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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 00:32

 

 

 

 

Albert Besse

 

 

Pourquoi ramener Albert Besse aux finances? Le poste de ministre des finances est non seulement un poste de prestige mais aussi de souveraineté qui nécessite un homme de confiance et non un caniche. C’est aussi un poste technique et de compétence et une vitrine du pays en matière de bonne gouvernance et de transparence dans la gestion de la chose publique.

Le Ministre des Finances n'est pas désigné pour gérer la cagnotte personnelle de Bozizé mais bien des fonds publics. Pourquoi ne pas tenir compte de l'opinion nationale et internationale surtout sous-régionale? Tout le monde sait qu’Albert Besse n'est pas un homme de dossiers qui a suffisamment étalé son incompétence. D’un tribalisme à fleur de peau, il est par ailleurs trop imbu de sa personne et aussi de moralité douteuse. Que peut-il faire seul sans ministre délégué ?  Naguère ministre des finances, il  ne s’était jamais entendu pour travailler avec son ministre délégué Abdallah Kadre qu’il tenait au plus grand mépris.

Actuellement les dossiers à traiter se sont accumulés sur le bureau de Ndoutingaï atteignant même selon des témoins, la hauteur de plus d'un mètre. Les arrêtés des retraités, les ordonnancements et tous autres dossiers techniques ne sont pas traités. Le ministre des Finances est généralement très sollicité dans les réunions sur place à Bangui et aussi à l'étranger où il est Administrateur adjoint de la BAD, Gouverneur du FMI, Membre du comité ministériel de la CEMAC, de la BEAC, de la Banque Sahélo-Saharienne, du FAGACE et autres.  Ses occupations qui le retiennent constamment à l'étranger entraînent inévitablement des retards dans les traitements de dossiers, d’où l’impérieuse nécessité qu’il soit assisté d’un ministre délégué. Or avec tous ces assoiffés du pouvoir de la bozizie qui veulent tout le pouvoir pour eux seuls afin de se montrer indispensables, un vrai problème d’efficacité se pose.

S’agissant de la mauvaise moralité d’Albert Besse comme ministre des finances,  des faits précis en attestent. Il a cédé à titre onéreux la parcelle destinée à la construction du nouveau siège national de la BEAC pour la somme de 1 milliard de F CFA qui a été versée à l'Etat centrafricain mais qui a pris une autre destination car aucune trace n’a été retrouvée au trésor national. Le même Besse  a créé une société écran  sans respecter la procédure de passation de marché de la BEAC pour s'adjuger à son profit ledit marché. Si ce n’est pas un conflit d’intérêt, cela y ressemble furieusement, ce qui lui a valu l'inimitié de ses collègues de la zone.

C’est ainsi que lors d'une réunion de la zone franc qui précède généralement les rencontres de printemps du FMI et de la BM, la parole lui a été carrément refusée alors qu’il devait donner  lecture du rapport de la zone de l'Afrique centrale. Le rapport a été lu par son homologue du Congo, ce qui est franchement le comble de l’humiliation. Toujours à cause de sa mauvaise moralité, son dossier a été balayé d'un revers de main pour le poste de président de la commission de la CEMAC par le comité ministériel. 

Comme ministre des finances, Albert Besse avait démarré et achevé outre le chantier de sa villa à Bangui, la construction d’un motel à la ville frontière avec le Cameroun de Garoua-Mboulaï. Redevenu ministre, on peut aisément imaginer qu’il va très rapidement finir le chantier en question. Pourquoi de tous les anciens ministres des finances tels que Théodore Dabanga, Daniel Nditifei, pour ne citer que ces deux, c’est lui seulement que Bozizé a choisi de rappeler pour succéder à Ndoutingaï , on se le demande ? La seule raison est qu’Albert Besse a énormément aidé Bozizé dans la plus grande discrétion à mettre à sac les caisses du trésor, son profil est donc idéal pour reprendre les mêmes fonctions à la tête de ce département ministériel. Pour Bozizé, peu importe ta médiocrité du moment que tu es à son service.

La Rédaction

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique