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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 00:34

 

 

 

 

Bozizé 15 mars 2011

 

 

Une particularité de la mauvaise gouvernance de Bozizé est sa propension à ne pas remplacer immédiatement les ministres qui pour des raisons et d’autres, sont obligés de quitter le gouvernement. Au lieu de désigner immédiatement un successeur à tout membre du gouvernement qui est limogé pour une raison ou une autre, Bozizé préfère nommer un ministre intérimaire qui cumulera deux portefeuilles durant plusieurs mois. Même dans son propre parti le KNK, c’est un secrétaire général par intérim, Oguéré Ngaikoumon qu’il a désigné pour succéder au tristement célèbre Elie Ouéfio, un des artisans de son hold-up électoral.

On se souvient aussi que lorsqu’il avait brutalement limogé du ministère de la communication le ministre d’Etat Karim Meckassoua, c’est Fidèle Gouandjika qu’il avait été désigné pour assurer l’intérim de ce ministère et cela durera des mois et des mois avant que Cyriaque Gonda ne prenne la tête de ce département.

Fin décembre 2011, le ministre d’Etat du Plan et de l’Economie depuis juin 2005, Sylvain Maliko a quitté le gouvernement pour d’autres fonctions à l’international. Son poste est resté vacant à ce jour. C’est le même Ministre d’Etat Karim Meckassoua, entre-temps revenu au gouvernement en avril 2011 qui a été désigné pour assurer son intérim cumulativement avec ses fonctions de ministre des Télécommunications et des nouvelles technologies.

Le 15 mars dernier, le ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement Michel Koyt et son ancien collègue délégué aux finances Abdallah Kadre, ministre conseiller à la Primature chargé de la Bonne gouvernance accusés de corruption et détournement de deniers publics, sont aussi brutalement limogés de leurs fonctions. Au lieu de nommer un autre ministre pour remplacer Michel Koyt, Bozizé décide de charger son parent et néanmoins occulte conseiller juridique Firmin Findiro de cumuler ses fonctions de ministre de la justice garde des Sceaux avec celles du Secrétariat Général du gouvernement.

Ce dernier, avant même de prendre ses fonctions de ministre intérimaire du Secrétariat Général du gouvernement, a orchestré une abracadabrantesque affaire de vol de matériel de l’Etat dans le bureau de l’ex-ministre Koyt prétendu opéré par son ex-directrice de cabinet Gouzhy alors même que c’est Mme Georgette Débalé l’épouse du même Michel Koyt qui a récupéré les effets personnels de son mari du cabinet. Actuellement, Mme Gouzhy croupit arbitrairement en prison.

A ce problème d’intérims ministériels qui durent déraisonnablement vient s’ajouter celui de certains ministres comme Fidèle Gouandjika qui, bien que mis en examen par la justice, au lieu d’être démissionné du gouvernement, continuent d’y demeurer avec la protection suprême et pour cause, de Bozizé lui-même. Il en est de même du cas du super ministre des finances et du budget Sylvain Ndoutingaï qui est quasiment persona non grata à Washington en raison des milliards aux origines douteuses repérés sur ses comptes bancaires dans certains paradis fiscaux mais que Bozizé laisse continuer à trôner à la tête de ce portefeuille.

Ndoutingaï contraint d’annuler au dernier moment son déplacement à Washington où il devrait poursuivre les discussions avec le FMI, c’est une fois encore le ministre déjà intérimaire Karim Meckassoua qui a été obligé de pallier au pied levé à cette fâcheuse situation due à pantalonnade de Ndoutingaï. Tous ces flottements sont extrêmement néfastes aux intérêts du pays qui évidement sont aux antipodes de ceux de Bozizé. Il y a des dossiers que les ministres intérimaires ne peuvent traiter sur le fond mais Bozizé prend son temps ou plutôt n’a pas le temps de s’occuper des problèmes du pays. Aux Centrafricains d’en être conscients et de prendre leurs responsabilités face à ce régime au bout du rouleau et agonisant.  

Rédaction C.A.P

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique