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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 00:56

 

 

 

 

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J

eune Afrique 10/04/2012 à 18h:50 Par Jean-Michel Meyer

Air Cemac, passeport unique, fusion des Bourses... La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale semble avoir fait sienne la fameuse devise "Il est urgent de ne rien faire".

Douala, Yaoundé, Libreville... Empêché, depuis le 23 mars, de rejoindre son bureau au siège de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac), à Bangui, Antoine Ntsimi est un président nomade. Et c'est entre le Cameroun, son pays d'origine, et le Gabonqu'il s'est replié depuis que François Bozizé, le chef de l'État centrafricain, lui a interdit de poser le pied à Bangui.

En fonction depuis mai 2007 et candidat à sa propre succession, Antoine Ntsimi achève donc son mandat de cinq ans dans la confusion. Joint par Jeune Afrique, il a refusé de « commenter des décisions de chefs d'État ». Dans son entourage, on indique que « l'institution est dans l'impasse » et que « c'est une crise gravissime ».

La Cemac n'avait pas besoin de cela. Les grands chantiers annoncés lors du sommet des chefs d'État à Bangui en janvier 2010 n'ont guère avancé. La compagnie régionale Air Cemac devait décoller avant l'été 2010, avec l'appui technique de South African Airways (SAA). Depuis ? Des artisans s'affairent à l'aménagement intérieur du siège d'Air Cemac, à Brazzaville, mais toujours pas d'avions en vue. Le 19 février dernier, les six États de l'organisation régionale et SAA ont même officialisé, via un communiqué, leur rupture : le géant sud-africain souhaitait en effet qu'Air Cemac s'installe à Douala, où le trafic aérien est plus dense. Le choix de Brazzaville, en 2010, l'a braqué et il a jeté l'éponge. « Une solution alternative [à SAA] est en négociation », affirme Jean-Marie Maguena, le vice-président de la Cemac en charge du dossier.

Dans l'entourage du président, on reconnaît volontiers que la crise est gravissime.

Autre projet vieux de dix ans : le passeport unique. Il devait être progressivement adopté à partir du 1er avril 2010. Mais ce n'est qu'en juillet 2011 que les derniers détails ont été arrêtés (armoiries, codes couleurs, passeports diplomatiques...), et des spécimens seraient prêts au Cameroun, au Gabon et en Guinée équatoriale uniquement.

Cale sèche aussi pour le rapprochement des Bourses de Libreville et de Douala, qui devait être effectif début 2011... Pour faire avancer le dossier, l'arbitrage de la Banque africaine de développement (BAD), qui a déjà débloqué 1 milliard de F CFA (1,5 million d'euros), a été requis. Enfin, le programme « Cemac 2025 : vers une économie régionale intégrée et émergente », présenté à Bangui, peine à... émerger. Ce n'est que dans deux mois que sera organisée sous la houlette de la Banque mondiale une table ronde avec les bailleurs de fonds pour trouver les 20 000 milliards de F CFA à mobiliser d'ici à 2025.

 

 

CEMAC Récidive: Antoine Ntsimi, l'habitude de la gabégie et de l'autoritarisme

 

© Faustin BALLA | L'Anecdote  YAOUNDÉ - 10 Avril 2012

 

Le père des «30%» au ministère camerounais des finances a voulu exporter ses méthodes de prévarication. Il s'est heurté à Bozizé. A la source de ce désaveu, une malédiction venue du village.

 

Le député Roger Nkodo Dang du Rassemblement démocratique du peuple camerounais Rdpc qui s'exprimait samedi à l'émission «média club» sur Vision4 tv, informait qu'il avait voyagé, il y a quelques semaines, par vol commercial pour partir de Bangui à Yaoundé. Antoine Louis Ntsimi Menye, le président de la Commission de la Cemac était bien avec lui en classe affaire, selon ses déclarations. Cette réaction, si elle avait tout le mal à passer dans l'opinion pour contredire les révélations qui viennent de Bangui, avait tout simplement le mérite de démontrer comment au Cameroun, on apprend déjà à se rendre solidaire des compatriotes en difficulté hors du pays. Même lorsque ceux-ci reçoivent tout simplement la contrepartie de leurs propres turpitudes. Mais le langage de la vérité doit être autre.

 

Dans sa livraison numéro 2673, le magazine panafricain Jeune Afrique, réalisait sous la plume de François Soudan, une enquête sur la gestion des finances de la commission de la Cemac sous Antoine Ntsimi. On lui reproche entre autres, «Une série de locations d'avions privés à des tarifs exorbitants, des frais de missions aux montants tout aussi étonnants, une réception donnée en l'honneur du directeur de l'Agence française de développement (AFD) Dov Zerah - laquelle n'aurait d'ailleurs jamais eu lieu - facturée à 19 940 euros (ndlr soit plus de 13.080.000 francs Cfa !)...», lit-on dans Jeune Afrique. Sur le chapitre ci-dessus l'on note de nombreuses surfacturations. Il faut aussi ajouter à ce tableau, ce que les journalistes de Jeune Afrique appellent la «multiplication hors normes des retraits en espèces à partir du compte ouvert par la Cemac auprès de la Banque des Etats d'Afrique centrale» (BEAC)... Dans le même esprit, on relève la perception par sieur Ntsimi des frais de missions très importants, de gros retraits en liquide à la BEAC par un de ses Hommes de confiance.

 

Arrogant.

Des recoupements effectués par l'Anecdote auprès de certains diplomates de la sous-région confirment des déclarations de Jeune Afrique. Le caractère implacable de ces agissements a dissuadé l'incriminé de tenter une réplique quelconque même sur son site Internet www.antoinentsimi.com. Cette peinture faite des options managériales de M. Ntsimi épousent bien ce qu'on retient de son passage au ministre des finances. Il était de notoriété que le paiement de toute facture était conditionné par le reversement de 30% de sa valeur aux fonctionnaires en charge du dossier.

 

Des sources à Bangui relèvent également que le Camerounais s'illustrait par un train de vie plus que princier. Ses cortèges ne passaient pas inaperçus, du fait du nombre de véhicules qui les composaient d'ordinaire. On parle à ce propos d'une dizaine. Toutes choses qui tranchent avec la sobriété des dirigeants de la Rca. Ceux qui ont visité ce pays peuvent en témoigner en prenant l'exemple de François Bozizé lui-même. Les puristes des règles diplomatiques relèvent qu'il est maladroit de ne pas épouser les réalités de son pays d'accueil.

 

On n'oublie pas également que des confidences font état de ce qu'il n'était pas en odeur de sainteté avec plusieurs chefs d'Etat de le Cemac. Pour cause, il se comporterait avec arrogance comme le 7ème chef d'Etat de cette organisation. C'est aussi le même comportement qui l'aurait poussé à se battre pour rempiler alors que la rotation des postes de responsabilité a été décidée à Bangui en 2010.

 

Malédiction.

L'amour du pouvoir de Ntsimi et cette idée présidentielle qu'il a de lui-même, ne sont pas une fumisterie. Dans son village à Ezezang Mendoum, à quelques kilomètres de Messassi au nord de Yaoundé, ses parents vivent un enfer. Sur un rayon de deux kilomètres, impossible d'organiser une fête sans son avis favorable et préalable. Il y a quelques mois, un de ses oncles qui a enfreint cette règle a reçu ses sbires en pleine nuit des festivités, aux fins d'y mettre un terme. La résistance du patriarche lui a valu une interpellation, le matin venu. Il aura fallu que les villageois exacerbés barrent la route et que le préfet descendu sur le terrain ordonne la libération immédiate de l'oncle incarcéré pour que le calme revienne.

 

Il faut aussi, par exemple, souligner ici l'interdiction formelle au gré de Ntsimi de faire du feu dans cette zone où l'on pratique pourtant l'agriculture sur brûlis. L'utilisation des tronçonneuses est également proscrite sous peine de confiscation de l'engin. Il y a un accident sur la route, Ntsimi bloque la circulation une journée durant sur cette route dont il se réclame le bitumage. Pour tout ce qui précède, la sentence a été sans appel devant le préfet au terme de l'incident avec son oncle ci-dessus. Ses parents de Ntsimi lui ont promis des moments durs dans l'avenir. Là-bas, on analyse ces dernières nouvelles de Bangui comme le début de la descente aux enfers d'un enfant ... insolent. Au moment où nous mettions sous presse, des sources introduites confiaient que les chefs d'Etat se sont déjà entendus sur le sort déjà scellé de Ntsimi.

 

 

 

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