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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 00:41

 

 

 

wade-degage-18-mars-2011

 

 

Slate.fr 02/07/2011

La crise politique sénégalaise fait les choux gras de la presse africaine. Elle voit dans les manifestations des 23 et 27 juin à Dakar la fin du régime du président sénégalais.

Le «Sopi», ce mouvement de changement incarné par Abdoulaye Wade à son arrivée au pouvoir au Sénégal en 2000, serait-il d’ores et déjà enterré?

Les manifestations du 23 juin 2011 contre le projet de loi visant à instituer un ticket pour l’élection présidentielle de 2012, et celles du 27 juin contre les coupures intempestives d’électricité dans la capitale sénégalaise auraient-elles sonné le glas du système Wade?

C’est en tout en tout cas la lecture que font la plupart des éditorialistes et commentateurs de la presse africaine.

La «révolution»

Pour le journal en ligne Guinée Conakry Info, c’est carrément «la révolution aux portes de Wade», vu l’ampleur de la mobilisation populaire, vu la rapidité avec laquelle les Sénégalais sont descendus dans la rue; vu aussi la volte-face du président Wade qui a aussitôt fait retirer des débats à l’Assemblée nationale le projet de loi qui a mis le feu aux poudres. Le journal estime qu’il s’agit là d’une «bonne occasion pour définitivement faire partir Wade». L’éditorialiste se demande d’ailleurs «quelle mouche a bien pu piquer le président sénégalais quand on voit la vitesse avec laquelle il a fait machine arrière»:

«Peut-être que jusqu’ici, il n’avait conscience du rejet dont il était l’objet au sein de la population sénégalaise.» Il conclut en précisant que «l’entêtement pouvait entraîner pour lui le même sort que ses ex-homologues égyptien et tunisien».

«La tentation néocoloniale»

C’est le quotidien dakarois Walf Fadjri qui est le plus virulent. Le 29 juin, il titrait «Panique au sommet» en évoquant un coup de fil que Karim Wade, fils du président et ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, aurait passé au président français Nicolas Sarkozy le 27 juin pour solliciter l’intervention de l’armée française afin de contenir les manifestations. Une demande à laquelle, ajoute le journal, «l’Elysée aurait opposé une fin de non-recevoir puisque les ressortissants français ne sont pas menacés». Pour Walf Fadjri, il s’agit d’un lâchage en règle. Et de dénoncer à la fois «la scandaleuse confusion népotiste qui règne au sommet de l’Etat» et la «tentation néocoloniale».

 Dans tous les cas, le journal fait savoir que le vent de révolte qui souffle en ce moment à Dakar et dans le tout le pays semble inquiéter sérieusement le régime de Wade. Le président sénégalais n’est par exemple pas présent au 17e sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine (30 juin et 1er juillet) organisé à Malabo, en Guinée équatoriale.

Le 30 juin, le quotidien titrait: «Wade rate le vol pour Malabo», sûrement par crainte d’être moqué à son tour par ses pairs africains, «ceux-là même qu’il ne cesse de traiter de despotes».  Pour Walf Fadjri, «beaucoup d’observateurs le classent maintenant au même niveau que les dictateurs qui veulent se maintenir au pouvoir à tout prix».

Le journal publie également une longue tribune des initiateurs du Mouvement du 23 juin, qui cherchent à internationaliser leur action en contactant les organisations internationales.

«Nous n’accepterons pas que les gens attendent que le pays s’embrase, comme ça a été le cas en Côte d’Ivoire, pour essayer, après, de jouer aux sapeurs-pompiers», dit la tribune.

«Comment ça va finir?»

Le Soleil, quotidien pro-gouvernemental sénégalais, fait évidemment entendre un autre son de cloche. Depuis les événements de Dakar, le quotidien appelle au calme et à la raison et publie une série de réactions des partis membres de l’Alliance Sopi pour toujours (AST), proche du président Wade, mais surtout des réactions de l’Union des jeunesses travaillistes libérales (UJTL).

L’UJTL veut par exemple installer des «sentinelles de la démocratie» pour «défendre le régime, les biens de l’Etat et les responsables de la mouvance présidentielle contre toute agression.» Bara Gaye, le tout nouveau secrétaire général des jeunesses travaillistes se veut même un peu menaçant:  

«Les ennemis de la démocratie sont désormais identifiés et seront traités comme tels.»

Il n’empêche, pour le journal burkinabè L’Observateur, les manifestations des 23 et 27 juin sont un succès total. Au point que, le 29 juin, il titre en une, sur le ton fleuri que l’on connaît dans certains pays ouest-africains: «Sénégal: C’est ça on appelle opposition». L’Observateur estime que Wade est allé beaucoup trop loin et que dans la tourmente provoquée par sa dernière lubie, «l’attitude de l’opposition sénégalaise force l’admiration. Elle a le mérite de présenter des objectifs clairs, limpides et juridiquement soutenables». Reste à savoir comment tout cela va finir, se demande enfin le journal.

«Colère noire à Dakar»

Cameroon Tribune est l’un des rares journaux d’Afrique centrale à traiter de la crise sociopolitique au Sénégal. Le quotidien pro-gouvernemental camerounais revient sur les deux grandes manifestations qui ont secoué la capitale sénégalaise. Il rapporte le bilan des affrontements entre les populations et les forces de l’ordre, indiqué par les officiels dakarois, à savoir 102 blessés.

Le journal s’essaie à un exercice le plus neutre possible en n’indiquant que les faits. Mais il titrait tout de même: «Wade recule». Pour le quotidien de Yaoundé, «la population a montré la profondeur de sa colère et son profond désaccord face à ce projet de loi du gouvernement, qualifié de hold-up par les opposants.»

 Bien difficile pour la presse africaine de parler d’une autre voix que celles des populations qui sont descendues dans les rues de Dakar les 23 et 27 juin…

Raoul Mbog

 

Seif el-Islam Kaddafi : "La France a ses valets en Afrique"


05/07/2011 à 13h:08 Par Jeune Afrique

Acculé militairement, lâché par la plupart de ses alliés d’hier, le fils du « Guide » libyen Seif el-Islam Kaddafi a donné une interview pleine de rancœur au journal français Le Monde. Il met en cause le président sénégalais Abdoulaye Wade (qu’il accuse d’avoir touché de l’argent pour se rendre à Benghazi) et continue d’affirmer que ses troupes vont remporter la guerre.

C’est un Seif el-Islam Kaddafi à fleur de peau qui s’exprimé dans une interview au journal français Le Monde, le 4 juillet. Visiblement vexé d’avoir été lâché, d’abord par la France et les Occidentaux, puis par certains pays africains, le fils du « Guide » libyen règle ses comptes avec les deux.

Sarkozy, un ex-ami de la famille ?

« On considérait M. Sarkozy comme notre meilleur ami en Europe, déclare-t-il au journaliste, qui l’a interrogé à Tripoli. La relation qu’il avait avec mon père était tellement spéciale. Nous avions même des liens avec son ex-femme. Nous avions une sorte de relation familiale. »

« Et en une nuit, poursuit-il, il a changé d’avis. Nous avons entendu qu’il était fâché parce que nous n’avons pas signé beaucoup de contrats avec la France. On n’a pas acheté le Rafale. »

« Les véritables enjeux sont l’argent, l’argent, l’argent et le pétrole, estime-t-il. Personne ne soutient les rebelles en Syrie, par exemple. Mais ici, il y a du pétrole. La Libye est un gigantesque gâteau que les pays [étrangers] veulent se partager. »

"Wade a reçu 20 millions d’euros pour son fils"

Interrogé sur le fait que certains pays africains ont officiellement reconnu les rebelles du Conseil national de transition (CNT), Seif el-Islam Kaddafi répond que « la France a ses valets en Afrique. Ils ne vénèrent pas Dieu, ils vénèrent l’Élysée. Certains ont leurs raisons. Abdoulaye Wade [le président sénégalais, premier chef d’État à s’être rendu dans le fief des rebelles de Benghazi ] a reçu 20 millions d’euros pour son fils [Karim Wade]. C’est le Qatar qui a payé, nos espions nous disent tout. Mais nous avons de nombreux amis sur le continent ».

À propos du mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale contre lui et son père, le fils du « Guide » libyen y voit une pure manœuvre politique. « Il y a deux mois, on nous appelait de plusieurs pays, en nous disant : « Si vous partez en exil, on fera cesser les poursuites. On règlera ça. Ca signifie que ce n’est pas un véritable tribunal. C’est un outil pour nous mettre la pression. »

Kaddafiades

Seif el-Islam en a profité pour faire quelques « Kaddafiades » dignes de son père. À propos des rebelles, il a ainsi estimé qu’ils n’étaient pas plus de « quelques centaines de combattants, huit cent ou mille à l’échelle du pays. Ils sont relativement forts parce qu’ils ont l’Otan qui se bat pour eux [...] Si vous soutenez Mickey Mouse avec de tels moyens, Mickey Mouse sera quelque chose en Libye ! En dépit de cela, ils perdent du terrain tous les jours ».

Après s’être étonné du déploiement de forces des pays de l’Otan, il n’hésite pas à les dénigrer. « L’opération de l’Otan est particulièrement stupide, mal préparée. Tout a été fait dans la hâte. Une campagne fast-food, une campagne McDonald’s. »

Tour à tour ouvert (« Vous voulez la paix ? Nous sommes prêts. Vous voulez la démocratie ? On est prêts. ») et menaçant (« Si vous voulez la guerre, nous adorons nous battre. »), Seif el-Islam Kaddafi conclut l’entretien en affirmant que les négociations n’ont aucune chance d’aboutir. « Mon père ne fait pas partie des négociations, rappelle-t-il. [...] Vous pensez qu’on peut trouver une solution qui ne l’implique pas ? Non, c’est impossible. »

 

SENEGAL 2012 : Les Sénégalais réclament Abdou Diouf !

L’ancien président sénégalais et actuel secrétaire général de la francophonie Abdou Diouf est toujours dans le cœur des Sénégalais. A l’unanimité, des sénégalais que nous avons interrogé, demandent le retour de Abdou Diouf pour stabiliser le pays.

A vrai dire que les sénégalais ont tourné le dos à Me Wade ; parce qu’ils sont fatigués.
« Nous réclamons Abdou Diouf en 2012.Uniquement pour stabiliser notre pays qui est bord de l’implosion » a laissé entendre un fonctionnaire de l’etat que nous avons trouvé au building administratif, ce mardi soir, dans son bureau.

Notre interlocuteur d’ajouter : « Abdoulaye Wade a voulu bien faire ; malheureusement, il a été trahi par ses collaborateurs qui ont dilapidé l’argent du pays. Wade doit sortir par la grande porte. Il ne doit pas faire moins que Abdou Diouf » dit-il.

 Pour cela, il lui conseille d’appliquer la sagesse pour s’en sortir. « C’est de retirer sa candidature en 2012 pour le bien du pays. Il suffit que le président du conseil constitutionnel valide sa candidature, les sénégalais sortiront » indique notre interlocuteur.
Pour éviter tout cela, il demande au président actuel de sauver le Sénégal. Pour sa part, le président fondateur du parti pour la vérité pour le développement (pvd) Serigne Modou Kara appuie la thèse de nos différents interlocuteurs.

Par le biais de son porte-parole, le guide religieux estime qu’il ne fait pas confiance aux différentes candidatures déclarées. C’est pourquoi, il souhaite le retour de l’ancien président Abdou Diouf qui, d’après lui, est l’homme idéal pour sortir le Sénégal de l’ornière.

Il s’est exprimé dans les colonnes du quotidien le populaire ce jour. Par la même occasion, il a appelé les religieux à une large concertation pour trouver un candidat de consensus.
Pour cela, il demande à Abdou Diouf de suspendre son mandat de secrétaire général de la francophonie pour revenir dans son pays, sauver le Sénégal.

Son avis est partagé aussi par d’autres sénégalais que nous avons interrogés ce soir, notamment au campus universitaire de Dakar et, sur l’avenue Bourguiba.

Nombreux sont ceux qui optent pour le retour de l’ancien président sénégalais Abdou Diouf. De l’avis de ces sénégalais, M.Diouf est la seule personne qui peut redresser la barre, puisqu’il est un homme d’Etat de grande envergure ont-ils laissé entendre.


Malickou Ndiaye, koaci.com Dakar

 

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