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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 02:57

 

 

 

eveques-centrafricains.jpg

 


Source : http://www.la-croix.com  25/2/13

 

Dans un communiqué daté du 14 février 2013, les neuf évêques de Centrafrique s’alarment de la situation humanitaire et sécuritaire dans leur pays et demandent au gouvernement un « plan d’action » rapide. Ils souhaitent notamment que « les routes soient ouvertes afin de faciliter la libre circulation, car les gens meurent de faim, ils sont asphyxiés, ils n’ont plus de ravitaillement ni en carburant, ni en denrées alimentaires, ni en médicaments essentiels », ainsi que le rétablissement des réseaux téléphoniques « dans les zones occupées ».


Entre décembre 2012 et janvier 2013, le mouvement armé de la Séléka a tenté de renverser le régime du président François Bozizé. Un accord de paix, signé à Libreville, au Gabon, le 11 janvier dernier, a permis l’arrêt des hostilités et la formation, le 4 février, d’un gouvernement d’union nationale dans lequel figurent des membres du mouvement. Mais la situation économique et sociale tarde à se rétablir.


Depuis plusieurs semaines, les habitants dans les zones contrôlées par les rebelles se plaignaient de la poursuite d’exactions et de pillages, notamment dans la région de Mobaye (sud).


Sécurité des religieux et religieuses


Dans son communiqué, la Conférence épiscopale centrafricaine (CECA) demande également que « le gouvernement assume sa responsabilité et garantisse la sécurité des religieux, religieuses et de tout citoyen centrafricain ». « Les responsables des différentes factions rebelles qui sont dans les zones occupées (doivent) immédiatement mettre fin aux vols et viols, aux actes de vandalisme, aux tueries et aux exactions sur le peuple centrafricain, les religieux et sur les bâtiments et les édifices publics et religieux », écrivent-ils.


Le 13 février, les dirigeants religieux du pays – catholiques, évangéliques et musulmans – se sont réunis à Bangui, la capitale, pour discuter de la tension politico-militaire qui règne dans le pays. Ils ont déclaré qu’ils disposaient « d’éléments sur les risques d’affrontements entre chrétiens et musulmans dans les provinces, à cause des attaques ciblées des rebelles du mouvement de la Séléka ». Début février, l’église catholique de Mobaye a été saccagée par les miliciens.


Trop c’est trop


« Nous vous mettons devant votre conscience et votre responsabilité », avertissent les évêques. « Les populations sont déplacées, elles vivent dans la terreur et l’angoisse. Des innocents centrafricains sont tués, égorgés comme des animaux. Trop c’est trop. Nous sommes fatigués. Le peuple est las de toutes ces souffrances inutiles. Cette situation doit changer. Le peuple centrafricain a le droit de vivre en paix dans son pays et de vaquer sans inquiétude à ses occupations. Nous exigeons le respect de la parole donnée et de la Constitution. »

 

A.-B. H. (avec RFI)

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