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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 17:38

 

 

 

 

bozize-Sassou.jpg

 

 

http://www.mwinda.org   24 mars 2013 écrit par Langangui

 

« La France "prend note" du départ du président centrafricain François Bozizé et appelle tous les protagonistes de la crise en Centrafrique à la "plus grande retenue", a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères ». On ne fait pas mieux en matière de communiqué nécrologique.

 

C'était le bon vieux temps...

 

C’est donc, semble-t-il, fini pour François Bozizé, le président de la Centrafrique et poulain, du moins en maçonnerie, du chef de l’Etat congolais Sassou Nguesso.

 

Le général Bozizé, qui était arrivé au pouvoir suite à un coup d’Etat a dû quitter précipitamment son palais suite à l’irrésistible avancée des hommes de la Séléka, présentés comme des rebelles venus du nord du pays. Le soutien de la Force multinationale d’Afrique centrale (FOMAC) et d’un contingent de soldats sud-africains (dont plusieurs auraient péri dans les combats aujourd'hui) n’y a rien fait : habilement la Séléka a profité de la mobilisation des soldats français et tchadiens (1) au Mali pour porter l’estocade au régime moribond de Bozizé. Sassou Nguesso, qui se targuait d’un rôle de médiateur dans le conflit centrafricain (2) voit ses efforts réduits à néant et assiste, impuissant, à la chute de son poulain. Une vraie préoccupation désormais pour lui de ce côté de la frontière face à des hommes habitués à la guerre, et qui sont loin d’être ses amis...

 Où est à présent réfugié Bozizé ? En RDC ? Nul ne le sait pour l’instant, mais il nous étonnerait que son parrain Sassou lui offre le gîte dans son palais (3), de peur de se fâcher avec les nouveaux maîtres de Bangui.

 

A noter le rôle pour le moins trouble du Tchad dans ce pays, à voir les moyens et la capacité militaire dont dispose la Séléka qui, finalement, n'est à l'origine qu'un groupement de petits partis.

 

(2) Il présidait en fait le Comité de suivi de l'accord de paix de Libreville signé en janvier.

(3) Le ministre des Affaires étrangères congolais, Basile Ikouebe, s'est d'ailleurs empressé d'affirmer : « ni moi ni le président de la République(Sassou Nguesso) n’avons été informés de son arrivée sur le sol congolais ».

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