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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 00:43

 

 

 

 

RADIO ND K LUKA


 

Il ne fait pas bon être journaliste en République centrafricaine de nos jours. Les journalistes de la République centrafricaine en général et ceux de la station privée indépendante Radio Ndeke Luka qui ne font que leur travail dans le respect de la déontologie et les règles du journalisme sont présentement dans le collimateur du régime dictatorial de Bozizé qui tient à ce que l’opinion publique nationale et internationale ne sache rien sur ce qu’endurent les populations centrafricaines.


Des appels téléphoniques d’intimidation aux menaces d’attenter à l’intégrité physiques en passant par les filatures policières... la liste est longue et non exhaustive de ce avec quoi composer les journalistes de cette station. Leur crime : la diffusion des informations claires, vérifiées, rigoureuses ainsi que la dénonciation des abus du régime et les violations flagrantes des valeurs humaines. Quoi pourtant de plus normal puisque le quotidien du Centrafricain lambda est aujourd’hui truffé aussi de souffrances, d'intimidations, de menaces et de tortures à de la part de gens qui sont pourtant censés le protéger mais qui se sont plutôt transformés en bourreau.


Les paisibles citoyens sont traités comme des bandits de grand chemin par les fils du général président et ses proches. Il ne se passe pas un jour sans que l'on ne recense leurs exploits dans des actes ou de propos violents. En décembre dernier, Teddy Bozizé avait déporté au cimetière de Ndrès vers 02 h du matin, Justino Dédé Sombo et son ami Saddate Ali Zaoro  pour les enterrer vivant après les avoir fait copieusement tabasser et torturer par des éléments de la sécurité présidentielle.


Les récents exemples des menaces de mort proférés par Rodrigue Bozizé le 19 novembre 2012 sur le correspondant de Radio Ndéké Luka de Bozoum et les faits de violence inacceptables du délinquant et farfelu président de la fédération Centrafricaine de basket-ball, Joseph François Bozizé, alias Djodjo au quartier sica 1 le 16 Novembre 2012 pour une banale histoire de fausse manœuvre sur la chaussée, en disent long sur les agissements crapuleux de la progéniture de Bozizé et surtout l’inadmissible silence du papa de ces terribles enfants. Le calvaire des fonctionnaires de cette station est loin d'être fini. Le Centrafricain malheureusement a la mémoire courte.


Ces confrères paient le prix fort de leur travail citoyen, de leur juste contribution à la construction de l'édifice national c’est-à-dire, à l'émergence d'une société centrafricaine encline au respect des valeurs de dignité humaine, du respect de l’état de droit, de la démocratie, de la bonne gouvernance, du civisme, en informant sans déformer leurs compatriotes au prix de mille sacrifices.


L'histoire se souvient encore de la période récente d'un Zéphirin Kaya, l'une des grandes figures de cette station, producteur de l'émission "Lissoro" qui tenait par son seul verbe, toute une population et donnait le cauchemar aux autorités de Bangui car ne cessant de relater ces exactions auxquelles se livrent les bourreaux de la République sur la population en son temps, et qui malheureusement, l'avait placé dans leur collimateur et ligne de mire. Ce dernier a subi des menaces de mort, des intimidations et des agressions physiques mais il s’en est néanmoins sorti indemne.


Une autre victime de ces barbaries, Romaric Kenzo Chembo, animateur vedette à Radio Ndeke Luka et producteur du magazine "A vous la parole" qui tendait son micro aux Centrafricains dans les rues de la capitale et qui par la suite, était devenu l'une des bêtes noires du clan de Sassara et de facto une tête à abattre du régime Bozizé.


Romaric Kenzo qui s'était plaint d'avoir fait l'objet de menaces et intimidations de la part des proches de l'homme fort de Bangui, aurait quitté furtivement la capitale, sans même donner sa démission à Radio Ndeke Luka, pour se mettre à l'abri au Cameroun.


Ces menaces sont intolérables et nuisent à la liberté d'expression et de presse garantie par la constitution de la République centrafricaine. Or, il se trouve que le seul garant de cette constitution n'est autre personne que le chef de l'Etat, géniteur de ceux-là mêmes qui ciblent les journalistes. Défendre la liberté d’information et la sécurité des journalistes doit être l'une des priorités du président de la République, c'est même l'une de ses promesses lors de la journée internationale de la presse l'année dernière. Hélas la réalité est bien loin! Ces actes d'intimidation et de violence contre les journalistes qui n’exercent que leur métier ainsi que les agressions contre la presse nuisent à l'émergence de la jeune démocratie centrafricaine déjà étranglée par ce régime dictatorial.


La rédaction

 

 

 

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