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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 02:39

 

 

Bozizé à Bruxelles le 17 juin 2011

 

Est-ce par ironie du sort mais aussi invraisemblable que cela puisse être, c’est ce 14 octobre 2011 jour anniversaire de la naissance du président François BOZIZE qui a eu 65 ans que les rumeurs sur son décès se sont paradoxalement davantage amplifiées toute la journée à Bangui et aussi à l’étranger au sein de la diaspora centrafricaine.

Sur les antennes de la radio KNK pour ne pas dire la radio nationale, entre l’agaçante diffusion répétée d’une prétendue lettre de Sarkozy et celle de l’ambassadeur de France en Centrafrique Jean-Pierre VIDON ainsi que celle du secrétaire général du KNK Elie OUEIFIO et Michel GBEZERA-BRIA directeur de cabinet de la présidence souhaitant bon anniversaire à BOZIZE, les Centrafricains se perdaient en conjecture.

Voici depuis presque une semaine que ces folles rumeurs sur le président BOZIZE circulent avec insistance tant en Centrafrique qu’à l’étranger, tantôt le donnant pour très malade, tant le donnant pour mort. Ces rumeurs ont contraint la présidence à publier le communiqué de presse ci-dessous.

Alors que face à ce genre de situation, seule une apparition publique de la personne sur laquelle existent des doutes ou la publication d’un bulletin officiel de santé signé de son médecin personnel pourrait couper court aux folles rumeurs, l’opinion a plutôt droit à un fade communiqué de presse vraiment dans le plus pur style langue de bois, publié ce jour par le conseiller en communication de l’intéressé qui s’en prend pêle-mêle aux « médias électroniques inféodés aux partis de l’opposition et reprises dans certains journaux ayant pignon sur rue à Bangui », à Joseph BENDOUNGA sans le nommer ainsi qu'à ceux qu’il qualifie « d’ogres politiques qui, ayant échoué sur le terrain du jeu démocratique se rabattent désespérément du côté du matraquage psychologique de l’opinion nationale et internationale comme refuge éhonté ».

En effet, sauf si le président BOZIZE a été gravement irradié lors d’un de ses déplacements sur le site d’AREVA à Bakouma, on ne voit pas très bien la pertinence du  rapport que le communiqué de la présidence établit avec l’uranium de Bakouma, le pétrole de Birao ou l’or de Ndassima. C’est de la diversion et de la divagation purement et simplement pour amuser la galerie. La réalité nationale incontournable que la présidence feint aujourd’hui d’ignorer est que les Centrafricains en ont plus qu’assez de la corruption et de la mauvaise gouvernance de ce régime.

Ils en ont plus qu’assez de l’insécurité, de la famine, de la malnutrition infantile, du manque d’électricité et de l’eau potable. Pour ces fléaux ainsi que le très mauvais état des routes dans le pays et notamment dans la capitale où les ouvrages d’art sur les principaux axes routiers sont endommagés les uns après les autres suite aux pluies diluviennes leur font vivre un épouvantable enfer, des mois et des mois dans l’indifférence totale des autorités du pays.

Ayant beaucoup de mal à trouver quelques points positifs à mettre à l’actif de BOZIZE dans son catastrophique bilan depuis son coup d’Etat du 15 mars 2003, le communiqué de la présidence s’accroche désespérément à des choses et des machins tels que l’ITIE, initiative PPTE, le DSRP, autant de tartes à la crème de certains membres du gouvernement mais dont on ne perçoit aucun impact sur les conditions de vie des citoyens ni sur le pouvoir d’achat au quotidien. L'xploitation politicienne et imprudente que fait la présidence de l'accord de cessez-le-feu UFDR-CPJP dont l'encre n'est même pas encore sèche est dérisoire. Quel lien peut-on faire avec la santé du président BOZIZE ? 

Dès lors, il est vain que la présidence puisse exhorter à présent les Centrafricains à faire confiance à BOZIZE. Le souvenir des récentes manifestations populaires contre l’insécurité, les assassinats en province de médecins, contre les délestages chroniques et la pénurie d’eau potable sont encore bien vivaces dans la mémoire des Centrafricains pour attester de leur rejet du pouvoir BOZIZE synonyme pour de toutes ces souffrances. Ce pouvoir n’est pas capable d’apporter la moindre solution à quelque problème que ce soit des Centrafricains. Où est la cimenterie de Nzila promise tambour battant il y a deux ans déjà ? On peut tromper le peuple un moment mais on ne pourra le faire tout le temps.

Le président BOZIZE a à sa disposition plusieurs médecins. Qu'attendent ceux-ci pour publier un bulletin médical sur leur illustre patient afin de mettre un terme à toutes les folles rumeurs sur lui ? C'est ce silence qui les alimente. Le communiqué de Pascal BOLANGA, loin de dissiper le doute et les supputations, produit l'effet contraire sur l'opinion.   

Rédaction C.A.P

  

Communiqué du conseiller en communication de Bozizé

Suite aux récurrentes informations diffusées sur les médias électroniques inféodés aux partis de l’opposition et reprises dans certains journaux ayant pignon sur rue à Bangui, la présidence de la république appelle l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la gravité de la situation et les dommages engendrés sur l’image de la RCA par ce qui constitue une véritable campagne de désinformation et de propagation de fausses nouvelles orchestrée avec acharnement contre la République.

Les derniers faits enregistrés à cet effet concernent la diffusion d’informations mensongères sur la santé du président de la République instrumentalisé dans le seul but de déstabiliser l’Exécutif. Non seulement les auteurs de ces informations n’ont apporté aucune preuve de ce qu’ils allèguent mais ils voudraient par ailleurs faire constater par la Cour constitutionnelle une vacance de pouvoir en en invoquant l’article 34 de la loi fondamentale.

Or, les faits requis au terme de cet article pour une telle constatation ne sont pas réunis. Le chef de l’Etat qui a un agenda rempli assume normalement ses charges régaliennes depuis son accession à la magistrature suprême jusqu’à ce jour. Il s’agit d’allégations à la fois infondées et inopportunes. D’autant plus que le respect dû à celui qui incarne les institutions républicaines est bafoué et que les auteurs de ces allégations poussent l’outrecuidance jusqu’à se prévaloir de la Constitution pour arriver à leurs fins.

La campagne orchestrée poursuit deux objectifs majeurs : premièrement : ruiner toute la considération dont sont crédités la Centrafrique et le président François BOZIZE YANGOUVONDA auprès de l’opinion nationale et internationale compte tenu des efforts consentis par le pouvoir pour le redressement du pays après plusieurs décennies de crises et de chaos.

Deuxièmement, tenter de refouler la légitime aspiration du peuple centrafricain à prétendre à un mieux-être. En réalité cette campagne n’est rien d’autre que l’œuvre mesquine d’ogres politiques qui, ayant échoué sur le terrain du jeu démocratique se rabattent désespérément du côté du matraquage psychologique de l’opinion nationale et internationale comme refuge éhonté.  Aussi, la présidence de la République voudrait rappeler qu’en dépit des dommages causés par cette campagne de désinformation, la Centrafrique sous la gouvernance du président François BOZIZE YANGOUVONDA se tient debout et continue à jouir de la confiance de la communauté internationale. Quelques faits symboliques en témoignent :

Les nombreuses visites du président de la configuration pour la consolidation de la paix en Centrafrique. Dans le sillage des contentieux nés des dernières Elections Générales, le Dialogue politique renforcé avec l’opposition démocratique est en cours dans le cadre de la politique d’ouverture du président de la République en synergie avec l’Union européenne avec l’article 8 de l’Accord de Cotonou.

Les deux mouvements rebelles la CPJP et l’UFDR encore récemment en activité viennent de signer un accord de paix qui confortent la dynamique enclenchée par le dialogue politique inclusif en 2008.

La pertinence du DSRP deuxième génération largement approuvé par la communauté des bailleurs et nourrie des opportunités suscitées par la Table Ronde de Bruxelles constitue un réel espoir d’ouverture du pays vers de nouveaux horizons.

Le soutien de la Banque Mondiale dans la redynamisation de l’environnement des affaires et le développement de l’agriculture centrafricaine conformément aux engagements pris par cette institution constitue une autre marque de confiance.

La politique de désenclavement du pays conduite par les Ministères du développement du transport et de l’aviation civile se poursuit avec le lancement des premiers vols aériens domestiques qui constituent un levier pour la politique de Décentralisation et des pôles de développement propice à la renaissance du monde rural.

La présidence de la République rappelle le chemin parcouru avec courage par le président François BOZIZE YANGOUVONDA grand ouvrier artisan du kwa na kwa avec le peuple centrafricain au cours du premier mandat avec des acquis palpables notamment :

L’atteinte par la Centrafrique au point d’achèvement de l’initiative PPTE ;

Son accession au statut de pays conforme o l’initiative pour la transparence dans les industries extractives ITIE ;

La mise en cohérence de la gouvernance forestière avec les accords de partenariat volontaires signés avec l’Union européenne pour la certification du bois centrafricain dans le cadre du processus FLEGT pour ne citer que ces quelques réformes symboliques qui relevaient d’une véritable gageure au demeurant. Sans omettre que depuis 2003 la Centrafrique a renoué avec les succès sportifs et une image dynamique d’un pays qui gagne.

La présidence de la République exhorte les Centrafricains à continuer à faire confiance aux atouts du pays qui sont nombreux en l’occurrence l’uranium de Bakouma, l’or de Ndassima, le pétrole de Birao et les terres cultivables favorables à l’essor de l’agriculture. Elle rappelle que la volonté politique et la détermination du président  François BOZIZE YANGOUVONDA  à conduire la Centrafrique vers un avenir gagnant sont intactes. Elle souligne le ferme engagement du Premier Ministre Faustin Archange TOUADERA à mettre en œuvre les chantiers de la reconstruction du pays préconisés par le président de la République. Le pouvoir exécutif continuera donc à créer les conditions  pour la mobilisation sans cesse croissante de l’aide en faveur du développement du pays.

Ce quinquennat demeure celui de l’Espérance et de l’Emergence dans la continuité des efforts depuis 2003. Cette évidence sonne comme un cinglant démenti asséné aux oiseaux de mauvaise augure qui pensaient l’échec du pouvoir écrit dans les astres. L’invention et le sensationnalisme qui sont la marque de fabrique des forces rétrogrades qui invoquent « le dépérissement de l’Etat » ne visent qu’à nier la vérité et à créer une atmosphère trouble.

La présidence de la République invite l’opinion nationale et internationale à la plus grande vigilance face à cette campagne de désinformation et rassure que l’Etat centrafricain dans ses composantes organisera une riposte appropriée conforme aux règlementations juridiques nationales et internationales. Une communication basée sur les atouts et les succès de la Centrafrique sera élaborée afin d’instaurer le climat serein nécessaire à la reconstruction du pays et à une émergence collective de tous les Centrafricains acquis au principes démocratiques et de l’Etat de droit.

Pour la Présidence de la République

Le Conseiller en communication

Henri Pascal BOLANGA

 

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