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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 01:07

 

 

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(Cameroun-Info.Net 17/02/2012)

 Le Président centrafricain prépare deux challengers pour battre le Camerounais. L'élection aura lieu en mai prochain en marge du sommet des Chefs d'Etats a Brazzaville...

Le Camerounais Antoine Ntsimi veut rempiler à ce poste en mai prochain, mais c'est sans compter avec la Centrafnque qui présente déjà deux candidats. En effet, lors du sommet des chefs d'Etat de la Cemac de janvier 2010, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le président guinéen, avait obtenu au forceps que le principe de rotation

A Bangui, aucune rumeur n'est fortuite. Même pas celle qui donnait, il y a quelques mois, François Bozizé, le président centrafricain, pour mort. Et moins encore celle qui annonçait, en octobre 2011, le Camerounais Antoine Ntsimi, président de la commission de la Communauté économique monétaire de l'Afrique centrale (Cemac), en poste à Bangui, éjecté de son poste pour «gestion opaque». Si Bozizé est toujours en vie et à la tête de son pays, le sort d'Antoine Ntsimi est par contre plus incertain.

Tout va se jouer pour lui en mai prochain, à une date à déterminer lors du prochain sommet des chefs d'Etat de la Cemac à Brazzaville (Congo). C'est à l'occasion de ce sommet, initialement prévu pour se tenir entre janvier et février dernier et renvoyé pour cause de Coupe d'Afrique des nations (Can 2012),que le mandat d'Antoine Ntsimi sera remis en jeu. Mais déjà, Bangui ne cache plus sa volonté de voir un Centrafricain prendre la place de l'ancien ministre camerounais des Finances.

Selon le magazine panafricain Jeune Afrique, deux noms circulent déjà. D'abord celui de l'ancien Premier ministre de François Bozizé, Elie Doté. Et ensuite Enoch Dérant-Lekoué, l'ex-directeur national pour la Centrafrique de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (Beac). Pour Bangui, un de ces deux hauts commis devra succéder à Antoine Ntsimi au nom du compromis de Bangui. En effet, lors du sommet des chefs d'Etat de la Cemac de janvier 2010, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le président guinéen, avait obtenu au forceps que le principe de rotation, en suivant l'ordre alphabétique, prévale dans tous les postes de direction des institutions de la Cemac.

Compromis

C'est cette révolution qui fait perdre le poste de gouverneur de la Beac au Gabon au profit de la Guinée. Sans suivre l'ordre alphabétique, Obiang Nguema impose son compatriote Lucas Abaga Ntchama. La Centrafrique perd aussi la présidence de cette institution qui lui revenait à la suite d'un accord tacite. C'est aussi pourquoi elle est décidée à faire respecter ce principe de la rotation à la tête de la commission de la Cemac. Un poste qui revenait au Cameroun à la faveur d'une règle non écrite. Sauf qu'Antoine Ntsimi espère, selon Jeune Afrique, être reconduit dans ses fonctions.

Pour garder son poste à Bangui, quelle va être la manœuvre du Camerounais? Difficile à dire. A Yaoundé, c'est un silence de plomb. Pour sa part, Jean-Paul Ayina, diplomate, esquive le problème. «Se demander qui va remplacer qui à la Cemac c'est un faux problème, confie le diplomate camerounais. Nous sommes à l'heure de l'intégration et plus encore, c'est un faux problème parce que la Cemac est appelée à disparaître au profit de la Commission économique de l'Afrique centrale (Ceac), qui est un plus grand marché économique. La Ceac c'est 100 millions d'habitants alors que la Cemac représente seulement 40 millions d'habitants.»

Pourtant, à Bangui, ni les perspectives du diplomate Jean-Paul Ayina, ni le principe de rotation ne semblent avoir freiné les ambitions d'Antoine Ntsimi. Un analyste politique évoque, comme seul argument possible à un nouveau mandat de l'ancien ministre camerounais des Finances, l'interprétation floue qui peut être faite des textes. Le compromis de Bangui est intervenu en plein milieu du premier mandat de cinq ans d'Antoine Ntsimi à la tête de la Cemac, il pourrait bien se dire qu'il a droit à un nouveau mandat à partir de cette année. Antoine Ntsimi est en fait arrivé à Bangui en 2007, trois ans avant le compromis. A Bangui, on répond que les compteurs ont été mis à zéro en 2010. C'est sans doute un duel au sommet qui s'annonce à Brazzaville.


Michel Ange NGA

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