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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 02:52

 

 

Bozizé Y

 

 

Accord politique entre les partis de la majorité présidentielle

Considérant l’enjeu politique des prochaines échéances électorales de 2011 et de la consolidation de la paix et de la réconciliation nationale ;

Considérant la volonté politique des partis politiques signataires de conclure une stratégie unitaire en vue de soutenir le candidat du parti Kwa Na Kwa pendant et après les élections groupées de 2011 ;

 Considérant la volonté des partis politiques signataires de constituer une majorité parlementaire forte, stable capable de soutenir la politique du candidat  KNK une fois élu ;

Les partis signataires du présent accord politique ont convenu de ce qui suit :

Chapitre I -  De l’objet  

Article 1er : Le présent Accord a pour objet d’assurer la victoire de leur candidat commun à l’élection présidentielle de 2011.

La majorité parlementaire des partis politiques signataires en vue de soutenir le gouvernement qui sera issu en la réalisation effective du programme du candidat.

La gestion commune des affaires publiques en tenant compte de la représentation effective des partis signataires à l’Assemblée nationale et de la compétence de leurs cadres.

Chapitre II – De l’élection présidentielle

Art 2 : Les partis politiques signataires décident de désigner leur candidat unique à l’élection présidentielle de 2011, le candidat du parti Kwa Na Kwa, le Général d’Armée François Bozizé Yangouvonda.

Art 3 : Afin d’assurer la victoire de leur candidat unique, les partis politiques signataires du présent Accord s’engagent à participer à l’élaboration du programme de campagne du candidat et à son animation avec la direction nationale de campagne du candidat du KNK

Art 4 : Le candidat de la majorité s’engage à mettre à la disposition des partis politiques signataires les moyens et les supports nécessaires à la réalisation d’une campagne électorale permettant d’assurer sa victoire à l’élection présidentielle de 2011.

Les partis politiques signataires s’engagent à s’organiser à battre campagne et à s’assurer la victoire de leur candidat dans toutes les circonscriptions de la République centrafricaine et dans les pays étrangers où les Centrafricains sont appelés à voter.

Chapitre III – Les élections législatives

Art. 5 : Chaque parti politique signataire présente un candidat les circonscriptions de son choix au 1er tour des élections législatives.

Les partis politiques signataires s’engagent à organiser et à battre individuellement campagne dans un esprit de non-agression mutuelle. A cet effet, les candidats aux élections législatives s’engagent dans leurs circonscriptions respectives à :

-          A ne pas tenir eux-mêmes des propos désobligeants et outrageants vis-à-vis des autres candidats présentés par des formations politiques signataires du présent Accord politique ;

-          A appeler leurs militants politiques à adopter un comportement empreint de respect et de retenue.

Le candidat de la majorité s’engage à mettre à la disposition des partis politiques signataires qui présentent des candidats aux législatives les moyens financiers et les appuis nécessaires à leur campagne.

Art. 6 : Les partis politiques signataires du présent Accord s’engagent pour le second tour des élections législatives à désister au profit du candidat de la majorité le mieux placé sauf si les candidats retenus sont tous issus de la majorité.

 Art. 7 : Les députés élus sous la bannière des partis politiques signataires constituent un intergroupe parlementaire à l’Assemblée nationale en vue de soutenir la politique de leur candidat élu à la magistrature suprême et de son gouvernement.

Art. 8 : Les groupes parlementaires des partis politiques constitués en intergroupe à l’Assemblée nationale conviennent de se concerter aussi régulièrement que possible en vue d’harmoniser leur position face aux grandes questions d’intérêt national.

Chapitre IV – De la gestion des affaires publiques

Art. 9 : Le président élu et les partis politiques signataires du présent Accord conviennent de participer à la gestion commune des affaires publiques pendant la durée des mandats du président et de leurs députés.

Chapitre V – Des suivi et évaluation

Art.10 : Les partis politiques signataires du présent Accord s’engagent à à œuvrer à la stabilité de la majorité parlementaire issue des élections générales de 2011.

Art.11 : La mise en application et l’évaluation des dispositions du présent Accord politique sont placées sous la responsabilité directe du président élu et des leaders des partis politiques signataires.

Art. 12 : En cas de conflit ou de divergence sur le présent Accord politique, les partis politiques s’engagent à privilégier le dialogue et la concertation en vue d’une solution appropriée.

Chapitre VI – Dispositions finales

Art. 13 : Tout parti politique qui désire adhérer au présent Accord politique est tenu d’en faire la demande au leader de la majorité. En cas d’acceptation, le parti politique s’engage pour un accord qu’il signe avec le président du parti politique Kwa na Kwa à respecter les dispositions du présent Accord politique.

Art. 14 : Le présent Accord politique qui prend effet à compter de la date de sa signature est établi pour une durée de cinq (5) ans.

Il peut être dénoncé par lettre d’un préavis pour non-respect des engagements.

Ont signé pour les partis de la majorité.

1/ Le Parti d’Action pour le développement (PAD) Laurent Ngon-Baba

2/ Le Congrès des socio-démocrates et de la renaissance de Centrafrique (CDRC) Romain Ndakouzou

3/ Le parti centrafricain pour le développement (PCD) Paul Gérard Erakona

4/ Le congrès des socio-démocrates centrafricains (CSDC) Nodier Yali

5/ Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) Cyriaque Gonda

6/ Parti démocrate centrafricain (PDCA) Michel Zabolo

7/ Parti social démocrate (PSD) Enoch Dérant Lakoué

8/ Parti libéral démocrate (PLD) Pierre Abraham Mbokani

9/ Union des démocrates pour le renouveau panafricain (UDRP) Paul Parasala Kario

10/ Union pour un mouvement politique de Centrafrique (UMPCA) Pierre Kanago

11/ Forum démocratique pour la modernité (FODEM) Jean Garba Ouangoulé

12/ Front national démocratique (FND) André dénamsé Ketté

13/ Mouvement pour la démocratie et le développement (MDD) Louis Papéniah

14/ Mouvement pour la démocratie, l’indépendance et le progrès social (MDI-PS) Daniel Nditiféi Boysembé

15/ Mouvement de l’évolution sociale en Afrique noire (MESAN-Boganda) Dieudonné Stanislas Mbangot

16/ Mouvement socialiste centrafricain (MSC) Jean Etienne Ouilibona

17/ Union nationale démocratique du peuple centrafricain (UNDPC) Mme Martine Mbolidi

18/Union pour le développement économique et social (UPDES) Hubert Katossy-Simani D’Akwany

19/ Mouvement national pour le renouveau (MNR) Paul Bellet

20/ Union nationale pour la défense de la démocratie (UNDD) Djibril Sow

21/ Union nationale des démocrates centrafroicains (UNADER) Laurent Gomina-Pampali

22/ Union pour le progrès en Centrafrique(UPCA) Faustin Yérima

23/ Parti républicain centrafricain (PRC) René Serge Aziagbia

24/ Union pour la République (UPR) Jean André Claude Yésimbélé

25/ Front patriotique pour le progrès (FPP) Moïse Kotayé et Alexandre Goumba

26/ Parti pour l’unité nationale (PUN) Gaston Mackouzangba et Mme Léa Koyassoum Doumta

27/ Mouvement des verts Laurent Mbokonas

28/ Parti Kwa na Kwa (KNK) Joseph Kiticki-Kouamba

Fait à Bangui le 14 décembre 2010

 

NDLR : Forte de ses vingt huit « partis politiques », cette majorité présidentielle autour du KNK n’est en réalité qu’un tigre en papier. La plupart de ces prétendus partis politiques aux dénominations plus ou moins ronflantes dont une écrasante majorité de Centrafricains ignore même jusqu’à leur existence tant il ne sont confinés qu’à la capitale Bangui, ne se limite qu’à leur seul leader et sa famille. Si la nouvelle loi sur les partis politique est effectivement appliquée après les élections, nombre d’entre eux disparaîtront d’eux-mêmes faute de réunir le minimum de cinq députés à l’Assemblée nationale que prescrit ladite loi. Il est fort étonnant que le parti au pouvoir puisse fonder ses espoirs électoraux sur de tels pseudos partis. Connaissant Bozizé et ses pratiques bien connues, aussitôt les élections passées, à supposer qu’il soit élu, ce que l’on ne peut souhaiter pour le pays, ces soi-disant partis et leurs leaders ne le verront même plus et cet accord ne sera qu’un chiffon de papier de plus.

On peut subtilement remarquer que le KNK évite soigneusement de donner une date précise pour ces fameuses élections de 2011, et pour cause. Il n'est sûr de rien tant rien n'est prêt au niveau de la CEI qui éprouve d'énormes difficultés à respecter le chronogramme ce qui donne à penser que la date du 23 janvier  2011 ne tiendra sans doute plus. 

Par ailleurs, d'inquiétantes et persistantes informations font aussi état de plusieurs millions de cartes d'électeurs (environ quatre millions) fabriquées par l'entreprise Mediaprint appartenant à un certain Elie Namtoli proche de Francis Bozizé et déjà distribuées sur quasiment toute l'étendue du territoire national et aussi à l'étranger en vue de faire abusivement voter plusieurs fois le jour du scrutin, des jeunes du KNK payés à cette fin. Tout cela n'est pas de nature à permettre la tenue sereine des élections transparentes qu'espèrent les Centrafricains, sans compter l'épineuse question des différentes rébellions qui n'ont toujours pas été désarmées faute de financement du DDR. Plus que jamais, un nouveau report des élections s'impose donc.      

 

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