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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 01:14

 

 

 

 

bouchers-en-greve.jpg

 

                         étalages vides de viande dans un marché de Bangui

 

 

 

Boz honoris causa

            le dr Honoris causa et son épouse heureux

 

 

Socrate-Bozize-et-son-pere-a-Gambo.JPG

       Bozizé et son fils Socrate heureux, ici à Gambo 

 

 boucherie-a-Bouboui.jpg

    Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

 

Bétaillère 002

une des cinq bétaillères de Bozizé que les bouchers refusent de louer

 

Les banguissois connaissent depuis vendredi dernier une grave pénurie de viande de bœuf due entre autre à une dure grève des bouchers qui exigent des pseudos autorités du pays des réponses claires à leurs revendications à propos du lieu d’implantation d’un marché à bétail  moins éloigné de la capitale. Cette situation qui pénalise en particulier les citoyens musulmans qui viennent de débuter le jeûne du Ramadan, coïncide aussi avec une pénurie artificiellement créée de poisson de mer appelé chinchard qui, préparé avec des feuilles de manioc, constitue un des plats qu’affectionnent faute de mieux, les banguissois.

On se souviendra qu’il y a quelques mois, c’est de façon purement cavalière et sans la moindre concertation avec les opérateurs de cette filière que le ministre délégué à l’élevage, Youssoufa Yérima-Mandjo lui-même à la tête d’un cheptel personnel de près de 5000 boeufs, a délocalisé le marché à bétail du PK 13 pour la localité de Bouboui distante de Bangui de 45 km, ce qui est une réelle difficulté pour les bouchers qu’on oblige par ailleurs à louer obligatoirement des bétaillères achetés par Bozizé à plusieurs centaines de millions pour transporter les animaux destinaux aux abattoirs de la SEGA mais dont personne ne veut.  

On le voit, cette filière viande est tellement juteuse que tout le monde tient à y faire son beurre, à commencer par Bozizé lui-même, ses femmes et surtout son ministre délégué de la défense de fils, Jean Francis, qui non seulement possède aussi un important cheptel constitué de divers rackets d’éleveurs peuhls et qu’il tient à écouler forcément aux bouchers de la capitale mais est aussi lui-même ou par sa femme interposée, le fournisseur en viande des FACA, des hôpitaux, prisons et autres.

D’après nos informations, ce serait aussi Francis Bozizé qui aurait incité discrètement à la création du marché à bétail clandestin de Ndokpan du PK 22 route de Damara, montée de toutes pièces pour contourner celui officiellement décrété du PK 45 route de Boali et qui n’intéresse personne de la filière. Certains bouchers qui souhaitent garder l’anonymat ont affirmé à la rédaction de C.A.P être régulièrement l’objet de menaces de la part de Francis Bozizé s’ils n’achetaient pas ses boeufs à lui.

C’est franchement hallucinant que le fils du président de la République puisse avoir de telles activités tentaculaires mais il n’y a rien d’étonnant en réalité. C’est avec les fruits de leurs activités commerciales réalisées avec les biens et moyens de l’armée nationale que Bozizé a monté sa rébellion de 2001 qui a fini par le conduire au pouvoir en mars 2003. Francis était une pièce maîtresse de ce business. Rien n’est laissé de côté par la famille Bozizé. Cela va de la délivrance de passeports biométriques à la vente de carburant dans les stations essence, du pain, du sucre, de la farine de blé, du ciment, de la viande, de l’huile, du bois de chauffe, etc….

Actuellement, il y a aussi pénurie de sucre à Bangui. Les Bozizé n’y sont sans doute pas pour rien. Monique Bozizé avait obtenu de son mari d’acheter en hors taxes du sucre à SUCAF et de le revendre en TTC aux commerçants libanais de la place tout en empochant au passage plusieurs millions de F CFA au nez et à la barbe du fisc centrafricain, c’est-à-dire à l’Etat.  

S’agissant des passeports biométriques, comment peut-on croire que 10 % seulement des recettes de la délivrance de ces documents reviennent à l’Etat ? Où vont les 90 % des recettes ? C’est que Bozizé, son fils Socrate et leurs amis libanais à qui Bozizé a octroyé le marché des passeports biométriques qui s’en mettent plein les poches. Les Centrafricains ne sont que les vrais dindons de leur farce.

Il est maintenant question de venir plumer ceux de la diaspora en France et en Belgique qui sont dans le besoin pressant d’obtention desdits passeports. Cela les soulagera de ne pas être obligés de descendre obligatoirement au pays pour se les faire délivrer, ce qui revient excessivement cher mais Claude Richard Gouandja annonce déjà des prix exorbitants qui sont différents de ceux pratiqués à Bangui à 50 000 F CFA.

La Rédaction

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