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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 17:17

 

 

 

 

Thierry-Mal-yombo.jpg

 

                Thierry Maléyombo

 

 

Ngouandjika

  

                  Fidèle Ngouandjika

 

 

Zingas Aurélien

  

              Aurélien Simplice Zingas

 

Parfait-Mbay-portrait.jpg

 

                Anicet Parfait Mbay

 

  

Elie Oueifio

 

                     Elie Ouefio

 

 

Gaou la fumée

 

       Célestin Leroy Gaombalet PAN

 

 

Zama Javan Papa

 

Javan Papa Zama DG presse présidentielle

 

 

L’étau se resserre autour de Maléyombo et sa bande

Bangui, 15 juillet 2011 – (L’INDÉPENDANT) – Le directeur commercial de Socatel (Société centrafricaine de télécommunication) a été placé en garde à vue jeudi à la SRI, a-t-on appris d’une source proche du ministère des postes et télécommunications.

M. Abdéramane Baron est accusé de « détournement de recettes et vol de panneaux solaires de la Socatel », si l’on croit la source qui précise également que « certains panneaux solaires auraient été distribués aux amis de l’ancien ministre de tutelle, Simplice Zingas et Parfait Mbaye ».

Toujours selon même source, le magistrat Victor Komamakoua, vice-président du comité de gestion de Socatel se serait rendu complice des agissements d’Abdéramane Baron et serait prochainement placé en garde à vue pour nécessité d’enquête.

Aucune réaction officielle n’est jusqu’alors disponible.

Par ailleurs, nous avons appris que l’ancien ministre des postes et télécommunications, le sulfureux Thierry Maléyombo, est interdit de quitter le territoire centrafricain et son passeport confisqué.

Pour rappel, les anciens ministres des postes et télécommunications, Thierry Maléyombo et Fidèle Gouandjika sont dans le collimateur des enquêteurs après l’ouverture d’un audit sur leur gestion, ordonné par le nouveau ministre Karim Meckassoua.

 

NDLR : Les révélations ces derniers temps à Bangui se multiplient et se succèdent sur de sales et sombres affaires de vols, de malversations financières diverses, de corruption et de détournement de deniers publics, mettant en cause ou impliquant d’éminents dignitaires du pouvoir et d’anciens ou de ministres encore en exercice. L’entourage direct et immédiat de Bozizé n’est pas épargné, à en juger avec le cas grotesque du DG de la presse présidentielle et griot patenté du régime, Javan Papa Zama, brièvement interpelé et auditionné par la police politique du pouvoir pour avoir détourné une partie d’une enveloppe qu’il était censé remettre aux étudiants. C’est bien la preuve et la confirmation si besoin en était encore, du climat délétère qui précède habituellement la fin de tout régime politique au bout du rouleau et en désarroi, celui de Bozizé ne faisant pas exception.

Les noms de Simplice Aurélien Zingas récemment épinglé pour une affaire de vingt millions de F CFA qu’il a soutirés à REGICA, une société de communication, Thierry Maléyombo, Fidèle Ngouandjika notamment. reviennent en boucle et sont les mêmes qui ne cessent de défrayer la chronique mais quoi de surprenant d’apprendre maintenant que d’autres noms comme celui du ministre d’Etat aux transports, Anicet Parfait Mbay, soit cité dans l’affaire de recel de panneaux solaires volés à la SOCATEL dont il est ici question. La liste des malfrats et ministres délinquants ne fait donc que s’allonger. Nous avons fait dernièrement état du cas de gonflement malhonnête de vingt millions de F CFA par Célestin Leroy Gaombalet, président de l’assemblée nationale qui n’en est pas à son premier coup selon nos informations, du devis des indemnités de session des députés.

Ces gros bonnets sont connus comme coutumiers de la pratique de surfacturation et de gonflement de devis pour voler l’Etat mais ne sont jamais inquiétés. Ce sont donc des membres ripoux du gouvernement de Bozizé entre autres qui sont directement responsables de la faillite des sociétés et entreprises sous leur tutelle.

Après le départ du ministère de l’Administration du Territoire de Elie Ouéfio, actuellement SG de la présidence et du KNK, les langues se délient désormais dans ce ministère et font état du niveau inadmissible de corruption qui fut le sien. Toutes ses signatures au bas de documents administratifs faisaient systématiquement l’objet de rétribution. Une véritable grille tarifaire (de 100.000 F CFA (152 euros) à 500.000 F CFA (763 euro) existait pour l’obtention des licences de débit de boisson, permis de port d’arme et de chasse, et autres documents de naturalisation. Ce monsieur qui se dit pourtant diacre de son église de Galabadja, a quitté ce département les poches bien remplies.

Quant au général d’opérette Jules Bernard Ouandé, qui avait aussi eu à diriger la sécurité publique et également l’Administration du territoire, il est carrément soupçonné de faire dans la fausse monnaie car la quantité de billets craquants qu’il distribuait quotidiennement pas moins de 10.000 F CFA (16 euros environs) à plus d’une vingtaine de ses agents de renseignement, ne pouvaient pas provenir d’un circuit licite quand on connaît le peu de moyen dont dispose l’Etat centrafricain. C’est tout simplement hallucinant !

S’agissant de Fidèle Ngouandjika, actuellement ministre de l’agriculture et son successeur aux Télécommunications Thierry Maléyombo, de fortes présomptions de détournements de deniers publics et autres malversations planent sur les deux. Les origines de leur fortune personnelle sont très suspectes et inversement proportionnelles à la grave faillite de la SOCATEL et la mauvaise situation financière de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART), deux structures du département des télécommunications qu’ils ont tous les deux eu à gérer.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique