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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 00:49

 

 

Patassé 20 janv 2011

 

 

Source : Le Pays 17/05/2011

 Il y a un mois et demi décédait à Douala au Cameroun, l’ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé. En principe, c’est le 19 mai prochain que la dépouille mortelle de l’homme à la barbe coquette, surnommé le "barbu national", sera rapatriée à Bangui pour les obsèques prévues pour le 21 du même mois. A l’occasion, le président François Bozizé, celui-là même qu’on présente comme le tueur de Patassé, s’est empressé, toute honte bue, de décréter un deuil national de sept jours, allant du dimanche 14 au samedi 21 mai 2011.

Et si le ridicule tuait ! Bozizé joue au pharisien. Mais ses larmes de crocodile n’émouvront personne d’autant qu’on sait qu’il a réuni et favorisé les conditions du décès de Patassé. Sans doute qu’il n’a plus la conscience tranquille et c’est pourquoi il tente à tout prix de se racheter. A l’analyse, les circonstances du décès de Patassé prouvent à suffisance que les divergences idéologiques et politiques en Afrique confinent dans bien des cas à l’inimitié. Car, comment comprendre que l’on puisse dénier à un citoyen, de surcroît à un has been, le droit souverain d’aller se soigner dans un pays étranger ? Patassé, en tant qu’ancien chef d’Etat, devrait, quelque difficile et indésirable qu’il fût pour le régime centrafricain, être traité comme tel. Fort malheureusement, il a buté contre le pouvoirisme de Bozizé.

En fait, la polémique macabre en cours en Centrafrique rappelle étrangement l’attitude du régime Biya au Cameroun, au lendemain de la disparition tragique du grand manitou de la presse, Pius Njawé. La famille éplorée, à l’époque, s’était aussi farouchement opposée à toute implication du gouvernement camerounais dans le processus funéraire, tant celui-ci, du vivant du journaliste, lui avait fait voir des vertes et des pas mûres. Comment peut-on raisonnablement feindre de pleurer la mort de quelqu’un qu’on a passé le temps à combattre ? Pourquoi simuler une compassion à une famille qui dit n’en avoir pas besoin ? C’est moralement inadmissible, humainement aberrant et politiquement risible.

Certes, Bozizé ne pouvait nullement empêcher la mort de Patassé si tant il était vrai qu’elle fût inévitable. Mais il aura péché pour lui avoir, au nom de vaines considérations politiques, refusé le droit de se mouvoir à volonté. Surtout quand on sait qu’il était resté sourd et indifférent face à l’avion spécial que les autorités équato-guinéennes avaient affrété pour évacuer Patassé qui souffrait énormément dans sa peau.

En réalité, l’attitude de Bozizé traduit clairement la conception africaine du pouvoir. Nombreux sont ces hommes politiques qui viennent au pouvoir non pas pour défendre un idéal mais pour se faire la part belle et régler les comptes à leurs adversaires. "Oh ! s’exclamait Tertullien, si chacun savait qu’un jour, son propre corps deviendra un je ne sais quoi qui n’a de nom dans aucune langue ! ", les hommes arrêteraient de se haïr.


Boundi OUOBA

© Copyright Le Pays

 

 

Communiqué de la communauté centrafricaine de Lyon

 

La communauté centrafricaine de la région Rhône Alpes organise une veillée de recueillement à l’occasion des obsèques du président Ange Félix PATASSE, ancien Chef d’Etat de la République Centrafricaine, décédé à Douala, au CAMEROUN, le 05 avril 2011.

 

A l’occasion des obsèques qui seront organisées à Bangui (République Centrafricaine) le 21 mai 2011, une veillée de recueillement aura lieu à la Paroisse Sainte Trinité de Mermoz de Lyon 8ème , 111, Avenue Jean  MERMOZ (derrière Le Géant CASINO),  ce même 21 mai 2011, à partir de 17 heures 30 minutes.

 

Cette cérémonie comprend une messe de requiem qui sera dite à 18 heures précises, suivie d’une série de témoignages. Toutes les personnes ayant un témoignage à faire peuvent  s’inscrire sur place auprès de l’Abbé Socrate NGARO.

 

Les membres de la communauté centrafricaine de la région Rhône Alpes sont conviés à cette veillée pour rendre un dernier hommage à cet illustre homme qui a dirigé la République Centrafricaine de 1993 à 2003.

 

 Contacts :

 

L. Keimba Waza : 06 17 07 69 31

Alain Yanibada: 06 20 65 06 54 

 Guy Ouaby: 06 23 39 73 35

 

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