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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 01:30

 

 

 

carte RCA zone en crise

 

 

http://www.humanite.fr    5 Janvier 2013

 

Les rebelles centrafricains du Séléka ont pris deux nouvelles villes ce samedi. Les ONG de leur côté se sont alarmées de la crise humanitaire qui semble s'aggraver dans la région. Les préparatifs pour des négociations réunissant le pouvoir, la rébellion et l'opposition politique à Libreville la semaine prochaine s'accélèrent.


"Les rebelles ont pris deux villes près de Bambari (centre) : Alindao et Kouango. Cela montre leurs velléités de faire la guerre même quand il y a des négociations", a déclaré à l'AFP le ministre de l'Administration territoriale Josué Binoua. Alindao, une ville de 50000 habitants environ, est située à une centaine de kilomètres au sud-est de Bambari, tandis que Kouango, ville plus petite, se trouve à une centaine de km au sud de Bambari, près de la frontière avec la République démocratique du Congo. Il s'agit sans doute d'une démonstration de force du Séléka avant les négociations, l'intérêt stratégique de ces deux villes éloignées de Bangui semblant faible dans l'optique d'une éventuelle attaque de la capitale.


Négociations en danger

 

Les préparatifs pour les négociations à Libreville, probablement le 8 janvier, se sont accélérés. Les modalités pratiques ont été arrêtées. Trois délégations seront présentes : gouvernement, opposition de Libreville et rebelles du Séléka. "Le gouvernement demande à la communauté internationale de tirer les conséquences de ce non respect de leur propre parole", a commenté un ministre. De son côté le président Bozizé a prévenu qu'il comptait terminer son mandat courant jusqu'en 2016, après avoir fait des concessions, proposant notamment un gouvernement d'union nationale, plan soutenu par les pays voisins. Comme le Séléka exige avant tout son départ, l'espoir de voir les négociations aboutir est mince. La rébellion elle-même, très hétéroclite, ne présente pas un front politique uni.


Crise humanitaire


Les troupes rebelles se trouvent à seulement 160 kilomètres de la capitale centrafricaine, Bangui, après avoir pris plusieurs villes du pays depuis le début de leur offensive le 10 décembre. La communauté internationale veut éviter à tout prix un "bain de sang" et le chaos à Bangui. Craintes amplement partagées par les ONG. L'Unicef s'était alarmé vendredi de la croissance du nombre d'enfants soldats dans les milices, samedi c'est ACF qui s'alarme de la malnutrition aigüe sévère, pathologie chronique en République Centrafricaine, qui touche quasiment 1 enfant sur 10. « La récente dégradation de l’état sécuritaire en République Centrafricaine (RCA) a contraint les équipes d’Action contre la Faim à réduire temporairement certaines activités et programmes en cours dans le pays » a annoncé l'ONG qui se dit prête toutefois à lancer des actions d'urgence.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation