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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 14:00

 

 

 

 

Bozizé ailleurs


 

RFI  jeudi 21 mars 2013

 

En Centrafrique, les rebelles de la Séléka ont effectivement repris les armes. Ils affirment être entrés ce jeudi 21 mars 2013 au matin dans les localités de Bouka et de Batangafo. La présidence centrafricaine, elle, dit conserver le contrôle de ces deux localités, qui sont cependant, selon elle, « sous la menace d'attaques ».Une action lancée alors que l'ultimatum de 72 heures fixé par la rébellion a expiré mercredi soir.

 

C'est le chef d'état-major chargé des opérations de la Seleka, le général Arda Hakouma qui affirme que les opérations militaires de la rébellion ont effectivement repris ce matin, jeudi 21 mars 2013. En milieu de matinée, il a déclaré à RFI que les rebelles de la coalition Seleka étaient entrés dans les sous-préfectures de Bouka et Batangafo, dans la partie nord du pays. Selon lui, ils effectuent des opérations de vérification sur le terrain, et l'entrée dans ces deux localités s'est faite sans grande difficulté.

 

Le porte-parole de la présidence centrafricaine, Gaston Mackouzangba affirme de son côté que les deux localités restent sous contrôle des Forces armées centrafricaines (FACA), mais qu'elles sont sous la menace d'attaques « en violation flagrante de l'esprit et de la lettre de l'accord de Libreville ». Il ajoute : « J'appelle mes frères de la coalition Seleka, s'ils aiment leur pays, à revenir à la table des négociations ».

 

Ces bruits de canon se produisent alors que l'ultimatum de 72 heures fixé par les rebelles a pris fin hier soir, mercredi 20 mars 2013. Les hommes de la Seleka se disent mécontents de l'application des accords de paix de Libreville signés le 11 janvier dernier, ils ont lancé une série de revendications : entre autres libération des prisonniers politiques, reconnaissance de leurs grades, intégration de 2 000 de leurs éléments dans l'armée. Certaines de ces revendications ont été satisfaites par les autorités qui ont signé deux décrets en ce sens. Mais la rébellion a déclaré hier soir que cela ne suffisait pas à ses yeux.

 

Le conseil de sécurité de l'ONU, dès hier soir, avait dénoncé et condamné par une déclaration des 15 pays membres les attaques menées récemment par les rebelles de la coalition Seleka, en particulier à Bangassou (dans le sud) et ses environs. Le conseil a également condamné la menace de reprise des hostilités et invité toutes les parties à respecter de bonne foi les accords de Libreville du 11 janvier dernier.

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