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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 01:05

 

 

Bozize KNK

 

 

Publié dans le quotidien banguissois Le Citoyen n° 3470 du 6 octobre 2010

 

Les cadres Gbayas subissent la chasse aux sorcières des démons de la République

« Le ciel a toujours promis à la terre que les secrets seront connus », dit l’adage populaire. C’est pourquoi, on dit que tout ce qui se trouve dans le noir finira un jour pour éclater au grand jour.

Peuple centrafricain, en général, et surtout la famille Gbaya en particulier, il est grand temps pour que nous puissions nous retrouver autour du feu pour nous interroger sur la manière dont notre grand frère, le général Bozizé, président de la République est en train de se conduire. Son agissement vis-à-vis de ses frères commence à faire peur. Et on se demande si c’est possible pour qu’on puisse gouverner à base des rumeurs ou des fiches mensongères montées de toutes pièces.

Voilà encore une fois de plus, on vient de fomenter des complots contre deux cadres du ministère des finances, plus précisément de la direction générale du Trésor en la personne de Thomas Zandanga, cadet du président de la République et Augustin Kpengaï, caissier principal du Trésor. Selon des infos de sources sûres, la CEI qui est un organe autonome de l’organisation des élections, a adressé une demande d’appel de fonds au gouvernement et celui-ci a donné son accord de principe pour le décaissement.

Par rapport au programme de la semaine établi par le DG du Trésor, le général Guillaume Lapo, le caissier principal qui se trouve être un agent d’exécution a appelé M. Thomas Zandanga, TG de la CEI, et celui-ci est venu décharger les sous au niveau du Trésor pour aller verser au compte de la CEI à la BPMC (Banque Populaire Maroco Centrafricaine).

Mais grande est notre surprise de voir ces deux cadres du Trésor arrêter arbitrairement, le dimanche 3 octobre 2010, et garder à vue à la Section de recherches et investigations (SRI) Malgré la présentation des bordereaux de décharge et des pièces à conviction, ceux-ci sont maintenus à la SRI sur décision du Président de la République. Aussi pouvons-nous ajouter que même les responsables du ministère des finances ne connaissent pas le nœud du problème. Ceux-ci déclinent leur responsabilité sur le  Directeur Général du Trésor qui est à l’origine de cette  arrestation. La preuve en est qu’il cherche à nommer un intérimaire pour assumer la responsabilité du caissier principal qu’il a toujours haï. Bien avant cela, le DGT a initié un arrêté pour relever le caissier principal parce que ce n’est pas son homme de main. Il y a anguille sous roche. Mais ce n’est pas en fomentant des choses ou en cherchant des poux dans les cheveux du caissier principal qu’il sera relevé du poste. Qu’il ignore que l’intrigant finira par être victime de son intrigue. Que les gens aillent au niveau de la BPMC vérifier si le compte de la CEI n’est pas crédité. Ce n’est pas normal que le Président de la République puisse humilier ses frères de la sorte. Il ne fait que nous récompenser par l’humiliation et la frustration, toujours prêt à mettre ses parents en prison pour des fiches mensongères, des rumeurs, alors que dans l’administration, on reçoit des coups de nos chefs hiérarchiques qui sont de l’opposition ou des soi-disant amis. Pense-t-il qu’on va toujours l’accompagner comme ça dans la mesure où il nous remercie en monnaie de singe ? Nous lui rappelons que le 4ème arrondissement est en ébullition suite à son ingratitude par rapport à ses vaillants fils, à savoir Martin Rangba alias Gomez, Fio-Ingmona Georges, lieutenant Sangbaté, Wanam Romuald, Dogo Célestin un de nos cascadeurs, Zanguilo, lieutenant Kongaina Alain, Yango Kapita et autres sont tombés sur le champ de bataille et leurs épouses et fils sont abandonnés à leur triste sort.

Mais souviens-toi de notre rassemblement à Sido. Tu as dit que tu ne nous lâcheras pas. On va partager le lit ensemble, boire de l’eau ensemble et aujourd’hui c’est le revers de la médaille.

On constate que les loups des premières heures sont en train d’être lâchés. C’est le cas de Gbadora qui a restitué la tenue suite à des promesses non réalisées, le colonel Namboro qui était obligé de manifester son mécontentement au Palais, les lieutenants Ouanfio et Ganazoui Hervé abandonnés à eux-mêmes et n’ont pas de poste, et le lieutenant Koudémon alias Gbangouma que Bozizé a humilié à cause de son fils en lui retirant le véhicule et les éléments.

Toujours dans le cadre de l’humiliation au niveau de l’administration, hier c’était le tour de Wafio, Gonda, Vincent Yankoissé, Ngaissio, Marcel Rangba, Aimé Reboas et autres dont il a relevé des postes de responsabilité  au sujet des fiches mensongères.

Aujourd’hui c’est le tour de Thomas Zandanga et Kpengai Augustin qui sont arbitrairement arrêtés suite à des gesticulations de Guillaume Lapo qui cherche à plaire au Président de la République. Et demain à qui sera le tour ? Ne sommes-nous pas des intellectuels ? Où est notre place ? Doit-on travailler sous quel régime ? Ce ne sont pas tes parents qui t’ont accompagné à la rébellion ? Est-ce ça la récompense ? Ainsi nous demandons à la population du 4ème arrondissement de bien réfléchir pour ne pas que les gens puissent se moquer de nous demain.

La situation est tendue. La preuve en est que la population du 4ème arrondissement a manifesté son mécontentement en refusant d’aller massivement à la descente du Président au niveau du Karting. Qu’il sache que la population du 4ème arrondissement l’a élevé au pouvoir comme un drapeau hissé le matin qui ne peut être redescendu le soir. Donc l’heure n’est plus à l’accompagnement mais aux réflexions sérieuses qui nécessitent des solutions adéquates car le président de la République a des yeux beaucoup plus braqués vers les dinosaures, les énergumènes, les médiocres qui ont quitté leur parti d’origine (transhumants politiques), pour venir le conduire à la dérive. Qu’il garde ses billets de 500 F CFA qu’il jette à chaque 5 km pour d’autres arrondissements et non le 4ème arrondissement. On n’est pas des mendiants ni des accompagnateurs.

A bas les fiches mensongères !

A bas les rumeurs !

Oguéré Démona Mozané

Membre du Conseil National KNK

Cité Jean XXIII

4ème arrondissement

 

 

NDLR : Ce document à la forme curieuse et dont la lecture laisse pantois, reflète assez bien le climat de fin de règne qui prévaut actuellement dans les allées du pouvoir bozizéen. Il s’agit d’une grossière interpellation de Bozizé sur des bases de tribalisme Gbaya sans fard. (Cf. l’utilisation abondante des termes de « parents », de « frères », de « notre régime » ! On est où ? On a ici un début d’explication du boycott lundi dernier par la population du quartier Boy-Rabé pourtant réputé être le bastion de la bozizie, de la présence en personne de Bozizé quand il était venu poser la première pierre pour la prétendue construction de 300 logements dans ce quartier.  

Outre le tribalisme offusquant qui perle à chaque phrase de cet abject écrit, on est néanmoins édifié par certains rappels des engagements pris par Bozizé durant sa rébellion mais non tenus par la suite, vis-à-vis de ses compagnons dits « libérateurs » dont bon nombre sont de braves illettrés qui croyaient qu’une fois le pouvoir conquis, il leur laisserait la possibilité comme disait feu Me Goungaye Wanefiyo, « de se servir de la RCA comme d’un butin de guerre ».

C’est franchement écoeurant et indécent qu’on puisse présenter comme des héros nationaux et faire l’apologie de certains fils indignes de Centrafrique. La plupart de ces pseudos « libérateurs » dont les noms sont ici égrenés, ne sont que des criminels et des assassins notoires que Bozizé a utilisés, instrumentalisés, protégés et leur a assuré jusqu’à présent une totale impunité, ce qui leur a permis de croire qu’ils sont au-dessus des lois tout en continuant à narguer la population. Tout ceci, simplement parce qu’ils ont pris part derrière lui à une calamiteuse rébellion qui a détruit le pays à une échelle dont il mettra encore plusieurs années à s’en relever. C’est proprement scandaleux !

Ces grossiers tribalistes Gbayas dont la conception de l’unité nationale est totalement aux antipodes de celle des Centrafricains dignes de ce nom, pensaient avoir définitivement mis la main sur les principaux leviers de l’appareil de l’Etat, en particulier sur les finances de l’Etat et surtout la caisse principale du Trésor, Bozizé étant lui-même ordonnateur des dépenses et président du comité de trésorerie. La boucle de leur dispositif de  prédation était ainsi bouclée.

Saura-t-on un jour le grain de sable qui a fait gripper la machine et qui est à l’origine de l’arrestation des deux agents du trésor qui sème tant la zizanie dans la bozizie. Les termes de cet écrit crapuleux sonnent comme un avertissement sans frais pour Bozizé. On peut très bien imaginer ce document avoir été télécommandé par certains ténors politiques Gbaya intrigants tels que Jean Serges Wafio du PDCA ou un Cyriaque Gonda du PNCN qui a des raisons de ruminer quelques frustrations.

Une chose est sûre : Il y a véritablement péril en la demeure du clan Bozizé. Il y a des signes qui ne trompent pas et qui sont annonciateurs du commencement de la fin d’un régime minable, médiocre, sanguinaire et de prédation, qui n’aura été qu’un accident de l’histoire de la RCA, un régime à l’origine d’une misère qui bat tous les records mondiaux et dans lequel les Centrafricains ne se reconnaissent pas. Un constat est clair ! Même ceux qui l’ont conduit au pouvoir ne veulent plus de Bozizé. Le compte à rebours a donc vraiment commencé pour lui. BOZIZE DOIT PARTIR !!!  

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique