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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 02:02

 

 

 

Sylvain-Ndoutingai

 

Preuve que le « vice-président » (comme on l’appelle à Bangui) Sylvain NDOUTINGAÏ a toujours en travers de la gorge le fait de figurer sur la « black list » de l’administration américaine dont l’ambassade parisienne lui avait refusé le visa en septembre dernier alors qu’il devait se rendre aux assemblées annuelles de la Banque Mondiale et du FMI, le toujours ministre d’Etat aux finances et au budget et indéboulonnable pilier de la bozizie a invité en ce début d'année 2012 à son cabinet et en présence de tout son staff, l'ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique, M. Lawrence Wholers pour lui exiger de fournir les raisons du mauvais traitement que lui fait subir l’administration de Washington.

En bon diplomate, l’ambassadeur a refusé de se livrer devant les collaborateurs du ministre mais une fois ceux-ci évacués, il aurait parlé entre quatre yeux au « vice-président ». C’est ainsi qu’il lui aurait clairement fait comprendre que c’est en raison de la découverte par l’administration américaine du montant colossal des avoirs bancaires de NDOUTINGAÏ dans plusieurs banques dans le monde y compris dans certains paradis fiscaux que celle-ci a décidé d’inscrire ce dernier sur la liste noire des personnes interdites de mettre pied sur le territoire américain. Voilà qui a le mérite de la clarté. NDOUTINGAÏ sait donc désormais à quoi s’en tenir.

Contrairement à ce qui avait été supposé, ce n’est donc pas à cause du contentieux qui a opposé les autorités de Bangui, en particulier BOZIZE et NDOUTINGAÏ à l’homme d’affaire et pétrolier du Colorado Jack GRYNBERG au sujet du permis d’exploration pétrolière que feu le président PATASSE lui avait octroyé, que l’administration américaine fait des tracasseries à NDOUTINGAÏ mais c’est à cause de ses milliards qui dorment dans plusieurs comptes bancaires dans le monde entier.

On se souviendra qu’en septembre dernier lorsqu’il a déposé sa demande de visa auprès de l’ambassade des USA à Paris, après le refus opposé initialement, sur intervention de l’ambassadeur de Centrafrique à Washington auprès du Département d’Etat, il a été répondu qu’à titre « exceptionnel et pour cette fois-ci seulement » le visa était accordé à NDOUTINGAÏ mais ce dernier a malgré tout choisi de ne plus se rendre aux USA, craignant d’y être arrêté et menotté comme Dominique Strauss-Kahn avait-il confié  à ses proches.

Dans un pays normal, le fait qu’un ministre des finances d’un pays aussi nécessiteux d’argent que la RCA ne puisse pas mettre pied à Washington où se trouvent précisément les sièges du FMI et de la Banque Mondiale constituerait une raison suffisante pour qu’il aille voir ailleurs mais en Centrafrique sous la bozizie, c’est paradoxalement une source de fierté et de gloriole pour l’intéressé qui plastronne plus que jamais à son poste et sort même renforcé de ce bannissement par les USA.

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique