les Rd-congolais vivant en Centrafrique fuient Bangui


Des Congolais vivant en République Centrafricaine ont quitté Bangui, à cause de la rébellion qui menace de s’emparer de la capitale de la RCA.


Des ressortissants de la RDC vivant en République Centrafricaine (RCA) ont fui Bangui, à cause des rebelles du Séléka qui menacent de prendre le contrôle de la capitale, révèle radiookapi.net. Avant d’indiquer que ces rebelles ont déjà occupé plusieurs villes stratégiques du pays.


Pour ce qui est des Congolais de Bangui, la source renseigne qu’ils arrivent à Zongo, dans la province de l’Equateur, à la frontière avec la RCA. Et la même source fait remarquer que la panique avait également envahi la cité de Zongo, dans la journée de mercredi 26 décembre,  suite à des tirs à l’arme lourde qui retentissaient depuis la capitale centrafricaine.

Se confiant à la radio onusienne, le maire de Zongo, Michel Swazo Yeke-Yeke, a fait savoir que des soldats français ont tiré à l’arme lourde pour protéger leur ambassade à Bangui, contre une attaque de manifestants.


Selon l’AFP, des manifestants proche du pouvoir ont lancé des projectiles contre l’ambassade de France à Bangui, après avoir organisé un sit-in devant l’ambassade américaine, pour protester contre la situation dans leur pays, occupé en partie par la coalition rebelle du Séléka (Alliance en sango, l’une de deux langues officielles de la Centrafrique).


La source rapporte également que les manifestants reprochaient notamment à la France de « les lâcher ». Les autorités municipales de Zongo assurent que les tirs n’ont pas atteint le territoire congolais. La fumée qui s’élevait de Bangui a, néanmoins, semé la panique au sein de la population locale. Plusieurs ressortissants congolais vivant en RCA, dont le nombre n’est pas encore déterminé, ont fui vers la cité de Zongo et les localités environnantes.


D’autres mouvements de populations, en provenance de la République Centrafrique vers le district congolais de Mobayi-Mbongo, ont aussi été signalés. Les autorités de ce district estiment ces déplacés à plus ou moins cinq mille personnes.


Pour rappel, la coalition rebelle du Séléka qui a pris les armes, le 10 décembre, réclame « le respect » des accords de paix conclus entre 2007 et 2011, que le pouvoir centrafricain n’a pas respecté jusqu’à ce jour.


Le Potentiel

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