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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 22:54

 

 

 

 

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Le Parisien.fr 31.03.2013, 17h41

 

«Nous n'étions pas venus ici pour ça... tuer des gamins. Ça rend malade», a confié un soldat sud-africain au Sunday Times à son retour au pays après l'intervention de l'armée sud-africaine en Centrafrique. Et ils sont plusieurs à avoir témoigné de leur traumatisme après avoir combattu et tué des enfants-soldats pendant la prise de Bangui par les rebelles du Séléka le 23 mars. 
 

 

«Ils pleuraient, appelaient à l'aide, appelaient (leurs) mamans»,détaille le militaire sud-africain dans l'hebdomadaire dominica. 

 

«C'est seulement après que les tirs eurent cessé que nous avons vu que nous avions tué des enfants. Nous ne savions pas que ça se passerait comme ça. (...) Nous avons tué des petits garçons... des adolescents qui aurait dû être à l'école!».

 

Un autre soldat témoigne encore: «On nous avait dit que ces rebelles étaient des amateurs. On nous avait dit qu'il n'y avait rien à craindre, que les milliers de soldats (venus des pays voisins) d'Afrique centrale et ceux du gouvernement centrafricain nous aideraient. Mais ils ont été les premiers à s'enfuir. Quand les premiers coups ont été tirés, ils ont disparu».


En janvier, près de 200 soldats sud-africains ont été déployés en Centrafrique en soutien au président François Bozizé, pour tenter de restaurer la paix civile. Ils ont été attaqués par quelque 3 000 rebelles mieux armés. Treize d'entre eux sont mort dans les combats.

Une bonne partie des rebelles n'étaient «que des enfants»


Deux autres hebdomadaires dominicaux sud-africains, City Press et Rapport, publient des témoignages similaires et soulignent qu'une bonne partie des rebelles n'étaient «que des enfants».

De son côté, la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) n'a pas voulu commenter l'implication supposée d'enfants-soldats contre ses soldats. «Ce dont nous avons été informés, c'est que des groupes de rebelles ont ouvert le feu sur nos soldats et nos soldats ont répondu par auto-défense» a expliqué le porte-parole de l'armée sud-africaine. 


Les combats auraient duré dix heures. Aucun bilan précis de ces affrontements n'a été fourni. La Croix-Rouge centrafricaine a seulement indiqué que 78 corps ont été «ramassés» dans les rues de Bangui depuis la prise de la capitale par la rébellion.


En Afrique du Sud, l'implication des troupes dans les combats de Bangui fait polémique. Le président Jacob Zuma, considéré comme ayant été le dernier soutien à l'ex-homme fort de Bangui, François Bozizé, se trouve en porte-à-faux avec sa doctrine de non-intervention et de promotion du dialogue dans les conflits, comme en Libye en 2011.


Il doit se rendre mercredi 3 avril au sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) consacré à la situation en Centrafrique. Elle aura lieu à N'Djamena au Tchad.

 

Le Premier ministre a formé un gouvernement d'union nationale


Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a nommé dimanche un nouveau gouvernement d'union nationale composé de membres de la rébellion, d'anciens opposants et de la société civile, selon un décret lu à la radio nationale.


Composé de 34 membres, le gouvernement comprend neuf ministres issus de la coalition rebelle Séléka au pouvoir depuis une semaine, huit issus de l'ancienne opposition et un ex-proche du président déchu François Bozizé. Les 16 autres membres sont issus de la société civile et de différentes formations politiques. M. Tiangaye avait été reconduit par le président auto-proclamé, l'ex-rebelle Michel Djotodia

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