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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 17:06

 

 

 

 

Balkany-a-Dakar-en-2007.jpg

Affaire UraMin : quand Balkany jouait les intermédiaires en Afrique

Matthieu Pelloli le 07.02.2012, 08h08

Patrick Balkany, député-maire (UMP) de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), a servi d’intermédiaire, en 2008, lors de l’achat par Areva des mines d’uranium africaines d’UraMin. Il nous livre sa version des faits.

De Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), les mines d’uranium de Bakouma, en Centrafrique, peuvent sembler bien lointaines. C’est pourtant Patrick Balkany, député-maire (UMP) de la ville, qui a contribué à remettre sur les rails une affaire mal engagée. Une source proche de François Bozizé, le président centrafricain, affirme au « Parisien » - « Aujourd’hui en France » l’avoir vu sur place.

Le scandale de l’achat, par Arevaen 2007, de la société Uramin n’en finit pas de révéler les rebondissements de son incroyable scénario.

Après le fiasco financier (près de 2 Mds € partis en fumée), les revers industriels en Namibie (gisement à faible teneur), il apparaît que le groupe nucléaire a failli ne jamais obtenir la licence d’exploitation de son site de Bakouma, le gouvernement contestant le transfert des droits. Après plusieurs mois de tractations infructueuses entre Areva et les autorités, le dialogue est rompu. C’est à ce moment, en avril 2008, qu’intervient Patrick Balkany, qui remet les deux parties à la table des négociations. Le Foccart de Levallois — un surnom qu’il récuse — connaît bien le continent et personnellement plusieurs chefs d’Etat. Il a découvert l’Afrique au tournant des années 1990, dans le sillage de Charles Pasqua. Aujourd’hui, il n’y jouerait plus aucun rôle. « Patrick Balkany n’existe pas dans notre organigramme, insiste-t-on au Quai d’Orsay. La Françafrique, c’est terminé! »

Il y multiplie les escapades

Il reste que, « depuis 2007, l’ex-Pasqua boy sillonne l’Afrique avec pour tout viatique son statut, volontiers brandi, d’intime de Nicolas. Ce qui vaut bien davantage que le maroquin de ministre ou la dignité d’ambassadeur », insiste Vincent Hugeux, auteur de « l’Afrique en face »*. Le député-maire de Levallois multiplie les escapades, joue les touristes au Katanga chez son « ami » Georges Forrest, les intermédiaires pour Areva en Centrafrique chez son « ami » le président François Bozizé. Lequel l’invite, en 2010, pour lui remettre la médaille de commandeur dans l’ordre du Mérite. « Je suis un ami de l’Afrique », commente sobrement l’intéressé. Jean-François Probst, consultant international, reste sceptique : « Balkany est un money maker, il ne travaille pas uniquement pour la gloire de la France. »

(*) « L’Afrique en face. Dix clichés à l’épreuve des faits ». Editions Armand Colin, 2010, 192 p., 16 €.

Le Parisien

 

Centrafrique: Balkany intermédiaire pour Areva?

Par Europe1.fr

Patrick Balkany serait intervenu en Centrafrique pour relancer le dialogue entre Areva et les autorités du pays au sujet de l'exploitation des mines d'uranium de Bakouma, indique mardi Le Parisien. Le député UMP de Levallois-Perret a été vu en avril 2008 dans le pays, affirme une source proche du président centrafricain François Bozizé.

Ces révélations interviennent alors que "le scandale de l’achat, par Areva en 2007, de la société Uramin n’en finit pas de révéler les rebondissements de son incroyable scénario", relève le quotidien. Au Quai d'Orsay, on insiste sur le fait que Patrick Balkany ne joue aujourd'hui plus aucun rôle en Afrique.

 

« En Centrafrique, les gens d’Areva sont arrivés en pays conquis » PATRICK BALKANY député-maire de Levallois-Perret

Le Parisien 07.02.2012, 08h07

Le député-maire UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) s’explique sur son rôle en Afrique.

Etiez-vous à Bangui, au printemps 2008, dans le cadre de négociations entre Areva et le gouvernementcentrafricain ?


PATRICK BALKANY. Oui. J’effectuais mon travail de parlementaire, membre de la commission des Affaires étrangères, c’est-à-dire l’entretien de relations amicales avec d’autres pays, et notamment ceux d’Afrique où les grandes sociétés nationales ont des intérêts.

Parce que le problème, c’est que François Bozizé ne voulait pas recevoir les gens d’Areva! J’ai dû passer une journée là-bas, je ne suis même pas sûr d’y avoir passé la nuit.

Pourquoi ce blocage entre Areva et l’Etat centrafricain ?

Areva avait seulement oublié une chose en rachetant UraMin! La licence d’exploitation de Bakouma, qui stipulait qu’en cas de cession l’autorisation du ministère des Mines centrafricain était obligatoire. Les gens d’Areva sont arrivés en pays conquis et les autorités centrafricaines ont été très vexées. La France se retrouvait avec une exploitation dont elle risquait de se faire dessaisir pour non-respect du contrat. Tout ce que j’ai fait, c’est faire en sorte que les deux parties puissent se rencontrer et parler.

Un proche du président Bozizé affirme pourtant vous avoir rencontré lors de ces négociations ?

Sans doute m’a-t-il rencontré lors du déjeuner avec le président. Quand on vous reçoit là-bas, on ne vous accueille pas entre deux portes. Donc Bozizé réunit son cabinet, ses ministres, et on fait un repas amical.

François Bozizé vous a forcément parlé d’Areva. Qu’avez-vous dit ?

Je lui ai dit qu’il n’avait aucun intérêt à être en conflit avec une société nationale française. Bozizé sait qu’il a besoin de notre pays et je crois que je suis dans mon rôle quand je lui dis ça.

Au final, le gouvernement centrafricain obtient 30,5 M€ et 12% des bénéfices de la future production de Bakouma…

Tant mieux pour la Centrafrique et pour la France! Mais je n’ai eu aucun rôle, je ne suis ni cadre chez Areva ni mandaté par le gouvernement pour m’occuper d’Areva.

Est-ce vrai que George Forrest, un homme d’affaires belge, a servi de facilitateur lors des négociations ?

Oui, j’étais avec lui à Bangui. Areva, qui avait besoin d’aide, l’avait trouvé car les mines, c’est son métier. Forrest m’a demandé de l’accompagner parce que je connais très bien Bozizé. Forrest est effectivement intervenu officiellement dans les négociations, comme « facilitateur ». Moi, je le répète, je suis resté totalement extérieur à tout ça…

Avez-vous joué le rôle d’émissaire officieux du président en Afrique ?

Jamais! Il y a à l’Elysée des diplomates du Quai d’Orsay chargés des relations officielles de la France. Il m’arrive de me déplacer en Afrique, mais ce sont des visites de courtoisie, pas de la diplomatie parallèle.

 

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