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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 04:52


Joseph Binguimalé

 

 

Joseph Binguimalé doit partir !

 

A peine trois mois seulement à la présidence de la coordination nationale de la Commission Electorale Indépendante, le personnage du vrai faux pasteur Joseph Binguimalé est déjà fortement contesté. Son impartialité est inexistante. L’indépendante de ladite commission n’existe que de nom. De fortes présomptions de mauvaise gestion pèsent en effet sur lui quant à l’utilisation des premiers décaissements d’argent mis à sa disposition pour l’accomplissement de la mission de la CEI. Certains bailleurs de fonds qui ont donné leur accord de principe pour contribuer au financement des élections à travers la CEI hésitent dorénavant à mettre la main à la poche. Motif : Binguimalé a davantage utilisé les fonds mis à sa disposition pour acquérir surtout des véhicules pour lui-même et les membres de la CEI.

 

Tant et si bien que l’opposition regroupée au sein du Collectif des Forces du Changement exige sa démission. Elle a fait publiquement le 30 janvier dernier lors de la réunion convoquée par Bozizé avec la classe politique et la société civile en présence du corps diplomatique, la démonstration de l’incompétence, de la malhonnêteté et l’inventaire des irrégularités et fautes commises par Joseph Binguimalé.

 

C’est ainsi que séance tenante, Bozizé a accédé à un certain nombre de revendications de l’opposition et même ordonné qu’il soit effectué un audit de sa gestion de ces trois mois de gestion de la CEI. Voilà que quelque temps après, sans doute sous la pression des faucons et des durs de son clan, le pouvoir semble amorcer une sorte de rétropédalage sur les points de revendication de l’opposition qui avaient rallié l’acceptation de Bozizé, notamment la dissolution des comités locaux de la CEI clandestinement et illégalement mis en place par Binguimalé.

 

Faut-il rappeler que l’audit sur la gestion du vrai faux pasteur ordonné par Bozizé est en soi un cinglant désaveu de son douteux compère. Il n’est pas normal qu’en attendant les conclusions de l’audit, ce dernier puisse continuer de poser des actes comme président de la coordination nationale de la CEI et engager toujours des dépenses. On apprend qu’il serait envoyé par Bozizé pour on ne sait pour quelle mission à Khartoum au Soudan. Visiblement, tout semble indiquer que Bozizé ne voudrait pas se défaire de lui pour des raisons bien simples à comprendre. Binguimalé est la pièce maîtresse de sa sratégie de fraude électorale. Il pourra difficielement le lâcher s'il ne trouve pas un remplaçant du même acabit.

 

Autre étrangeté qui illustre parfaitement le fait que Binguimalé est bel et bien aux ordres et que cela est totalement inadmissible, c’est l’annonce faite par lui sans rire il y a quelques jours, de ce qu’il aurait "retrouvé" comme par enchantement dans des entrepôts au quartier Combattant à Bangui, les listes électorales qui avaient servi aux dernières élections de 2005 alors que le ministre chargé de l’Administration du Territoire Elie Oueifio avait pourtant déclaré en avril 2009 devant les députés à l’Assemblée Nationale lors de l’examen de la loi portant code électoral, que ces listes avaient été détruites.

 

Il y a lieu ici de rappeler que la principale mission confiée à la Commission Electorale Indépendante est celle de procéder au recensement de la population afin de dresser des listes électorales fiables et non de réviser d’anciennes listes miraculeusement retrouvées. Sur sa lancée, Binguimalé pousse la provocation jusqu’à demander le financement de la communauté internationale pour saisir ces « listes électorales ». Il est clair que toutes ses grossières manœuvres sont cousues de fil blanc car il tente d’imposer subrepticement les listes obtenues à partir du recensement illégal et clandestin orchestré par le ministre Elie Oueifio qui avait fait remettre des cahiers d’écoliers aux chefs de village et maires, découvert par hasard au cours de sa tournée dans l’Ouham-Pendé et dénoncé en règle par Martin Ziguélé en juillet 2009. Une telle démarche est totalement malhonnête et disqualifie totalement le vrai faux pasteur pour les fonctions de président de la coordination nationale de la CEI.

 

La communauté internationale qui se déclare vouloir appuyer la République centrafricaine à réussir la tenue de ses élections, ne doit pas laisser le pouvoir de Bozizé prendre autant de liberté avec les normes et standards internationaux en matière d’organisation d’élections. Elle doit veiller à la régularité de toutes les étapes du processus et mettre la pression sur Bozizé pour l’indispensable  réalisation du DDR avant la tenue de ces élections. Car faute de cela, il est évident que la RCA ne connaîtra pas la sérénité, la sécurité et la paix, nécessaires à la réussite de ces élections dont tout le monde s’accorde à reconnaître le caractère décisif sur l’avenir à court terme du pays.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique