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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 00:11

 

 

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

http://www.afrik.com  dimanche 19 août 2012 /par Gaspard Zangbi

Le général d’armée François Bozizé, président de la République centrafricaine, aurait été informé par ses services de renseignements d’un coup de force en gestation contre lui. Il n’y aurait pas cru, les présumés auteurs étant membres de ce qu’on appelle son cercle restreint. Un coup de fil de courtoisie de la part du président de la République du Tchad, le général Idriss Déby, dans la seconde moitié du mois d’avril 2012, lui donna alors l’éveil. Il est tombé des nues à la question de son homologue de savoir s’il avait bien réceptionné les armes. En effet, Sylvain Ndoutingaï avait commandé des armes via le Tchad au nom de Bozizé. Les armes ont bel et bien été livrées à Bangui.

L’un des plans de l’opération Gbérin était de perpétrer le coup de force à Boali, au domicile de feu Samuel Tozoui. Bien informé de ce qui se tramait, Bozizé ne s’est pas attardé sur les lieux. Aussitôt arrivé, il entra immédiatement dans la chapelle ardente et s’inclina devant la dépouille mortelle de Samuel Tozoui. A peine dix minutes plus tard, il repartit, laissant à son fils, Francis Bozizé, le soin de le représenter pour la suite de la cérémonie funèbre. Il y eu tout à coup, un flottement. Ndoutingaï, soupçonnant que Bozizé serait au courant du plan, quitta lui aussi précocement la place mortuaire.

Limogeages en cascade

Joël Sinféi Moïdamsé, le fouineur, était au courant de la livraison des armes à Bangui mais il n’en a pas informé celui dont il était le chef de cabinet particulier, i.e., le président Bozizé. Sinféi se défend d’avoir été induit en erreur par Ndoutingaï qui lui aurait dit qu’il s’agirait d’une commande secrète du chef de l’Etat. C’est trop court ! Ne dit-on pas que la confiance n’exclut pas le contrôle ?

Les douze militaires radiés des rangs des FACA sont les gardes du corps de Bozizé présents le jour de l’enterrement du défunt directeur général de l’Enerca, Samuel Tozoui. Le hic, c’est que ce jour-là, leurs armes n’étaient pas chargées. Ils n’auraient donc pas pu défendre leur patron en cas de pépin. Voilà qui explique la radiation de ces douze militaires des rangs des FACA. Si on a un cœur, on doit forcément compatir avec un homme entouré de gens déloyaux en qui il a placé, j’allais dire, sans retenue son entière confiance.

Quant à l’ex-DG de la police, Henri Wanzé-Linguissara, on lui reproche en plus de ce que CAP a rapporté la volatilisation d’une coquette somme de 18 millions de FCFA (environ 27 000 euros) par semaine pour la dotation en carburant des policiers sur le terrain que lui versait directement nul autre que Joël Sinféi Moïdamsé. Des sources concordantes auraient confirmé à Bozizé que le pactole aussitôt versé, était partagé fifty-fifty ! Ce bonhomme de Wanzé-Linguissara se croyait invulnérable tant et aussi longtemps que le pasteur Josué Binoua, le pitre national et milliardaire de Boy-Rabé, Fidèle Gouandjika, et l’ineffable Premier ministre Faustin Touadéra seront au gouvernement. Villageoisme (ou idéologie africaine qui donne la primauté à l’appartenance au même village par rapport à toute autre considération dans l’embauche et la responsabilisation des cadres de la Nation) oblige ! Il est tombé de très haut ! Et ce n’est pas tout ; il y a une chaîne de têtes qui tombera au compte-gouttes.

Strangulation psychologique : que les déloyaux s’auto-torturent !

Tel un serpent boa, le président de la République strangule ses déloyaux collaborateurs. En effet, disposant depuis fort longtemps de la liste plus ou moins complète des complices dans l’armée comme dans le gouvernement, Bozizé a choisi de sévir à petits coups privant ainsi les suspects de sommeil. Une stratégie qui peut avoir un impact sur d’autres états de conscience : irritabilité, pertes de mémoire, troubles importants de l’humeur voire la paranoïa, etc. De l’avis des victimes comme des tortionnaires, la privation de sommeil est particulièrement efficace dans les interrogatoires. Pas bête, notre général. Il laisse les méchants s’auto-torturer. Bravo ! Sauf que le peuple souverain a droit à une explication ! Serions-nous devenus des sujets (à l’insu de notre plein gré) ?

Depuis le 20 avril 2012, il y a régulièrement quartier consigné. Les hommes de tenue sont souvent appelés à rejoindre leur caserne. On dit que le président Bozizé est pratiquement en permanence en tenue de combat.

Le Ben Laden national

A l’instar de l’ex-ennemi public numéro un de la communauté internationale, Oussama ben Laden, Sylvain Ndoutingaï a délaissé ses iPhone et BlackBerry de dernier cri au profit des services d’un coursier en la personne de son chauffeur. Ce dernier avait été traqué et arrêté en sortant de chez Firmin Findiro. Comme quoi on naît génie mais on ne devient pas génie même en s’adossant à un diplôme supérieur de génie militaire ! C’est, dit-on, Sylvain Ndoutingaï qui aurait informé son présumé Premier ministre qu’il serait en danger.

Les flagorneries honteuses et sans vergogne

Plus chanceux que ses nombreuses victimes de l’arbitraire depuis neuf ans, Findiro ose flagorner son créateur, le président Bozizé. On s’en fout des démentis et dénégations de Findiro. Il n’y a pas de fumée sans feu. C’est à Bozizé, qu’il a servilement servi jusqu’ici avec beaucoup de zèle et avec qui il a maintenant fort à faire, de croire ou non à ses démentis. Une question demeure cependant sans réponse. Pourquoi Findiro a cru bon devoir demander l’asile politique auprès de l’ambassade du Botswana lors de son récent séjour parisien ? Que craignait-il ?. Bête comme seul Findiro peut l’être, il prend pour du cash que Bozizé est vraiment dernier de classe pour ne pas dire un idiot tout court qui ignore que « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute » (Jean de la Fontaine).

Difficile de croire aux dénégations crachées çà et là ! Il s’agit bel et bien d’un coup d’Etat prémédité que la courtoisie d’un certain Idriss Déby a fait échouer. Le nom de code est Gberin. Des documents photocopiés ou digitalisés sur des téléphones portables circulent. C’est ainsi qu’on apprend, par exemple, que le voyou de Jean Djindot, actuel DG de la caisse nationale de sécurité sociale, figure au nombre des ministres du gouvernement Findiro au poste de ministre des Affaires sociales.

La chute du tyran

Le vendredi 6 juillet 2012 vers 10 heures, le cortège présidentiel en branle vers la présidence a bifurqué au niveau du tribunal de grande instance de Bangui pour s’arrêter dans la cour du ministère de la Justice et de la Moralisation. Bozizé est descendu de la command-car et s’est dirigé vers le cabinet du ministre. Il a fait ouvrir la porte de l’imposant et somptueux bureau du demi-dieu Findiro que l’on va fouiller à la recherche d’on ne sait quoi. Le matériel informatique est saisi et emporté. Les quatre membres du cabinet ministériel sont arrêtés mais depuis, deux d’entre eux ont recouvré leur liberté. Il pèse un lourd soupçon sur le secrétaire de Findiro surpris en pleine tentative de dissimulation de certaines choses que l’on ne veut ou ne peut dévoiler. Le président de la République s’est entretenu avec le procureur de la République qu’il a fait venir au pas de course au bureau du ministre. Depuis, les spéculations vont bon train. On dit, entre autres, que Bozizé n’apprécie absolument pas la ghettoïsation pour ne pas dire la seydoutisation (responsabilisation des seuls diplômés de l’école de Seydou) de l’appareil judiciaire centrafricain. Un important mouvement du personnel serait dans l’air au ministère de la Justice et de la Moralisation. Findiro et ses acolytes excellaient dans l’arbitraire afin de s’enrichir tout en jetant clairement le discrédit sur Bozizé.

Le même jour, Findiro est arrivé à Bangui en après-midi sur un vol de Kenyan Airlines. Sur la pointe des pieds, léger comme une plume, le jadis tout puissant demi-dieu est rentré chez lui très discrètement.

Ni Thémis, ni Justitia

Appelez cela la politique de deux poids, deux mesures ou la justice à deux vitesses, ou comme vous voulez. Sur une prétendue existence d’une fiche de renseignements par ailleurs mensongère sinon carrément fantasmatique sur « une affaire qui touche à la sûreté de l’Etat, à la sécurité … », l’on a arbitrairement arrêté et séquestré des mois durant un député de la Nation, Gontran Djono Ahaba, sans avoir préalablement demandé et obtenu la levée de son immunité parlementaire. Findiro, ce soi-disant magistrat, dont les connaissances très approximatives du droit ne sont plus à démontrer, a méprisé du plus profond de lui l’Assemblée nationale centrafricaine sans objurgation des parlementaires de Centrafrique. Comment peut-il en être autrement de la part des parlementaires nommés (et non élus) ?

Le fait d’avoir menti pour sortir du pays dans le seul et unique but d’aller chercher l’asile politique ailleurs, constitue une preuve suffisante de l’implication de l’ex-ministre de la Justice et de la Moralisation et ex-procureur de la République dans le complot présumé. Il devrait déjà être arrêté et transféré à Bossembélé ou déclaré porté disparu conformément à ses méthodes et procédures. Pourquoi prend-on des gants avec Ndoutingaï, Findiro et compagnie ? Seraient-ils plus Centrafricains que leurs nombreuses victimes de l’arbitraire et de tyrannie depuis neuf ans ?

Des tergiversations qui prêtent à des interprétations

A Bangui, l’on reproche de plus en plus ouvertement à Bozizé de trop tergiverser. Cela nous perd en conjectures et fait perdurer les rumeurs. On raconte volontiers que Ndoutingaï serait un fils illégitime de Bozizé, né d’une relation incestueuse avec une cousine de second degré. Depuis qu’on nous le présente comme le neveu de Bozizé on ne nous a jamais, au grand jamais, dit s’il est son koya (c’est-à-dire le fils à sa sœur ou sa cousine) ou son baba kété (c’est-à-dire le fils à son frère ou son cousin). D’aucuns disent que Ndoutingaï donnait son interview à la Voix de l’Amérique depuis sa cellule à Bossembélé. On lui aurait tiré les oreilles avant de passer la communication. Mais l’effet boomerang le plus surprenant, c’est que nombreux sont les Banguissois et Banguissoises qui sont convaincus qu’il s’agisse purement et simplement d’une mise en scène pour soustraire Ndoutingaï et Findiro à la vindicte populaire. Autrement dit, les tergiversations et l’omerta font battre de l’aile la thèse de coup d’Etat de Ndoutingaï. En effet, les gens sont complètement indifférents aux dernières rumeurs selon lesquelles Ndoutigaï aurait quitté le pays sur une moto. Il est probable que ce soit la même moto que Charles Massi !

Le président est mal entouré et très mal conseillé

Quand l’un des plans de l’opération Gberin est rien de moins que le dynamitage du bureau présidentiel, quand on passe par le médecin personnel du chef de l’Etat pour sortir illégalement du pays, quand on bénéficie facilement du silence du chef de cabinet particulier du président de la République, quand certains conseillers à la présidence de la République sont impliqués dans un complot présumé, il est impératif de passer un grand coup de balai. On a envisagé de placer des dynamites dans les tiroirs du bureau présidentiel. Combien de gens en Centrafrique ont un accès facile au bureau du président de la République ? Devant l’implication du Dr. Féikoumon dans la demande d’asile politique de Firmin Findiro auprès de l’ambassade du Botswana à Paris, les Gbaya de Léré, d’où serait originaire le Dr. Féikoumon, accusent Joël Sinféi Moïdansé de vouloir nuire à leur ressortissant. Il serait établi que c’est Sinféi qui aurait suggéré à Firmin Findiro de passer par le Dr. Féikoumon pour quitter le plus rapidement possible le pays. Toute la pléthore de collaborateurs, du plus gradé au planton, doit être immédiatement renouvelée.

Ta tènè, kamba ti kôkô aké kanga kôkô. Ngou ti soussou, aké tô na soussou. Gui yé ti mô véni, aké kiri ti fa mô. A qui la faute ? A qui la raison ? (JMC Quartier Libre)

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique