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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 00:58

 

 

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Affaire Charles Massi : Deux plaintes enregistrées

Selon des sources proches du pouvoir judiciaire de la France et du pouvoir judiciaire à la Haye, deux plaintes sont enregistrées suite à la disparition tragique en janvier 2010 de l'ancien ministre Charles Massi. L'ensemble des enquêtes se poursuit dans la plus grande sérénité avec de nombreuses pièces à conviction.

Malgré la confiscation du pouvoir, en mai 2010, le général président François Bozizé devrait se retrouver dans une position très inconfortable dans les prochaines semaines.

De plus, une quinzaine de disparitions sont à ce jour restées sans réponse malgré la demande pressente de Ban Ki moon, secrétaire général de l'ONU.

Isabelle Chanel

Source : Centrafrique Le Défi 

 

L’assassinat de Massi en justice à Paris

La famille de Charles Massi va déposer plainte contre X suite à la disparition de l'ex-opposant centrafricain.

Tout en préparant sa campagne présidentielle, François Bozizé pourra prendre connaissance de deux plaintes, l’une en France, l’autre à La Haye, devant la Cour pénale internationale (CPI), que les conseils de la famille de Charles Massi devraient déposer la semaine prochaine contre X pour torture, traitements inhumains et meurtre.

Maîtres François Gibault et Jean-Charles Tchikaya entendent ainsi mettre Bangui sous pression afin de faire la lumière sur la disparition de l’opposant, le 30 décembre 2009.

 Ancien collaborateur et ministre d'Etat de François Bozizé, Charles Massi était passé dans l'opposition armée avant d’être arrêté par la garde rapprochée d’Idriss Déby et, sans doute, livré à l’actuel occupant du palais de la Renaissance, à Bangui (LC nº581). Il serait décédé à la prison de Bossembélé des suites des tortures infligées par des éléments de la Garde présidentielle centrafricaine (GP). Les preuves recueillies et compilées par les avocats seraient "accablantes". Plusieurs "autorités ministérielles" et des militaires auraient témoigné.

Les propos d’un proche de Francis Bozizé, ministre délégué à la présidence chargé de la défense et fils du chef de l'Etat, auraient également été consignés par un huissier en France, où il s’est réfugié. Reste à voir de près tous ces éléments…

La famille de Charles Massi est représentée par son beau fils, Eric Neris-Massi, fils de Denise Neris-Massi, seconde épouse de l'homme politique qui décèdera trois mois après la mort de son mari. Ce consultant de 38 ans, bien sous tous rapports, se revendique à la fois comme l’héritier et le représentant politique de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), rébellion qui a avancé sur Birao, le 19 juillet. La procédure des deux avocats devait être enclenchée plus tôt.

Mais ils ont dû l’actualiser par rapport au texte sur la compétence extraterritoriale des juges sur des étrangers auteurs de crimes, adopté le 13 juillet par l’Assemblée nationale française. Me Jacques Vergès a été approché sur le dossier Massi mais il a décliné. Il défend actuellement François Bozizé dans le différend qui l’oppose à l’Américain Jack Grynberg (LC nº586).

Source : Lettre du Continent n° 593 du 29 juillet 2010

 

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