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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 03:35

 

 

 

Binguimale2 0

 

 

Quotidien AGORA de Bangui N° 701 du 17 Décembre 2010

Alors que la date fatidique du 23 janvier 2011, date à laquelle les Centrafricains sont appelés à se rendre aux urnes se rapproche, la Commission électorale n’est pas du tout prête pour tenir sur les projections qu’elle a faites.

Si l’on demandait à la Commission Electorale Indépendante de donner avec exactitude le nombre des électeurs centrafricains appelés à voter le 23 janvier prochain, il n’est pas garanti que cette institution donnerait les chiffres attendus.

De même, le Centrafricain lambda ne sait pas combien il y a de bureaux de votes légaux d’isoloirs, de centres de vote, etc.

Aussi, quand on jette un coup d’oeil attentif sur le fameux chronogramme inventé par la Commission électorale indépendante, on se rend compte qu’elle est très en retard sur les actions projetées. Les Centrafricains, du moins ceux qui s’étaient fait recenser, attendent toujours leur carte d’électeur et ne savent pas dans quel bureau de vote ils vont déposer leur bulletin. Diantre!

D’autre part, le commun des mortels continue à penser que les élections ne se tiendront pas dans certaines zones, notamment celles sous occupations rebelles.

On voit mal en effet, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) et la LRA de Joseph Koni, se ranger aux désirs de la CEI, favorisant la tenue des élections dans les zones qu’elles contrôlent et d’où elles terrorisent les paisibles populations.

Ce qui nous fait penser également que les élections à venir, telles que nous les concocte la CEI, vont à coup sûr se tenir comme en Afghanistan, c'est-à-dire que seule une partie du territoire centrafricain ira aux urnes.

Cette zone quelque peu apaisée est la dorsale sud du pays qui va de Bangassou à Gamboula en passant par Mobaye Bimbo, Mbaïki, Nola, Berberati et les circonscriptions avoisinantes. Dans cette dorsale apaisée, la lutte sera rude car, tous les candidats voudront faire le plein des voix pour espérer la victoire.

Par ailleurs, l’article 62 du Code électoral prescrit que :

 

« Soixante (60) jours avant le délai de la campagne électorale, le nombre et la localisation des bureaux de vote de chaque circonscription sont arrêtés et publiés par la CEI ».

 

L’ouverture de la campagne électorale étant fixée au 10 janvier 2011 jusqu’au jour d’aujourd’hui, 18 décembre 2010, ni le nombre, ni la localisation de ces bureaux de vote n’ont été arrêtés et publiés jusque là.

Par ailleurs encore, les listes électorales provisoires qui devaient être affichées dans chaque municipalité pour être complétées et corrigées ne sont pas disponibles aujourd’hui. Il en résulte que les travaux de publication de ces listes définitives ne sont pas encore engagés.

Dans ces conditions, on se demande si la délivrance des cartes d’électeur à chaque citoyen en âge de voter sera effective avant le 23 janvier 2011, date des scrutins ?

L’observateur averti de la scène politique centrafricaine, pense que la Commission Electorale Indépendante devait changer de fusil d’épaule et se rendre à l’évidence.

Elle n’a pas la possibilité ou les moyens de sa mission. Et pour cela, on ne peut lui en vouloir. Mais c’est lorsqu’elle veut faire le miracle qu’elle se crée des ennuis.

Il suffit seulement de tendre une oreille attentive et de capter les gémissements des commissaires de la CEI qui courent encore après leurs primes et indemnités, pour se dire qu’il y a du sabotage dans l’air, car la grogne et le mécontentement sourdent en leur sein, que certains ne cachent plus leurs sentiments de colère. Vont-ils dans ce cas œuvrer de bonne foi?

La Commission Electorale Indépendante, c’est connu, n’a pas les moyens financiers pour mener librement ses activités. Elle attend tout de la communauté internationale qui rechigne à décaisser les fonds indispensables au processus électoral. Cette communauté internationale devenue Saint Thomas , qui semble ne vouloir lâcher des miettes qu’à la seule condition de...

Aussi, la CEI se devait de cesser de jouer avec le feu, car l’opinion publique ne saurait comprendre qu’on lui affirme une chose et son contraire seulement quelques instants après.

Aujourd’hui, tout concourt à un autre report et le faisant autrement, c'est-à-dire tel qu’on le constate présentement, la « fabrication » d’un simulacre d’élections ou des élections à l’afghane risque de décevoir encore plus.

St Calixte de Gbado

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique