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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 03:53

 

 

Bozizé 15 mars 2011

 

 

 

Quotidien Centrafric Matin n° 1162 du vendredi 2 décembre 2011

 

 

1er décembre 2011 : Discours insipide, véritable aveu d’impuissance et d’échec cuisant


Le discours de Bozizé à l’occasion du 1er décembre 2011 donne la chair de poule. C’est aveu d’impuissance quant au dossiers Baba Laddé, Joseph Kony et enfin le DDR. La RCA est très loin de sortir du tunnel de l’enfer. Baba Laddé, « un escroc, un voleur » certes, mais demeure un coefficient de nuisance pour les éleveurs centrafricains au vu et au su de Bozizé et son gouvernement, ainsi que son parti le KNK et l’Assemblée nationale. Il ne suffit pas de dire que  Baba Laddé est ceci ou cela pour que la sécurité soit restaurée. Bozizé cite la France et les Etats-Unis à propos de la LRA. C’est une bonne chose, seulement, les FACA seront-elles à la hauteur de la mission, si elles sont narguées par un escroc, un voleur comme Baba Laddé ?


A propos du programme DDR, Bozizé confirme les propos de la presse. Le DDR, non seulement est coincé face au phénomène Baba Laddé, mais il est en panne sèche financière. Le pays repart au point de départ et c’est l’éternel recommencement. La paix n’est pas pour demain en RCA. Les Centrafricains ont encore une longueur de marche dans le calvaire du parcours combattant. Le lourd dossier de l’insécurité qui est une urgence des urgences rets intact. Sur quelle piste va atterrir le développement dans toute son acception ? La RCA est en train de passer totalement à côté des Objectifs du Millénaire pour le développement d’ici 2015. Le DDR est mort , vive l’insécurité, bonjour le désordre.


L’ambassadeur Grauls a-t-il encore du temps à perdre en Centrafrique, un pays qui ne sait pas sur quel pied il faut danser. Le comble du discours de Bozizé  qui plonge le pays dans une douche froide, c’est-à-dire que même « des ministres cachent des dossiers importants du pays ». Les ministres sont tous KNK ou libérateurs de première loge. Est-ce à dire que même des ministres creusent la tombe du régime KNK ? Et si Bozizé le sait, faut-il laisser faire ? La série des audits a pris fin dans un silence de cimetière, sans suite, sans réaction musclée.


L’impunité est impériale, le désordre absolu, la mal gouvernance exponentielle ; Bozizé et le parti KNK jouent avec la vie de leurs concitoyens. Aucun planning économique digne d’un pays post-conflit comme la RCA. Qui doit favoriser l’unité des Centrafricains si ce n’est Bozizé et son parti le KNK qui tournent en rond ?

 

La politique systématique d’exclusion de l’opposition peut-elle favoriser l’unité de tous les Centrafricains autour de l’idéal de développement ? Malgré une économie sous perfusion, une population agonisante et un pays en ruine, Bozizé pense que certains Centrafricains trahissent leur pays. Or, dans l’état actuel de la gouvernance du régime Bozizé, rien ne permet de positiver les échos d’un tel pays. C’est un navire qui prend l’eau de toute part, tangue vers le naufrage collectif. A la vérité, Bozizé et son parti doivent jeter l’éponge puisque son discours est un véritable aveu d’impuissance, dans un cycle de pilotage à vue.


Bozizé a-t-il réellement une idée de ce que vit sa population au sein du monde rural ? Qu’est ce qui peut sincèrement inciter les Centrafricains au travail ? Le « Kwa Na Kwa » de Bozizé n’est qu’un slogan creux sans véritable prise sur la vie sociale des Centrafricains. Le Dialogue national Politique Inclusif, le Comité des Sages, le Comité de Suivi, la panoplie des recommandations, que faut-il encore inventer quand un régime n’est pas à la hauteur de sa mission, incapable de subvenir aux besoins élémentaires de son peuple après neuf ans de règne. Selon Bozizé, un jour, les peuhls vont se révolter contre l’escroc, le voleur Baba Laddé. Quel est le rôle de Bozizé en tant que Chef de l’Etat, Chef suprême des armées, premier magistrat, président du parti au pouvoir KNK ?


A notre avis, la démission devant ses responsabilités de Bozizé est de fait. Aucun espoir pour le peuple centrafricain, même si Bozizé doit rester cinquante au pouvoir. Le retard se creuse, le fossé s’élargit entre la RCA et les autres pays de la sous-région. La RCA est dernière de tous les pays de la planète. Elle est aussi dernière des pays de la sous-région CEMAC. Tous les indicateurs sont au rouge. Si Bozizé aime son pays et son peuple, la seule alternative ultrasalvatrice est de jeter l’éponge pour donner une chance à ce pays de se civiliser, de se moderniser.


Julien BELA

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique