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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 16:14

 

 

 

biya432

 

koaci.com mh | 15/11/2011 | 23:08:03 - Selon un rapport de la commission nationale anti-corruption(Conac) rendu public le 10 novembre dernier, les détournements de fonds au Cameroun se chiffrent en dizaine de milliards de francs CFA. Le rapport met en cause le ministère des Travaux publics à qui la Conac impute un détournement d'environ 15 milliards de francs CFA dans la construction d'une route à l'Est Cameroun. « Par rapport au marché de base, le coût de la route Ayos-Bonis (route querellée, Ndlr) sera multiplié presque par trois si la tentative de détournement des 15 milliards devenait définitivement effective » prévient la Conac. De son côté, le ministre des Travaux publics reconnait avoir reçu des missions de la Conac mais, dit n'avoir pas eu connaissance du rapport pour lui opposer un "contradictoire".

 

La Conac épingle aussi le ministère de l'Agriculture. Des subventions destinées aux paysans y auraient été détournés conformément à une enquête de l’ONG de défense des intérêts des paysans, l'Acdic (Association citoyenne de défense des intérêts collectifs). "Il y a effectivement eu malversation dans la gestion de la subvention allouée aux producteurs dans le cadre du programme national d'appui à la filière maïs du Ministère de l’agriculture et du développement rural, sur un montant de 1 002 334 000Fcfa effectivement débloqués en 2006, 2007 et 2008 pour la production du maïs dans les régions concernés. 341 194 495 FCFA n'ont pas servi à la production du maïs. Cet argent a été détourné par des groupes et individus que la mission de la Conac a identifié" selon le rapport.

 

Il ne s'agit là que de quelques cas de détournements colossaux. Des dizaines de comptables publics, des gestionnaires de marchés publics et plusieurs autres hauts fonctionnaires sont épinglés par le rapport de 300 pages où la Conac dit avoir reçu 723 requêtes et dénonciations en matière de corruption et n'avoir traité que 230 requêtes pendant 3 ans (2008, 2009 et 2010). Au Cameroun de Paul Biya classé 2 fois champion du monde de la corruption par l'ONG Transparency International, corrompre est le meilleur moyen d'obtenir rapidement un service.

Au pouvoir depuis 30 ans, Paul Biya le vieux président camerounais ne contrôle pratiquement plus rien et passe plus d'un tiers de l'année entre Genève en Suisse et son village natal Mvomeka'a dans le sud du pays. Il ne préside pratiquement pas de conseil de ministres et connait à peine les membres de son gouvernement. Dans l'opinion camerounaise, on considère que les rares arrestations survenues dans le cadre de l'opération "Épervier" de lutte contre la corruption visent surtout des personnalités qui ont convoité à un moment donné le pouvoir du chef de l’Etat.


Selon certains observateurs de la vie nationale camerounaise, des hauts responsables camerounais, conscients de la fin imminente et fatale du règne de Paul Biya, amassent des fortunes colossales pour faire face à un basculement du régime.

 

Mh, KOACI.COM YAOUNDE; copyright © koaci.com

 

 

NDLR : La bozizé n'est pas seule à exceller dans ce domaine de siphonage des caisses de l'Etat.

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