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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 23:33

 

 

 

Fidèle NGouandjika

 

 

fric en CFA

 

 

Maléyombo

 

 

Les observateurs se demandent si une vague de répression pour un scandale dans les télécoms est le signal d'une nouvelle approche de la corruption

Dans un d’accès de zèle d’état inhabituel, le 2 août, la police a arrêté à Bangui un Français travaillant pour la compagnie de télécommunications locale Telsoft Centrafrique Gateway et l'a accusé de détournement d'argent dû au Trésor. L'arrestation fait partie d'une tortueuse affaire impliquant deux anciens ministres et ministres de télécommunications, Fidèle Ngouandjika et Thierry Savanarole Maleyombo, et des enquêtes sur leurs activités par leur successeur, Abdou Karim Meckassoua.

Beaucoup croient que la richesse soudaine de Ngouandjika et Maleyombo et leur fonction de ministres ne sont pas indépendantes. Ngouandjika est l'un des hommes les plus riches en RCA, avec des comptes bancaires à Paris et en Roumanie, ainsi que d'un portefeuille de grande propriété à Bangui. Maleyombo n'est pas si riche et est en effet devenu pauvre depuis que la police a perquisitionné - sous les ordres directs du président François Bozizé, dit la presse - le site de construction de sa nouvelle villa. Ils ont confisqué des véhicules 4x4 flambant neufs qui avaient été achetés pour le fournisseur de télécoms, la Société Centrafricaine de Télécommunications.

L'Etat doit, mais ne paiera pas plus de 11 milliards de francs CFA à la Socatel (24 millions dollars américains) et l'entreprise ne remboursera pas les fournisseurs étrangers pour les appels internationaux. Maleyombo a quitté ses fonctions en avril 2011. La saga remonte aux plans établis avec l'aide de deux figures bien connues de la 'Françafrique', le lien d’intérêts d'affaires franco-africaines: l'ancien sénateur d'Arles, Jean-Pierre Camoin, et une grande courroie de la Grande Loge de France de francs-maçons, Francis Castagnède. En 2003, tout le gouvernement dirigé par le Premier ministre Goumba Abel (aujourd'hui décédé), s’est rendu à l’aéroport Bangui M'poko pour accueillir leurs invités français.

Les Ministres les ont rencontrés et ont discuté des façons de séduire les investisseurs français pour qu’ils reviennent de pour un coût estimé à 1 million d'euros (1,4 millions de dollars.), mais aucun investisseur n’est venu. Deux ans plus tard, cependant, avec le soutien de France Télécom, ils ont proposé une passerelle pour les appels étrangers qui permettrait au gouvernement de la RCA de percevoir des taxes sur les appels ainsi que les quatre opérateurs de téléphonie mobile: Société Télécel Centrafrique, Nationlink, Moov Centrafrique et Orange. Ngouandjika, soutenu par la présidence, a mis en place l'accord en 2006, accordant le monopole de la passerelle à Telsoft. Le Conseil d'Etat (organe suprême juridique) par la suite a déclaré l'illégalité du monopole, mais le président l'a annulée et l'affaire s'est déroulée. Telsoft International qui avait d'autres investisseurs prestigieux français en plus de Camoin et Castagnède, a assuré l'état qu’il recevrait 300 millions francs CFA de revenus provenant de la passerelle chaque mois soit (660 000 $).

Plus tard, Camoin et Castagnède ont vendu leurs actions Telsoft à une nouvelle société enregistrée à Bangui, Centrafrique Telsoft passerelle, qui a hérité de la face mise en place par Ngouandjika. Il y avait une différence importante par l'accord précédent: l'investissement initial en équipement pour la passerelle, qui avait d'abord été présenté comme gratuit, aurait besoin d'être payé. Le résultat n'était pas aussi espéré. Loin des 300 millions de F CFA par mois, l'État n'a pas reçu plus de 90 millions de F CFA. Il est soupçonné étranger à Bangui que certaines des recettes attendues ont été absorbées par les sociétés interposées entre le point de collecte de la passerelle et le Trésor.

En Janvier 2011, Telsoft international a négocié un règlement avec le gouvernement. Telsoft doit des revenus à l’Etat tandis que le gouvernement devait de l'argent pour l'investissement en capital de Telsoft dont les détails restent secrets. Le règlement prévoyait que Telsoft devait au gouvernement 300 million de F CFA. Toutefois, en vertu de l'accord, Telsoft n’a à payer que la moitié si elle le fait immédiatement. Il a dûment fait un chèque au Trésor pour 100 millions de F CFA. Mais le gestionnaire Telsoft (celui qui est actuellement en résidence surveillée) a retenu 50 millions de F CFA en espèces sur instructions de Ngouandjika. Ngouandjika dit le directeur, a dit que c’est à lui qu’’il fallait payer la somme et le ministre de l'époque, Maleyombo, n’aurait qu’à approuver et autoriser le paiement. Alors que beaucoup sont touchés par le courage de Meckassoua de lutter contre la corruption, certains se sont demandés s’ il a été autorisé à lutter contre Ngouandjika seulement parce qu'il est le successeur potentiel de Bozizé.

Source : Africa Confidential  9 S e p t e m b e r 2 0 1 1 • V o l 5 2 - N ° 1 8

 

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