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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 18:06

 

 

 

Bozizé dépassé

 

 

http://defense.blogs.lavoixdunord.fr   02/01/2013

 

" Nous avons décidé de suspendre l’offensive en direction de Bangui et nous allons envoyer une délégation au Gabon en vue de participer aux pourparlers de paix ", a déclaré ce mercredi Eric Neris Massi, le porte-parole de la coalition rebelle de la Séléka (alliance en sango, la langue nationale). Ces pourparlers pourraient avoir lieu le 8 janvier à Libreville au Gabon, sous l’égide du président congolais Denis Sassou Nguesso.

 

Il a réaffirmé ensuite l’exigence d’un " départ du président François Bozizé ". La veille encore, la rébellion centrafricaine disait s'apprêter à attaquer Damara, dernier verrou à 75 km au nord de Bangui. Elle est positionnée pour le moment à Sibut, à 160 km de la capitale.

 

En quelques semaines, les insurgés de la Séléka se sont imposés dans une large partie nord de la Centrafrique. Ils sont issus de mouvements dissidents des groupes signataires de l'accord de paix de Libreville en 2008. Difficile encore d'y retrouver tous ses petits égarés. La Séléka, présidée par Michel Djotodia, n'a été créée qu'en août. Elle réclame le départ du président François Bozizé, arrivé au pouvoir par la force en 2003.

 

L'armée centrafricaine n'a guère pesé lors de l'émergence de la rébellion. Le Tchad, allié de Bozizé, s'implique désormais pour empêcher la prise de Bangui et l'effondrement du pouvoir. Ce mercredi, le général Jean-Félix Akaga, commandant de la Force multinationale d'Afrique centrale (FOMAC) déployée en Centrafrique depuis 2008 pour consolider la paix, a averti sèchement l'adversaire : " Nous ne céderons pas Damara, que ce soit clair. Si les rebelles attaquent Damara, c'est une déclaration de guerre. Cela veut dire qu'ils ont pris la résolution d'engager les dix Etats d'Afrique centrale. Je ne pense pas sincèrement qu'ils en arriveront là." Plus caustique, le général gabonais Akaga ajoute : " ça m'étonnerait que les rebelles sachent combien ils sont, c'est un mélange de plusieurs tendances... "

 

Quatre cents militaires tchadiens sont à pied d'oeuvre. A tel point que le président François Bozizé a remercié le Tchad et son président Idriss Déby lundi soir : " Grâce à l'armée tchadienne, vous m'écoutez aujourd'hui à la radio et vous me regardez à la télévision. Sinon, on serait tous dans la brousse. "

 

La FOMAC demeure à Damara, face aux rebelles désormais. Le Congo a annoncé l'envoi de 120 soldats supplémentaires pour renforcer le contingent ; 120 Gabonais et 120 Camerounais sont également arrivés en renfort. Ce contingent se porterait ainsi à près de 800 hommes. Ce qui a peut-être fait réfléchir la Séléka...

 

Soutenu par la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), le président François Bozizé est poussé à négocier : " Je suis prêt pour ce dialogue. J'attends que les chefs d'Etat fixent la date pour que nous puissions y aller de concert avec le Séléka pour trouver des pistes de sortie de la crise. " La rébellion, qui rejetait jusque-là cette proposition, semble donc évoluer depuis ce mercredi.

 

La France privilégie officiellement le dialogue mais après l'attaque de son ambassade, s'inquiète d'abord pour ses 1 200 ressortissants (dont 400 binationaux). En plus du détachement de 250 hommes du 8e RPIMA (régiment parachutiste d'infanterie de marine) de l'opération Boali stationné à Bangui, qui agit en soutien de la FOMAC, 150 parachutistes du 2e REP (régiment étranger parachutiste), puis 180 sont arrivés en provenance des Forces française du Gabon et la base opérationnelle de Libreville.

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