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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 10:14

 

 

 

Bozizé et Thomas Yayi Boni

 

 

 

http://tempsreel.nouvelobs.com   07-01-2013 à 19h37 - 08-01-2013 à 06h40

 

Par Sarah Diffalah

 

Chaque partie campe pour l'instant sur ses positions. Les rebelles exigent le départ du président, ce que ce dernier refuse.

 

Prévues pour débuter ce mardi 8 janvier, les négociations entre les rebelles du Séléka et le président centrafricain, François Bozizé, semblent mal engagées. Après un mois de crise, les deux parties ont promis de s'asseoir à la table des négociations, sous l'égide des organisations régionales et internationales, afin de parvenir à un cessez-le-feu durable. 


Sur le principe seulement. Car aucun cadre, ni calendrier, n'ont été défini et sur le terrain la situation semble pouvoir s'embraser à tout moment. Les démonstrations de force d'un côté comme de l'autre se multiplient, la tenue même des négociations a été retardée et les rôles que jouent les uns et les autres restent confus. Lundi, une délégation représentant les rebelles venue de Bria est arrivée au Gabon où doivent avoir lieu les discussions, alors même que la veille le porte-parole du Séléka, Eric Massi, basé à Paris, a dit souhaiter un report pour mieux se préparer. De son côté, le président centrafricain s'est rendu à Brazzaville pour discuter avec le président et médiateur congolais Sassou Denis Nguesso. Selon une source citée par l'AFP, François Bozizé ne devrait rejoindre Libreville que "plus tard", une fois les négociations entamées. S'il décide de s'y rendre...


Pour l'instant chaque partie campe sur ses positions. Les rebelles exigent le départ du président, ce que ce dernier refuse. Les débats s'ils ont lieu s'annoncent tendus, voire impossibles. Et la reprise des hostilités pas exclue.


Négocier ou entrer dans Bangui ?


Hétéroclites avec des intérêts divergents, la coalition rebelle constituée des mécontents du régime de Bozizé joue sa crédibilité. Elle n'a accepté l'idée d'installer le dialogue que sous la pression des renforts militaires de pays voisins réunis par Bangui. Elle est aussi affaiblie par ses divisions internes. Pour ne pas paraître en désaccord sur le plan politique, ses différentes composantes se sont fédérées en maintenant la pression autour des enjeux militaires et en poursuivant leurs opérations. Samedi, deux villes, Alindo et Kouango, sont d'ailleurs tombées entre leurs mains.


Faire tomber le pouvoir est pour les rebelles toujours une option : ils ne sont qu'à quelques dizaines de kilomètres de la capitale Bangui et leurs succès militaires ont révélé des moyens qui ont surpris bon nombre d'observateurs. Ils ont conquis plus de la moitié du territoire et ont même osé s'approcher de la ville de Damara, à 75 km au nord de Bangui, désignée par les forces fidèles au président comme la ligne rouge à ne pas franchir.


Bozizé peut-il sauver sa tête ?


De son côté, le président centrafricain, à l'initiative de la médiation du président du Bénin et de l'Union africaine, Thomas Boni Yayi, a fait de véritables concessions : il a annoncé qu'il ne se représenterait pas à la prochaine élection présidentielle, qu'il ne changerait pas la Constitution et qu'il souhaitait nommer un gouvernement d'union nationale. Mais le pouvoir reste méfiant. Au moins 200 soldats sud-africains –l'armée sud-africaine figure parmi les plus performantes d'Afrique- se sont positionnés près de la résidence du président. Officiellement pour protéger leurs ressortissants, mais certaines sources ont laissé entendre à l'AFP qu'il s'agissait de protéger la capitale en cas d'attaque. Jusqu'à 400 soldats sud-africains pourraient être déployés au total, a indiqué à l'AFP la présidence sud-africaine.


Ces hommes, qui font pencher le rapport de force en faveur du pouvoir centrafricain, s'ajoutent aux 800 hommes, dont 400 Tchadiens, de la Force multinationale d'Afrique centrale qui contrôlent le verrou de la ville de Damara. Six cents soldats français sont également déployés à Bangui, officiellement pour protéger et éventuellement évacuer les ressortissants français.


Interrogé par le "Nouvel Observateur", le spécialiste de la Centrafrique et chercheur au CNRS, Roland Marchal, exprimait son doute de voir "le président préparer ses dossiers pour aller à la négociation". Il suggérait que Bozizé réfléchissait peut-être "aux moyens de remonter son armée et de préparer un nouveau dispositif militaire pour une contre-offensive significative".

 

 

 

NDLR : Les propos tenus hier lundi par Bozizé à l'aéroport Maya Maya de Brazzaville après son entretien avec Sassou Nguesso selon lesquels son pays faisait l'objet d'une agression venant de l'extérieur par des mercenaires étrangers visent clairement le président tchadien Idriss Déby et prouvent également que Bozizé n'a pas une bonne lecture des événements et de ce qui se passe dans son propre pays. Chaque jour qui passe montre qu'il est de plus en plus déphasé et dépassé par la situation et son incompétence à gérer la crise est aussi de plus en plus criarde.

 

Malheureusement beaucoup de citoyens centrafricains ressortissants des préfectures de la Vakaga, la haute-Kotto et le Bamingui-Bangoran catalogués par ses partisans comme étant des parents des hommes de Séléka continuent de faire les frais de la xénophobie et de la haine tribale qu'attise Bozizé envers les musulmans. Ses escadrons de la mort sévissent dans le plus grand silence. Les corps des suppliciés sont mis dans des sacs et acheminés sur la route de Boali pour être jetés dans la rivère M'poko vers le PK 60. Il n'y a pourtant pas de guerre de religions dans ce pays mais Bozizé est en train d'en créer artificiellement.


Le suppôt de Bozizé Stève Yambété a crée dimanche dernier un prétendu Comité d'Organisation des Actions Citoyennes (COAT) pour rivaliser dans la bêtise et la haine avec le COCORA d'un autre boziziste distributeur de machettes Lévy Yakité. Yambété et Ngaissona préparent encore une grande marche de soutien à Bozizé pendant que se tiendront les discussions de Libreville. 

 

Jean Serges Wafio président du parti PDCA, un appendice du KNK, donne de la voix. Il a fait publier un communiqué sur les antennes de la Radio nationale pour suggérer que les personnes qui se sont réfugiées dans les ambassades étrangères de Bangui soient traquées et si elles devraient en sortir, que cela se fasse de façon officielle et publique. De  même le communiqué du PDCA stigmatise le comportement de certains ministres du gouvernement qui auraient  abandonné Bozizé seul devant la crise et se cacheraient à l'étranger.   

 

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