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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 00:33

 

 

Bozize KNK

 

 

31/07/2010 par Boniface Vignon RFI

 

Après deux reports, la présidentielle et les législatives se tiendront finalement le 23 janvier 2011. C'est ce que l'on a appris ce vendredi 30 juillet 2010, par un décret signé par le président François Bozizé et diffusé à la radio nationale. Il y a pour le moment deux candidats : le président sortant François Bozizé et l'ancien président Ange-Félix Patassé.

 

«Ce qui reporte la décision finale pour ces élections, c'est que l'Union européenne demande la confirmation d'une date avant de nous fournir une assistance financière», déclarait mardi 27 juillet 2010, le président de la Commission électorale, Joseph Binguimalet. Et il ajoutait : «Nous avons besoin de sept milliards de francs CFA», avant de confirmer la date du 24 octobre, proposée à la mi-juin.

 

Dès le lendemain, réaction immédiate de l'Union européenne. Elle s'engage à financer les élections à hauteur de près de 4 milliards et demi de FCFA. Dans un communiqué, l'Union européenne affirme que les fonds sont prêts à être décaissés et pourraient même être augmentés à près de 6 milliards et demi si le gouvernement en faisait la demande. Car la communauté internationale, et l'Union européenne en particulier, ont été sévèrement critiquées quant au financement de ces élections déjà repoussées deux fois cette année.

 

En fixant donc unilatéralement la date du 23 janvier, le président François Bozizé place donc les bailleurs de fonds, et notamment l'Union européenne, face à ses engagements.

Fidel Gouandjika, porte-parole du gouvernement, au micro d’Anne Pinczon du Sel

Nous avons cinq bons mois devant nous pour mieux préparer ces élections. La Commission électorale indépendante, avec l’appui du gouvernement et des partenaires au développement, pour ne pas dire de la communauté internationale, aura les moyens nécessaires pour aboutir à des élections libres, transparentes, crédibles, acceptées de tous…

 

Il tente ensuite un coup de poker en prenant son opposition de vitesse. Une opposition surprise, qui menace, affirmant que la nouvelle date rendue publique n'engage que la Commission électorale indépendante et le gouvernement. Il faut au préalable un chronogramme consensuel selon Maître Henri Pouzère, porte-parole de l’opposition

 

Ce qui a été convenu, c’est que les six entités qui ont participé au dialogue politique inclusif, devaient faire des propositions de chronogramme électoral ; la CEI devait faire une synthèse et donner au président de la République, pour signature, la convocation du corps électoral. Donc, nous avons surpris : le caractère consensuel n’est pas du tout respecté… Ces élections ne peuvent pas avoir lieu si les bailleurs de fonds ne donnent pas l’argent qu’il faut et les bailleurs de fonds estiment qu’ils ne pourront donner l’argent que lorsque qu’ils seront en face d’un chronogramme consensuel. Tout est donc un peu à la renverse…

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique