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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 02:25

 

 

 

Teodorin Obiang Nguema

 

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Libération Vendredi 24 février 2012  à 17h10

Après dix jours de perquisition, la justice a saisi du mobilier de prestige, des grands crus ou encore des œuvres d'art dans l'hôtel particulier parisien de la famille du président de Guinée équatoriale.

Au terme de dix jours de perquisition dans l'hôtel particulier de la famille du président de Guinée équatoriale Teodoro Obiang dans l'enquête sur les biens mal acquis, la justice a fait une saisie record de 200 m3 de biens de valeur, soit l'équivalent de trois conteneurs.

La perquisition, menée par les policiers de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), avait débuté le 14 février dans le somptueux hôtel particulier de l'avenue Foch (XVIe) à Paris. Elle s'est achevée jeudi soir.

Dans les cinq étages de cette propriété de 101 pièces et plusieurs milliers de m2 évaluée à 500 millions d'euros, quelque 200 m3 de biens ont été saisis, pour l'essentiel des meubles et objets de valeur ou de «grande valeur» selon une source proche de l'enquête.

Les enquêteurs ont ainsi saisi une horloge de trois millions d'euros, du mobilier de prestige et d'autres biens précieux, tels des vins de grand cru (Petrus, romanée-conti...) d'une valeur de plusieurs milliers d'euros la bouteille.

Pour répertorier les biens acquis par la famille Obiang, les enquêteurs s'étaient notamment basés sur le relevé de salles de vente, recensant notamment plusieurs toiles de maîtres, dont un tableau de Claude Monet vendu 12 millions d'euros. Les enquêteurs n'ont cependant pas retrouvé la toile dans l'hôtel particulier, selon une source proche du dossier.

La Guinée équatoriale a exprimésa «totale indignation» devant ce qu'elle estime être une «illégitime persécution», arguant que l'immeuble appartenait depuis octobre à l'Etat équato-guinéen, étant donc désormais sous statut diplomatique.

Voitures de luxe et gant de Michael Jackson

Le Quai d'Orsay avait toutefois assuré que l'immeuble «relevait du droit commun». La famille Obiang a en outre été déboutée jeudi d'une procédure en référé qu'elle avait intenté contre cette saisie.

En septembre 2011, la justice avait déjà saisi onze voitures de luxe (Ferrari, Bugatti, etc.) de Teodorin Obiang, fils du président équato-guinéen, dans cet hôtel particulier parisien.

Considéré comme un des chefs d'Etat les plus riches du monde, Teodoro Obiang, 69 ans, dirige d'une main de fer depuis 1979 la Guinée équatoriale, troisième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne, mais dont la majorité de la population vit dans la pauvreté.

Pressenti par son père pour lui succéder, Teodorin fait depuis plusieurs années l'objet d'enquêtes pour blanchiment et corruption aux Etats-Unis. Ce quadragénaire a longtemps mené une vie de play-boy fortuné en Californie.

De son côté, le département américain de la Justice avait annoncé en octobre «la confiscation de 70 millions de dollars d'actifs appartenant à Teodorin en Californie, dont un domaine de 30 millions de dollars à Malibu, un jet de 38,5 millions de dollars, plusieurs voitures de luxe», ainsi «qu'un gant blanc couvert de cristaux de Michael Jackson».

La saisie des biens parisiens a eu lieu dans l'enquête menée depuis décembre 2010 par les juges Roger Le Loire et René Grouman qui enquêtent sur les conditions dans lesquelles trois chefs d'Etat africains - Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema et le défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba - ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France.

Ils cherchent à établir l'origine éventuellement illicite de ces biens. Ils ont obtenu récemment de pouvoir enquêter sur les acquisitions réalisées par les chefs d'Etat et leurs proches après le dépôt de la plainte en 2008 par l'ONG Transparency International France.

(AFP)

 

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