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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 15:43

 

 

Francis-Boziz-.jpg

 

Bangui, 14 déc (ACAP)-Les députés ont voté par acclamation le projet de loi autorisant la ratification de l’Accord de partenariat en matière de défense entre la République Centrafricaine et la France, mardi 14 décembre 2010, à Bangui.

Selon le nouvel Accord qui présente trois caractéristiques principales, il est destiné à remplacer l’Accord d’Assistance Technique Militaire du 15 Août 1960 y compris ses annexes, l’annexe de l’Accord de 1960 sur les matières premières stratégiques a été supprimée et aucune de ces dispositions n’a été reprise dans cet Accord enfin le nouvel Accord s’inscrit dans un cadre régional d’où les dispositions relatives à l’Union Européenne ou aux Forces Africaines en Attente.

Le ministre délégué, chargé de la Défense Nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre, du désarmement et de la Restructuration de l’Armée, Jean Francis Bozizé a souligné que la révision des Accords de Défense entre la France et les ex-colonies Françaises d’Afrique procède des engagements maintes fois réitérés du Président Nicolas Sarkozy, en particulier lors de son discours du Cap en Afrique du Sud.

Le ministre délégué Francis Bozizé a indiqué que l’Accord de 1960 étant caduc, sa révision s’impose en vue de l’adapter aux spécificités de la République Centrafricaine afin de consacrer une évolution remarquable des relations bilatérales Franco-Centrafricaine en les portant à la dimension des nouveaux défis.

Sur la première question relative à l’intitulé de l’Accord du 15 Août 1960, concernant l’Assistance Technique Militaire, le ministre délégué Jean Francis Bozizé a déclaré que c’est sur la base de cet Accord que la France intervenait dans les pays Africains d’une manière permanente pour faire face aux problèmes de Défense.

A la question concernant la suppression des matières premières stratégiques, le ministre délégué Jean Francis Bozizé a précisé que désormais les ressources du sous-sol de chaque pays doivent être gérées dans la transparence au nom de la souveraineté.

 

NDLR : Il serait intéressant que les accords de défense signés secrètement par Bozizé avec certains pays comme par exemple l’Afrique du Sud et non rendus publics à ce jour obéissent également à cette procédure parlementaire. De même que ce rejeton de Jean Francis et fils de son père qui se prend pour un colonel de l’armée centrafricaine prenne l’habitude de se rendre un peu plus souvent à l’Assemblée nationale pour répondre aux questions et préoccupations des députés sur les nombreuses questions de sécurité. Heureusement que les élections vont mettre bon ordre à toutes ces carences et errements.

 

Centrafrique: Flagrant délit de faux et usage de faux au Ministère de la Défense

 

15 décembre 2010 Juliette Abandokwe

 

 

Encore un officier de l’armée arrêté illégalement

 

Son bac D en poche, Ismael Kouagou était entré à l’armée comme soldat du 2ème dans le corps des E.B.A (Eléments du Bataillon Autonome) en 1988 au temps de Kolingba. Gravissant les échelons, il est admis à Saint-Cyr sous le régime de Patassé.

 

Ismaël Kouagou, officier de l’armée de terre, diplômé de l’école d’état-major de Libreville ainsi que de Saint-Cyr, aurait demandé une mise en disponibilité qui a été ignorée. Ayant ensuite sollicité une audience auprès du Ministre de la Défense, Francis Bozizé, celui-ci aurait refusé de recevoir notre officier. Devant la désinvolture de ses supérieurs, Kouagou s’est donc permis de démissionner de l’armée en juin afin d’accepter un poste à  l’Ambassade des Etats-Unis à Bangui. 

 

Francis Bozizé, digne fils de son père, aurait fait ensuite établir un avis de désertion au nom d’Ismael Kouagou ainsi que d’Elmar-Marcia Kongbo, lui aussi officier démissionnaire. 

 

Ancien directeur général adjoint de l’ESFOA - École Spéciale de Formation des Officiers Active - du camp Kassai à Bangui, devenu chef de bataillon, il est donc arrêté le 20 octobre 2010 sur la foi d’un avis de désertion fabriqué. En garde à vue au SRI (Section de recherche et d’investigation) pendant plus de 6 semaines, il est finalement incarcéré à la sinistre prison Ngaragba le 3 décembre 2010.

 

Emprisonné à Ngaragba pour avoir démissionné de l’armée

 

Une fois de plus c’est un brillantissime élément de l’armée centrafricaine qui est arrêté illégalement et maintenu en détention pour des motifs fallacieux. Le Ministère de la Défense – fabriquant d’avis de désertion fantaisistes - est ainsi pris en flagrant délit de faux et usage de faux. L’abus de pouvoir et la force brutale à l’état pur.

 

Le régime de Bangui devient vraiment très nerveux et chatouilleux en prévision des élections de janvier 2010, pour arrêter ainsi à tort à travers des éléments hautement qualifiés de son armée. On se souvient du capitaine Gontran Nguerelessio, autre brillant élément des forces armées centrafricaines, libéré il y a quelques jours après 13 jours de détention illégale, fallacieusement accusé d’avoir voyagé sans autorisation.

 

Selon les dires de ses proches, Ismael Kouagou serait soupçonné de préparer un coup d'état ; c'est de la Yakomaphobie pur sucre de canne diront les commentateurs les plus pugnaces. Complexe de persécution du clan Bozizé diront la plupart. Chez les Bozizé, on n’aime pas les Yakoma et on ne perd jamais une occasion d’exercer sa haine ethnocentrique. De plus, aucun des membres de la haute sphère bozizéenne n’a suivi d’écoles particulières pour arriver aux rebords de la mangeoire, et ils ne se privent jamais de s’en vanter. Un Bozizé vous dira toujours qu’il n’a jamais eu besoin de formation quelle qu’elle soit pour arriver au sommet !

 

En tout cas, nous sommes une fois de plus en présence d’une grossière violation des droits à l’autodétermination personnelle d’un individu qui a simplement voulu changer d’employeur dans les règles de l’art. Ce n’est pas donné à tout le monde d’être embauché par une ambassade occidentale en raison de ses compétences au-dessus de la moyenne. On imagine sans peine l’envie et la jalousie des plus pernicieux de sa hiérarchie. Au lieu de le féliciter pour son succès, on l’attend sournoisement au détour d’une rue banguissoise pour l’arrêter et l’humilier profondément en l’accusant d’une faute qu’il n’a pas commise. Car la désertion est bien le motif le plus humiliant pour un officier ayant gradé dans les meilleures écoles militaires.

 

Ismael Kouagou, privé illégalement de sa liberté depuis 55 jours, et incarcéré actuellement à la prison centrale de Ngaragba, dont les conditions de détention sont de toute évidence  non conformes aux normes internationales relatives au traitement des détenus, conformément au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel la République centrafricaine a adhéré depuis 1981.

 

Extrêmement préoccupé à l’idée qu’Ismael Kouagou ne soit un prisonnier détenu sans autre motif que sa volonté de quitter légalement l’armée centrafricaine afin de prendre un autre emploi, et sans la possibilité de se défendre valablement, ses proches, ses amis, ainsi que les défenseurs des droits de l’homme de tout bord demandent sa libération inconditionnelle aux autorités compétentes.

 

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