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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 18:53

 

 

 

militaires sud af

 

 

NEW YORK (Nations unies), 24 jan 2013 (AFP) - Les troupes étrangères qui se trouvent en République centrafricaine (RCA) doivent rester dans le pays pour empêcher celui-ci de devenir "un nouveau Mali", a estimé jeudi la représentante spéciale de l'ONU en RCA.


Ces soldats étrangers --notamment des Français, des Sud-Africains et des Tchadiens-- doivent contribuer à "créer un pare-feu en Centrafrique pour empêcher les mouvements que nous voyons dans le Sahel de venir par ici", a expliqué Margaret Vogt.


"Cet endroit peut facilement devenir un nouveau Mali", a-t-elle affirmé, lors d'une téléconférence avec des journalistes organisée depuis Bangui.


Après une offensive éclair en décembre, qui les ont amenés aux portes de Bangui, les rebelles du Seleka avaient accepté à Libreville un cessez-le-feu et le retrait des zones occupées. Mais le gouvernement centrafricain les accuse de poursuivre leur "conquête" dans le nord et le centre sud.


"La communauté internationale doit maintenant s'impliquer plus énergiquement, sur les plans diplomatique et financier, pour empêcher la RCA de sombrer", a estimé Mme Vogt: "La RCA occupe une position stratégique (car) ce qui se passe en RCA aura un impact sur tous les pays de la région".


Le Conseil de sécurité a adopté jeudi une résolution qui prolonge d'un an le mandat de sa mission dans le pays, le Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en RCA (Binuca).


La résolution "appelle a la mise en oeuvre prompte et intégrale de l'accord" de Libreville et "se félicite de la nomination d'un représentant de l'opposition au poste de Premier ministre du gouvernement d'unité nationale".


Le Conseil demande à "toutes les parties, en particulier le Seleka, d'autoriser l'acheminement sans entrave, en toute sécurité et au plus vite de l'aide humanitaire à ceux qui en ont besoin et de protéger les civils contre toute forme de violence".


Le Seleka est aussi sommé "d'empêcher l'enrôlement et l'emploi d'enfants" soldats. Le Conseil demande par ailleurs au gouvernement centrafricain "d'enquêter sur les informations faisant état de violations des droits de l'homme dans le pays, notamment à Bangui, et de veiller à ce que les responsables soient traduits en justice".

 

 

 

NDLR : Les troupes plus qu’« étrangères » dont le principe du retrait au plus vite a été acté à Libreville sont essentiellement celles de Jacob Zuma que Bozizé a fait venir en vertu des accords opaques de business qui les lient via le mafieux Didier Pereira. Il ne s’agit pas de celles de la FOMAC qui étaient déjà là depuis belle lurette et dont les effectifs ont été augmentés pour une intervention en urgence dans un cadre bien précis. Elles ont l’appui logistique de la France, là aussi dans un contexte bien défini. 

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