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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 16:16

 

 

 

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KIEV - AFP / 19 avril 2011 17h03 - La France va "intensifier" ses frappes aériennes en Libye pour protéger les civils contre les forces du colonel Mouammar Kadhafi, a déclaré mardi à Kiev le Premier ministre François Fillon, tout en appelant à "trouver une solution politique" au conflit.

Lors d'une conférence de presse à l'occasion d'une visite dans la capitale ukrainienne, François Fillon a évoqué "la violence des bombardements auxquels sont soumis plusieurs villes de Libye du fait de forces loyales à M. Kadhafi".

"Nous allons donc intensifier notre effort militaire à partir de nos forces aériennes pour empêcher les forces de M. Kadhafi de poursuivre leur entreprise contre les populations civiles", a-t-il ajouté.

"Mais en même temps il faudra trouver une solution politique, c'est- à-dire les conditions d'un dialogue pour que la crise libyenne se résolve", a souligné le Premier ministre français.

M. Fillon avait évoqué la Libye au cours d'un déjeuner avec le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, présent comme lui en Ukraine pour une conférence sur le 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl.

"Ca n'est pas à partir de l'action militaire de la coalition que cette crise pourra se résoudre. C'est la raison pour laquelle nous avons engagé toute une série de contacts dans le cadre du groupe de contact pour faire en sorte que toutes les bonnes volontés, des deux côtés, puissent trouver un cadre dans lequel discuter", a indiqué M. Fillon.

Excluant à nouveau tout déploiement de forces au sol, il a rappelé que la France intervenait en Libye au sein d'une coalition internationale agissant sur mandat de l'Onu, "un mandat que nous respectons à la lettre", a-t-il assuré.

(©)

 

Libye: les rebelles à Misrata pour l'intervention de troupes occidentales au sol

MISRATA (Libye) - AFP / 19 avril 2011 21h50 -  Un responsable des rebelles qui contrôlent Misrata, ville libyenne assiégée depuis des semaines par les forces loyales au colonel Kadhafi, a indiqué mardi qu'ils demandaient formellement l'intervention de troupes occidentales au sol pour assurer leur protection.

Nouri Abdallah Abdoullati a indiqué à la presse que les rebelles demandaient l'envoi de soldats français et britanniques sur la base de principes "humanitaires".

"S'ils ne viennent pas, nous allons mourir", a-t-il déclaré.

Les rebelles à Misrata n'ont pas de contact direct avec les forces de la coalition, et M. Abdoullati a indiqué que leur requête avait été envoyée la semaine dernière sous forme de lettre via le Conseil national de transition, organe politique représentatif de la rébellion et basé à Benghazi. Mais ils n'ont pas encore obtenu de réponse, a-t-il ajouté.

"Nous n'avons accepté (jusqu'à présent) la présence d'aucun soldat étranger dans notre pays, mais désormais, nous sommes confrontés aux crimes de Kadhafi et nous demandons sur la base de principes humanitaires et islamiques que quelqu'un vienne et fasse cesser la tuerie".

Il souligne que le Coran stipule qu'en cas d'impossibilité pour des musulmans d'apporter leur aide, il est acceptable d'être aidé par des chrétiens.

"Auparavant, nous demandions qu'il n'y ait aucune interférence étrangère, mais c'était avant que Kadhafi utilise des roquettes Grad et des avions". "Désormais, il s'agit d'une situation de vie ou de mort", a-t-il ajouté.

"Même si 400.000 personnes meurent, et 100.000 vivent, ce sera une victoire", a-t-il poursuivi, insistant sur le caractère "urgent" de la situation.

Cet appel intervient à l'issue de plusieurs jours de combats intensifs. Mardi, les forces loyalistes ont contre-attaqué, prenant pour cible des ambulances et les environs immédiats de l'hôpital, selon un photographe de l'AFP.

Des avions de l'Otan ont survolé la ville mais l'Alliance atlantique a affirmé être limitée dans sa capacité à défendre les civils du fait de l'utilisation de boucliers humains par les forces pro-Kadhafi, alors que de nombreux habitants s'interrogent sur ce que fait l'Otan pour les protéger.

Des combats de rue se déroulent dans différents quartiers de la ville, entre les rebelles et les forces pro-kadhafi qui font usage de roquettes Grad et de tireurs embusqués.

La troisième ville de Libye, qui compte environ 500.000 habitants, est assiégée depuis près de deux mois, et la nourriture, l'eau, les médicaments et les carburant viennent à manquer.

Dans les quartiers les plus sécurisés, des queues se forment devant des stations essence, et il faut parfois plus de sept heures d'attente pour pouvoir s'approvisionner.

Au moins 4.000 travailleurs étrangers sont actuellement bloqués dans la ville dans des conditions désastreuses selon l'Organisation internationale des migrations (OIM).

Un ferry grec affrété par le Qatar était prêt à embarquer mardi plus de 1.000 personnes, des femmes et enfants libyens blessés, et des travailleurs africains, notamment nigériens et tchadiens, selon un journaliste de l'AFP. Ils seront emmenés à Benghazi, fief de la rébellion.

Dans le port, des rangées d'Africains patientent pour partir, sous la surveillance d'hommes armés de bâtons et de fouets, a constaté un journaliste de l'AFP.

Un troisième bateau de l'OIM devrait arriver dans les prochains jours à Misrata pour évacuer un millier de migrants supplémentaires.

A l'entrée du port, une dizaine de véhicules de libyens tentaient de partir mais un responsable du Croissant rouge leur a interdit l'accès au bateau.

Quelque 200 enfants se sont rassemblés dans la ville avec des drapeaux et des feuilles où sont imprimés des slogans tels que "ONU, aidez-nous".

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