Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 18:27

 

Bara âla kwê !
  
Pour les autorités, actuelles ou à venir : bien connaître la volonté de Dieu, qui est "sainte, juste et bonne", afin de mieux exercer l'autorité reçue de Dieu quelle qu'elle soit. 
  
Bonne méditation.
  

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

 http://philadelphie-infos.over-blog.com/#

 

LES RAISONS BIBLIQUES DU GOUVERNEMENT DES NATIONS

 

*   *   *

 

I) ISRAËL : LE LABORATOIRE DIVIN EN MATIÈRE DE GOUVERNEMENT

 

C’est quelque part, en Extrême-Orient, qu’il a plu à Dieu de créer l’homme à Son image et de lui confier la mission de procréer et d’habiter toute la surface de la terre (Genèse 2). C’est encore dans cette région (Ur, devenue Mésopotamie, puis Babylone, puis une partie de l’Irak, aujourd’hui) qu’il a suscité Abraham, l’a conduit à Canaan, l’actuelle Palestine, puis a fait émigrer sa postérité en Égypte. Quatre cents ans plus tard, il se souvint de sa promesse à Abraham, délivra Israël de la servitude et le conduisit au désert où il en fit une véritable nation (communauté humaine liée par une histoire commune et un destin commun) dont Paul écrit que l’expérience, au désert, a été rapportée pour nous servir d’instruction :

 

« Tous ces événements leur sont arrivés pour nous servir d’exemples. Ils ont été mis par écrit pour que nous en tirions instruction, nous qui sommes parvenus aux temps de la fin » (1 Corinthiens 10 : 11).

 

Quelle leçon devrions-nous donc tirer, en matière de gouvernement de nos sociétés, de l’expérience d’Israël, peuple élu de Dieu mais d’abord, quelle est cette expérience ?

Dans le livre du Deutéronome, nous apprenons que Moïse a nommé des chefs, sages et respectés, choisis par le peuple, pour gouverner et pour juger :

 

« J’ai donc pris les chefs de vos tribus, des hommes sages et estimés, et je les ai établis chefs de vos milliers, de vos centaines, de vos cinquantaines et de vos dizaines et administrateurs pour vos tribus. 

J’ai donné, en ce temps-là, les instructions suivantes à vos juges : Écoutez avec une attention égale les causes de vos compatriotes et jugez avec équité les différends de chacun dans ses rapports avec son compatriote ou avec un étranger. 

Soyez impartiaux dans vos décisions, écoutez le petit comme le grand, et ne vous laissez pas intimider par qui que ce soit ; car la justice relève de Dieu. Si une cause paraît trop difficile pour vous, soumettez-la moi et je l’examinerai » (Deutéronome 1 : 15 – 17).

 

Dans ce passage, Moïse établit une analogie directe entre les critères du jugement de Dieu et ceux devant régir le genre de justice que les êtres humains devraient pratiquer : parce que le jugement est la prérogative de Dieu, le Dieu de toute justice requiert que tout jugement humain soit juste et impartial, quelle que soit la position sociale des justiciables en cause.

 

Bien plus tard, Israël, en observant les pratiques sociales en matière de gouvernement des nations voisines, a souhaité l’instauration en son sein de la royauté humaine, certainement beaucoup plus laxiste que la royauté divine exercée de manière directe et rigoureuse sur le peuple. Dieu y consentit, mais fit bien comprendre que le roi était appelé, tout comme les juges, à lire la Loi de Dieu et à y obéir lui-même, puis à gouverner sur cette base :

 

« Quand il accédera au trône, il écrira sur un livre pour son usage personnel, une copie de cette Loi que lui communiqueront les prêtres-lévites. 

Cette copie ne le quittera pas, il y lira tous les jours de sa vie afin qu’il apprenne à révérer l’Eternel son Dieu, en obéissant à toute cette Loi et en appliquant toutes ces ordonnances. 

 Ainsi, il ne s’enorgueillira pas pour s’élever au-dessus de ses compatriotes et il ne déviera de la Loi ni dans un sens ni dans l’autre. De la sorte, il s’assurera, ainsi qu’à ses descendants, un long règne sur le trône d’Israël » Deutéronome 17 : 18 – 20).

 

Pour bien montrer que cette exigence n’est en rien facultative, Dieu, dans la suite de l’histoire d’Israël, s’est toujours réjoui des rois qui l’ont aimé et qui ont régné avec justice, obéissant ainsi à Ses commandements (2 Samuel 7 : 8 – 16 ; Psaume 89 : 1 – 4, 19 – 37) comme le montre si bien l’exemple du roi Josaphat :

 

« Il établit des juges dans toutes les villes fortifiées du pays de Juda, et leur donna les instructions suivantes : ‘Veillez avec soin à ce que vous faites, car ce n’est pas pour des hommes que vous prononcerez des jugements, mais pour l’Eternel, et il vous assistera lorsque vous rendrez la justice. 

Maintenant, agissez comme révérant l’Eternel et soyez circonspects dans tout ce que vous faites, car l’Eternel, notre Dieu, ne tolère ni l’injustice, ni la partialité, ni la corruption par des cadeaux’» (2 Chroniques 19 : 5 – 7).

 

On voit donc qu’Israël, laboratoire divin du gouvernement humain selon la volonté de Dieu, a commencé par connaître le régime de la chefferie, puis celui de la théocratie avant de recourir, à sa propre demande, à celui de la royauté et, aujourd’hui, à celui de la démocratie.

 

Quel que soit le régime adopté par un peuple, l’exigence divine n’en reste pas moins, pour tous, valable, en matière de justice stricte et impartiale. À nos responsables politiques et à nos magistrats, en toute nation, de prendre à cet égard leur responsabilité, chacun pour ce qui le concerne, afin que la communauté dont la charge leur a échu connaisse une paix et une cohésion interne des plus fiables et bienfaitrices, cela va de soi.

 

II. LES RAISONS BIBLIQUES DU GOUVERNEMENT

 

Pour quelles raisons Dieu a-t-il jugé utile d’instaurer, au sein des sociétés humaines, le principe du gouvernement ?

 

On en distingue trois principales :

 

A) L’ADMINISTRATION DE LA JUSTICE

 

Nous avons vu, plus haut, que rendre justice constitue une prérogative de Dieu. Il la délègue en conséquence à l’homme afin qu’un minimum de justice humaine soit rendue en Son Nom parmi les hommes, tous les hommes de la terre, comme l’attestent les passages considérés plus haut, auxquels nous pouvons ajouter ceux qui suivent :

 

« Dans toutes les villes que l’Eternel votre Dieu vous donnera, vous instituerez des juges et des magistrats dans vos tribus, et ils jugeront le peuple en rendant de justes jugements. 

Vous ne fausserez pas le cours de la justice, vous ne ferez pas preuve de partialité envers les personnes, et vous ne vous laisserez pas corrompre par des cadeaux, car ceux-ci aveuglent même les sages et compromettent la cause des innocents. 

Cherchez à rendre une pleine justice afin que vous viviez et que vous conserviez la possession du pays que l’Eternel votre Dieu vous donne » (Deutéronome 16 : 18 – 20),

Et :

« C’est par moi que règnent les rois, et que les princes décrètent des lois justes. 

Par moi gouvernent tous les chefs, tous les hommes d’Etat et tous les magistrats sur terre » (Proverbes 8 : 15 – 16).

 

B) LA SANCTION DES DÉLITS

 

Pour Dieu, Juge juste et impartial de toute la Création, il va de soi que toute désobéissance à la Loi mérite châtiment. C’est ainsi qu’il fit clairement comprendre, en Proverbes 17 : 15, que l’acquittement du coupable aussi bien que la condamnation de l’innocent lui sont, tous les deux, en horreur !

 

De nombreux autres passages dans les livres de l’Exode et du Deutéronome l’affirment également, en particulier Deutéronome 16 : 18 – 20 cité plus haut.

 

Le Nouveau Testament, quant à lui, n’y va pas de main morte quand elle enseigne, de la main de l’apôtre Paul :

 

« 1 Chacun doit obéir aux autorités placées au–dessus de nous. En effet, toute autorité vient de Dieu, et c’est Dieu qui donne leur place à celles qui existent. 2 Alors, si quelqu’un lutte contre les autorités, il lutte contre l’ordre voulu par Dieu, et ceux qui refusent de leur obéir seront condamnés. 3 Quand on fait le bien, on ne doit pas avoir peur des autorités officielles, mais on doit avoir peur d’elles quand on fait le mal. Tu ne veux pas avoir peur des autorités ? Alors fais le bien et tu recevras leurs félicitations. 4 Oui, les autorités sont au service de Dieu pour te conduire au bien. Mais si tu fais le mal, tu dois avoir peur, car les autorités ont le pouvoir de punir, et ce n’est pas pour rien ! Quand les autorités punissent, elles sont au service de Dieu, elles montrent la colère de Dieu contre celui qui fait le mal. 5 C’est pourquoi il faut leur obéir, non seulement pour éviter la colère de Dieu, mais encore parce que notre conscience nous le demande » (Romains 13 : 1 – 5).

 

Pas d’échappatoire pour quiconque se veut obéissant à la Parole de Dieu, n’est-ce pas ?

 

C) LA DÉFENSE ÉQUITABLE DU PAUVRE

 

Que l’Eternel Dieu se soucie, au plus haut point, de défendre le pauvre et l’indigent sans défense, face à l’agression des puissants et à l’injustice, et qu’Il s’attache à leur garantir l’équité face au pouvoir judiciaire, ne font aucun doute lorsqu’on lit Ses injonctions au roi qui devrait régner à la tête du pays d’Israël :

« Ouvre la bouche pour défendre ceux qui ne peuvent parler, pour défendre les droits de tous ceux qui sont délaissés. 

Oui, parle pour prononcer de justes verdicts. Défends les droits des malheureux et des pauvres ! » (Proverbes 31 : 8 – 9),

Et encore :

« Opprimer le pauvre, c’est outrager son Créateur, mais avoir de la compassion pour les indigents, c’est l’honorer » (Proverbes 14 : 31).

 

Beaucoup d’autres passages tels Proverbes 17 : 5, Prov. 19 : 17, Esaïe 3 : 13 – 15 et Amos 5 : 5 – 10 ; 8 : 4 – 10, pour ne citer que ceux-là, vont dans le même sens, en sorte que l’on peut en conclure que cette attitude de respect et d’équité à l’égard de l’indigent est requise de la part de tous ceux qui exercent l’autorité, car elle exprime et coïncide exactement avec la propre attitude du Seigneur Dieu à l’égard de cette catégorie sociale (Psaume 146 : 7 – 9).

 

Ces passages montrent avec clarté que Dieu tient en très haute considération la justice en ce monde, qu’Il agréé et honore ceux qui gouvernent avec sagesse et châtient par contre, sans ménagement, après moult avertissements, ceux qui, aveuglés par la puissance du pouvoir, croient devoir s’en dispenser, sans autre forme de procès.

 

Cette estime de Dieu pour du maintien et du plein exercice d’une justice équitable est telle que les autorités établies, en quelque pays que ce soit au monde, reçoivent de lui le titre honorifique de « dieux », notamment dans le Psaume 82 ci-dessous reproduit dans son intégralité.

 

Ce psaume décrit Dieu en train de présider l’assemblée des dirigeants de toutes les nations, et de les inviter à rendre compte de leurs dénis de justice autant que de leur refus de délivrer le pauvre de ses oppresseurs :

 

« 1 Psaume d’Assaf. Dieu est debout, entouré de ses conseillers. Au milieu des dieux, il rend la justice :

2 ‘Vous jugez de façon injuste, vous êtes trop bons avec les coupables. Cela va durer jusqu’à quand ? 3 Défendez les droits des orphelins et de ceux qui manquent de tout ; faites justice aux malheureux et à ceux qu’on écrase par l’injustice. 4 Libérez les pauvres et ceux qui manquent de tout, arrachez-les aux mains des gens mauvais.

5 Mais vous êtes des ignorants, vous ne comprenez rien, vous êtes complètement corrompus, c’est pourquoi le monde ne tient pas debout. 

6 Moi, j’ai dit : Vous êtes des dieux, des fils du Dieu Très-Haut, vous tous ! 7 Pourtant, vous mourrez comme les hommes, vous tomberez comme n’importe quel chef !’

8 Lève-toi, ô Dieu, juge la terre ! Oui, tu es le maître de tous les peuples ».

 

De tels passages ont permis à Calvin d’écrire que l’Autorité Civile « est une vocation non seulement sainte et légitime devant Dieu, mais aussi très sacrée et honorable entre toutes les autres » (Institution de la Religion Chrétienne, IV, XX, 1 – 10).

 

Si donc les dirigeants de toutes les nations, relevant des ordres  politique et judiciaire, sont appelés à rendre compte de leur gestion au Roi des rois et au Seigneur des seigneurs, c’est qu’ils n’exercent, en fait, qu’un pouvoir dit à juste titre « temporel », c’est-à-dire, appelé à cesser, dans le temps. En ont-ils seulement conscience ?

 

Prions avec foi et compassion pour nos autorités, comme le recommandent les Écritures ; alors, nous aussi, nous n’aurons pas à rendre compte, devant le juste Juge, de notre propre faillite face à notre responsabilité spirituelle, si vitale pour leur salut :

 

« 1 Je recommande en tout premier lieu que l’on adresse à Dieu des demandes, des prières, des supplications et des remerciements pour tous les hommes.

 2 Que l’on prie pour les rois et pour tous ceux qui sont au pouvoir, afin que nous puissions mener, à l’abri de toute violence et dans la paix, une vie qui exprime, dans tous ses aspects, notre attachement à Dieu et qui commande le respect. 3 Voilà ce qui est bien devant Dieu, notre Sauveur, ce qu’il approuve. 4 Car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.

 5 En effet, il y a un seul Dieu, et de même aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, un homme : Jésus–Christ. 6 Il a offert sa vie en rançon pour tous. Tel est le témoignage qui a été rendu au moment voulu.

 7 C’est pour publier ce témoignage que j’ai été institué prédicateur et apôtre (je dis la vérité, je ne mens pas), pour enseigner aux non–Juifs ce qui concerne la foi et la vérité. 8 C’est pourquoi je veux qu’en tout lieu les hommes prient en élevant vers le ciel des mains pures, sans colère ni esprit de dispute » (1 Timothée 2 : 1 – 8).

 Question ultime de conscience : peut-on être chrétien, membre d’un parti politique en démocratie, bien entendu, et prier sincèrement pour une autorité de son pays, ou d’ailleurs, relevant d’un parti adverse ?

 On le sait : c’est un sacrilège, au plan politique, mais un acte de parfaite obéissance à l’Éternel des cieux, selon qu’il est écrit : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5 : 29).

 

Et si l’on s’exposait de la sorte à des sanctions de son parti ?

Les Écritures enseignent :

 

« 17 Mieux vaut souffrir en faisant le bien, si telle est la volonté de Dieu, qu’en faisant le mal » (1 Pierre 3 : 17).  

 

Vous pourriez vous demander, compte tenu de l’importance de vos objectifs socio-politiques fixés par votre parti, si cela en vaut vraiment la peine…

 

Oui, bien évidemment ! Souvenez-vous, frères et sœurs bien-aimés en Christ, à qui vous aviez confié votre vie en croyant ! N’est-ce point à l’Éternel des cieux, le juste Juge ? Or, le Seigneur Dieu est Celui qui engage formellement et Son honneur, et Son intégrité absolus en déclarant :

 

« 14 ‘Parce qu’il m’est attaché à moi, le Seigneur, je vais le sauver et le protéger car il me connaît. 15 Il m’invoquera, je lui répondrai, oui, je serai avec lui au moment de la détresse, et je le délivrerai, je le couvrirai de gloire. 16 Je le comblerai de jours et je lui ferai connaître mon salut’ » (Psaume 91 : 14 – 16).

 

Bonne méditation, et que le Seigneur des cieux vous conduise et vous bénisse en tout ce que vous entreprendrez, en Son Nom, et pour Sa seule gloire !

 

C. MABADA-MABAYE – Pasteur – Mercredi 09 Novembre 2011

 

*   *   *

 

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Société