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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 13:30

 

 

 

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(Cameroun-Info.Net 24/02/2012)



L’Afrique qui alterne calamités financières et sociopolitiques. Trois principaux faits auront caractérisé l'Afrique au cours des quatre dernières décennies: pauvreté, guerres et régime dictatoriaux. La France encourage ces «néo gouverneurs» qu'elle a mis en place en leur évitant les fourches caudines du Fmi et de la Banque Mondiale


Trois principaux faits auront caractérisé l'Afrique au cours des quatre dernières décennies: pauvreté, guerres et régime dictatoriaux. Ce dernier phénomène était l'œuvre d'hommes forts qui ont dirigé et qui dirigent toujours leur pays de main ferme comme s'il s'agissait d'un bien familial. Répression et détournements de deniers publics semblent avoir pris une place très importante dans la vie des jeunes Républiques africaines. Mais, il faut revenir sur l'origine même de certain de ces régimes. La manière avec laquelle plusieurs de ces chefs d'Etats ont été portés au pouvoir dans ces pays avec l'aide de la France, des Usa et du Royaume-Uni, la mansuétude dont ils disposent auprès des pays occidentaux laissent croire qu'ils sont là pour servir les intérêts des métropoles qui, en retour ferment les yeux sur leurs dérives. Ces dictateurs sont qualifiés aujourd'hui de «néo gouverneurs».

 
Pour les anglo-saxons, en ce qui concerne le continent africain, on cite généralement les cas d'Abacha (Nigeria), de Mobutu (Rdc), d'Arap Moi (au Kenya) qui ont détenu pour certains le montant du PIB de leur pays dans les banques en Europe ou aux Usa. Pour la France, les cas d'Houphouët Boigny mis en place par le tandem Foccart/De Gaulle (en Côte d'Ivoire), d'Omar Bongo placé par les mêmes (au Gabon), de Sassou Nguesso pour lequel la France et la compagnie Elf ont financé la reprise de pouvoir par la force au Congo Brazzaville en 1997 mais, aussi de Mobutu soutenu par les réseaux France-Afrique dans les années 1990 alors que ce dictateur était lâché par les anglo-saxons. La fuite des capitaux de l'Afrique subsaharienne représente 30 milliards de dollars par an en moyenne, soit, depuis dix ans, 274 milliards de dollars. Plus que le montant de la dette desdits pays. Ce que les chefs d'Etat du G8 saupoudrent d’une main, leurs banques internationales, leurs paradis fiscaux, leurs bidouillages fiscaux de leurs multinationales, le reprennent de l'autre, déclare John Christensen, économiste britannique et ancien conseiller fiscal à Jersey, l'un des plus juteux paradis fiscaux britanniques.

 
La France encourage ces «néo gouverneurs» qu'elle a mis en place en leur évitant les fourches caudines du Fmi et de la Banque Mondiale, allant même jusqu’à faire pression pour que des gouvernements totalement corrompus tels que celui du Congo Brazzaville reçoivent une aide substantielle ou bien, comme ce fut le cas au Togo, à faire en sorte que l'embargo économique de l'Union Européenne sur le régime Eyadema soit contourné.


Les dictateurs de la France-Afrique pillent allègrement leur pays en investissant massivement cet argent détourné en Europe ou aux Usa. Ils sont nombreux ces françafricains qui ont pu ravager les richesses de leur pays avec les encouragements tacites de Paris:Bokassa, Patassé, Bozizé en Centrafrique, Eyadema au Togo, Bongo au Gabon, Houphouët Boigny en Côte d'Ivoire, Mobutu en République démocratique du Congo, Ismaël Omar Guelleh à Djibouti, Habyarimana au Rwanda, Sassou Nguesso au Congo Brazzaville, Idriss Déby au Tchad, Eyadema père et fils au Togo.

Des hommes politiques et surtout de nombreuses entreprises françaises profitent de ces liens si particuliers avec les «amis de la France» (expression de Jacques Chirac pour désigner Omar Bongo et Etienne Gnassinbge Eyadema au Togo) pour faire des affaires sans évoquer l'approvisionnement des caisses des partis politiques et le financement de la campagne de certains partis de la République de française. Il en va de même dans le secteur anglo-saxon pour Arap Moi au Kenya, Abacha au Nigeria, Hissein Habré au Tchad, Mobutu en Rdc, Ismaël Omar Guelleh à Djibouti.


© Nadine Bella

 

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