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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 16:01

 

 

 

 

Collectif Touche pas à ma Constitution

 

 

A

Son Excellence   Monsieur François YANGOUVONDA BOZIZE,

Président de la République Centrafricaine

Palais de la Renaissance

Bangui (Centrafrique)

 

Monsieur le Président de la République,

Nous citoyens centrafricains résidant au Sénégal, réunis au sein du collectif « Touche pas à ma Constitution », qui a pour objectif de sensibiliser les compatriotes, tant de la diaspora comme ceux qui vivent sur le territoire national sur le respect de la constitution, ainsi que la manière dont les institutions de l’Etat sont gérées ; éveiller la conscience nationale sur la situation alarmante que vivent les populations en ce moment ; et enfin, veiller à ce qu’un Etat de droit  soit rétabli  dans le strict respect des  principes des droits de l’homme, comme de la démocratie. C’est avec un grand regret, que nous venons à travers  cette présente lettre, attirer votre attention sur ce projet de révision du code électoral, que vous envisagez en ce moment où  la  Centrafrique entière vit une crise sans précédent, dont l’une des raisons est la mauvaise organisation des dernières élections couplées.

Nous vous  invitons, à méditer sur  les expériences des différents pays qui se sont engagés dans  cette  aventure, sur l’échec cuisant de  certains  auteurs  de  ce tripatouillage,  ainsi que  la  violence  que  cette  initiative  a  engendrée.  Cette initiative, est grosse de périls pour vous et pour  tous  les Centrafricains,  et au prix de quel marchandage, du moment où vous êtes dans votre dernier mandat qui prend fin légalement à l’an 2016.

Ce projet de  loi, très éloigné des préoccupations de vos  concitoyens,  qui n’aspirent qu’à la paix, au bien-être  et la sécurité. A l’exemple des peuples Sénégalais, qui ont choisi la voix de la démocratie au travers des élections paisibles et transparentes, qui au sortir des récentes élections a fait une leçon de démocratie au monde entier,  le peuple centrafricain aussi s’attend  légitimement,  à  ce  que  le gouvernement  s’occupe  essentiellement  de  la  résolution des questions relatives à tout bon processus électoral.

Alors rester indifférent à ce sujet d’actualité, c’est compromettre d’une manière ou d’une autre  à l’avenir de notre jeunesse, du moment ou jusqu’alors vous ne montrez pas encore les motivations de cette révision du code électoral.

Nous  sommes aussi surpris, de l’intérêt que vous portez à l’article 194 dudit code. Une procédure, doit obéir à certaines considérations, notamment une large concertation avec toutes les entités nécessaires et une minutieuse préparation. Toute violation, à ce processus démocratique constitue un suicide collectif du peuple. Le Code électoral, est loin d’être un simple document  juridique, et son élaboration ne saurait se réduire à un quelconque travail d’experts, enfermés dans une tour d’ivoire, coupés des réalités.  Elle risque, de nous placer dans le cercle peu reluisant des pays qui se livrent  à un mode autoritaire d’élaboration des lois, où le pouvoir constituant doit favoriser  un seul homme.

Monsieur le Président, les récents événements du printemps arabe, qui ont secoué le monde entier démontrent combien le peuple reste souverain dans la gestion de l’Etat.

De  la Tunisie au Sénégal en passant par l’Egypte, la Lybie, le Yémen et la Syrie ou le peuple a triomphé sur tous les calculs politiciens de ces Chefs D’Etat, qui ont voulu user des institutions de l’Etat pour confisquer le pouvoir. Notre prière, est que Dieu vous inspire de la sagesse des Présidents comme : Nelson MANDELA, Amadou Toumani TOURE, Abdou DIOUF, Jerry RAWLINGS et tant d’autres encore….

 Nous terminons, cette lettre en pensant que vous avez compris le pourquoi de notre opposition à la tenue d’une révision du code électoral et en espérant que nous vous avons convaincu de la nécessité d’y renoncer, pour le Centrafrique vous n’en sortirez que plus grand.

Veuillez croire, Monsieur le président de la République, en la sincérité de nos sentiments républicains démocratiques et patriotiques.

                                                                          

                                                                                        Fait à Dakar, le 5/06/2012

                                                                                             Pour le Collectif

                                                                                       Le Coordonnateur Adjoint

                                                                                         Kenny ZOUNGARANI

Ampliation

-          Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale

-          Monsieur le Premier Ministre

-          BINUCA

-           Les Ambassades

-          La presse écrite

-          Les Partis Politique  

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