Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 04:07

 

 

 

arrivee-Boz-a-Malabo.-2JPG.JPG

arrivée de BOZIZE en Guinée Equatoriale la semaine dernière à 3 heures du matin 

 

arrivee-Boz-a-Malabo.JPG

 

 

 

François Bozizé sur le qui-vive

 

N'ayant aucune confiance en la rébellion avec laquelle il doit composer depuis le 11 janvier, le président François Bozizé continue de s'armer. Précaution d'usage…



Peu enclin à partager son bœuf aux gombos avec la rébellion du Séléka, François Bozizé s'emploie discrètement à remettre en état deux hélicoptères MI 24. Histoire de mieux bomber le torse… Depuis leur achat par la présidence centrafricaine en 2011, ces appareils d'attaque de fabrication russe n'ont jamais pu voler faute d'entretien. Ils croupissaient dans les hangars de l'escadrille à Bangui, à proximité de l'aéroport international de Bangui M'Poko. 

 

Fin janvier, un pilote français accompagné d'un mécanicien se sont rendus à Bangui pour remettre l'un des deux engins en état. Un équipage ukrainien les a rejoints quelques jours plus tard afin de réhabiliter le second. Des vols d'essai concluants ont été effectués le 1er février. Mais les deux appareils ont peu de chances d'être utilisés pour déloger la rébellion des positions qu'elle continue de tenir à travers le pays, en dépit de l'accord de Libreville. L'armée de l'air centrafricaine est quasi-inopérante et ne dispose pas des munitions nécessaires pour armer ces appareils. Reste que le chef de l'Etat cherche toujours à libérer définitivement plusieurs zones minières et pétrolières dans lesquelles essaiment plusieurs mouvements armés. Il s'agit en particulier des mines d'or et de fer situées dans la région de Ndassima près de Bambari (centre), ainsi que de la zone pétrolifère de Boromata (nord-est).



La LC n°653 du 20/02/2013

 

 


Séléka, une coalition en perdition ?

 

Les tensions internes pourraient avoir raison de la coalition de groupes armés ayant menacé le président François Bozizé fin décembre.



On ne peut pas dire que l'entrée de cinq de ses ministres - Michel Djotodia, Moussa Mohamed Dhaffane, Herbert Djono Ahaba, Amalas Amias Aroune et Christophe Gazambeti - dans le gouvernement de Nicolas Tiangaye ait follement satisfait la coalition de mouvements armés ayant menacé de renverser François Bozizé, en janvier dernier. En témoigne la multiplication des exactions attribuées par les populations civiles à la Séléka, ces dernières semaines, contre les bâtiments religieux et publics de plusieurs villes de province (sous-préfectures, mairies, brigades de gendarmerie…). Devant cette situation, l'embarras de Michel Djotodia, vice-premier ministre chargé de la défense, patron de l'UFDR ainsi que de la rébellion, n'en est que plus visible. 



Ce sentiment est renforcé par la décision d'un de ses anciens alliés, Noureddine Adam, président de la CPJP et présent aux pourparlers de Libreville, de poursuivre la lutte armée. Cette décision s'expliquerait par le refus du premier ministre d'intégrer l'un de ses frères cadets au sein du gouvernement d'union nationale. Ses hommes, notamment recrutés au Tchad, seraient à l'origine des exactions à Bambari dans la préfecture de l'Ouaka (centre), ainsi qu'à Alindao, Mobaye, Kembé, Dimbi et le long du fleuve Oubangui. Plusieurs convois de la Fomac, partis de Bangui, et de la Séléka, provenant de Ndélé dans la préfecture du Bamingui-Bangoran (Centre-Nord), devaient se retrouver à Bambari pour mettre de l'ordre dans la ville. 

 

La LC n°653 du 20/02/2013

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers