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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 00:53

 

 

 

Kodégué

 

 

AU :

 

PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

 

PREMIER MINISTRE

 

PRESIDENT DE LA COALITION SELEKA

 

Excellence Monsieur Le Président de la République,

Excellence Monsieur Le Premier Ministre,

Monsieur Le Président de la Coalition SELEKA,

 

Le peuple centrafricain attend avec impatience la formation du gouvernement d'union nationale suite aux accords de Libreville. Depuis quelques jours, des signes précurseurs d'une nouvelle crise pointent à l'horizon. Les localités de Dimbi (zone diamantifère), de Kembé et Bangassou ont été violemment attaquées. En réaction, le Président BOZIZE a posé des conditions pour la libération des prisonniers politiques. A Bangui, dans le cercle du pouvoir, la guerre des tranchées bat son plein pour le partage des postes ministériels au sein du Gouvernement d'Union Nationale.

 

Devant ce spectacle digne d'un film d'horreur qui saute pieds joints sur les obstacles, les problèmes de l'heure, nous, familles de la diaspora, hommes d'affaires, intellectuels, etc.  réunis au sein du MOUVEMENT DE LIBERATION DEMOCRATIQUE(MLD) tenons à exprimer nos très vives préoccupations à vous qui détenez en ce moment précis la clé de sortie de la crise qui a déchiré le tissu social et politique :

 

Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat, son Excellence François BOZIZE YANGOUVOUDA

 

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition, Maître Nicolas TIANGAYE.

 

Monsieur Michel AM NONDROKO DJOTODIA, Président de la Coalition SELEKA,

 

Vous avez tous un statut particulier consacré par les accords de Libreville du 11 janvier 2013 du point de vue de la légalité internationale. Nonobstant, chacun de vous porte en lui une responsabilité historique vis a vis du peuple centrafricain qui n'aspire qu'à la paix.

 

A: DU PRESIDENT DE LA COALITION SELEKA

 

Si nous avions salué à sa juste valeur la réaction immédiate des responsables de la coalition SELEKA,par un de ses portes paroles en l'occurrence Mr. GAZAMBETI, promettant de faire la lumière sur les événements de DIMBI, KEMBE et BANGASSOU,il n' en demeure pas moins que beaucoup de zones d'ombres subsistent quant à la situation sécuritaire du pays que nous espérons voir figurer en bonne place dans le futur programme de politique générale du Premier Ministre. A ce sujet une enquête internationale est recommandée prenant en compte l'ensemble des situations depuis le 15 mars 2003, de violations graves et répétées des droits humains au regard des instruments juridiques internationaux dûment ratifiés par la République Centrafricaine. Qu'il s'agisse de l'assassinat de l'Abbé KILAMONG,de Mademoiselle OLOFIO, journaliste à la radio Bé oko, le Lieutenant Isidore Laoulé, le Lieutenant Antoine Gbodo, etc.........,des entraves liées aux libertés à savoir les interdictions de sortie du territoire avec le cas fatal du Président PATASSE.......Quant aux responsabilités dans cette crise, la justice centrafricaine et la Cour pénale Internationale feront leur travail.

 

En outre vous avez obtenu :

le dialogue de Libreville

le renoncement du Président BOZIZE à ses ambitions présidentielles de 2016

la possibilité donnée à vos membres d'entrer dans le Gouvernement d'Union Nationale (GUN).

Nous espérons que vos revendications corporatistes seront tenues notamment la libération des prisonniers politiques et que le processus de DDR tiendra toutes ses promesses.

Nous pensons que la guerre est derrière nous. Maintenant, c'est autour d'une table qu'il convient de nous retrouver afin de surmonter ensemble nos différends. Vous devez respecter scrupuleusement les accords de Libreville. Même si les accords de Libreville n'ont pas épuisé tous les problèmes liés à la crise ; l'essentiel c'est votre signature à respecter.

 

B: DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE M.FRANCOIS BOZIZE

 

Aussi les accords de Libreville, tels que signés, imposent à tous les acteurs y compris le Président BOZIZE, d'œuvrer pour une application stricte au profit de la paix rien que de la paix. Le Président BOZIZE n' a pas le droit à ce jour de poser des conditionnalités pour la libération des prisonniers politiques alors même que ceux -ci sont dans des situations humanitaires les plus humiliantes .Ne pas honorer sa signature est un manquement grave à la parole donnée. L'attentisme, les hésitations, les tergiversations risquent fort bien de remettre en cause la lettre et l'esprit des accords de Libreville...

Ce n'est pas du donnant donnant Monsieur Le Président !Il s'agit des vies humaines qui ont été privées de leur liberté et que les faits sont antérieurs aux accords de Libreville.

De même Monsieur Le Président, de source digne de foi,font état de votre ferme volonté de créer encore un blocage quant à la formation du gouvernement comme cela a été de la nomination du Premier Ministre M. NICOLAS TIANGAYE. Franchement en cette date du 25 janvier 2013, date anniversaire de la naissance d'un de vos prédécesseurs ayant accéder par les urnes à la magistrature suprême, je vous invite solennellement ,si c'est le cas, d' y renoncer .N'écoutez pas ceux qui vous donnent des mauvais conseils! Vous avez une chance ,donnez cette chance à la paix! Il n'est pas opportun de recourir une seconde fois à la médiation du Président SASSOU NGUESSO rien que pour former un gouvernement .


C: DU PREMIER MINISTRE M. NICOLAS TIANGAYE

 

Par ailleurs, après moult tergiversations, Maître Nicolas TIANGAYE ,et nul ne doute de son parcours et de sa capacité présumée à tout mettre en œuvre pour le succès de la transition.

Monsieur le Premier Ministre, Maître Nicolas TIANGAYE, vous êtes face à votre destin et seul devant l'histoire. Vous avez une chance exceptionnelle en cette période de transition politique, de montrer votre amour de la patrie et votre capacité d'homme d'État. Un échec ce que redoute tout le monde ou un succès salvateur sera mis à votre compte car vous disposez sur la base des accords de LIBREVILLE, de marges de manœuvre et de la légalité nécessaires à l'accomplissement de votre mission. Nul n'ignore la difficile tâche de la composition du gouvernement ,mais les défis sont immenses et l'impatience gagne les centrafricains.

Monsieur Le Premier Ministre,faites montre de courage. Vous devriez être en première ligne ! Le peuple attend de vous des gages de confiance et de consolation pendant cette période.

En attendant que vous tous, preniez conscience de l'autodestruction dans laquelle se trouve notre pays, nous vous exigeons de laisser toutes les armes au profit d'un dialogue permanent.

 

Tels sont en quelques mots la substance de cette présente Lettre ouverte, que nous vous soumettons, et que nous espérons, retiendra votre attention pour le bien du peuple.

 

FAIT A PARIS LE 25.01.2013

 

KODEGUE GUY SIMPLICE

Membre Fondateur du MLD

Rapporteur Général France,Europe

Amériques, Océanie

 

 

 

 

Ampliations : Leurs excellences Les CHEFS D'ETATS DE LA CEEAC

Ministère Français des Affaires Étrangères

 

 

 

kodeguenaki@yahoo.fr

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