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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 17:11

 

 

 

PhotoPatasse-copie-1

 

 

 

Bangui, jeudi 7 avril 2011 - (Xinhua) - Le décès de l’ancien président centrafricain Ange Félix Patassé à Douala au Cameroun, annoncé mardi soir par son porte-parole, a affecté des Centrafricains.

"C’est notre père même si son régime n’a pas été vraiment bénéfique pour notre pays. Sa disparition m’affecte comme tous les autres Centrafricains". Ce sont ces genres de témoignages que l’on enregistre au sein de la population à la tombée de la nouvelle du décès de l’ancien président Ange Félix Patassé.

Patassé, décédé à l’âge de 74 ans, était président de la République centrafricaine de 1993 à 2003. Il souffrait du diabète et devait se rendre à Malabo en Guinéen Equatoriale pour un contrôle médical, mais il s’est éteint en route.

D’autres reprochent au gouvernement de l’avoir empêché de sortir du pays à deux reprises alors qu’il voulait se rendre en Guinée Equatoriale pour un contrôle médical.

"La disparition du Président Patassé nous affecte tous, surtout nous qui avons travaillé avec lui", a déclaré Martin Ziguélé son ancien premier ministre et président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), parti dont le défunt président réclamait toujours la paternité.

Confronté avec la bataille de leadership au sein du MLPC, Patassé a décidé de présenter comme candidat indépendant à la dernière présidentielle du 25 janvier. Il était sorti deuxième (21%) derrière François Bozizé réélu au premier tour à 64%.

C’est d’ ailleurs à son domicile le 4 mars 2011 à Bangui que le MLPC, le RDC et autres partis de l’opposition et lui-même ont signé l’acte de naissance de la plateforme postélectorale baptisée Front pour l’annulation et la reprise des élections de 2011 (FARE 2011).

Pour Martin Ziguélé, la mort du Président Patassé n’est pas synonyme de la mort du FARE 2011.

Entre le 5 et le 9 février 2011, Patassé, malade de diabète, a été hospitalisé d’urgence à la clinique CHOUAIB à Bangui. Après sa sortie de la clinique, il avait été empêché de se rendre en Guinée Equatoriale le 22 mars 2011 pour un contrôle médical.

Le mercredi 30 mars 2011, il a encore été interdit de sortie, alors qu’il voulait se rendre à l’hôpital Val de Grace en France. C’est finalement le samedi 2 avril qu’il a été autorisé à sortir du pays.

Ingénieur agronome de formation, Patassé avait plusieurs portefeuilles ministériels sous le règne de Jean Bedel Bokassa. Il est ensuite entré dans l’opposition. Traqué par l’ex-empereur dont il fut le Premier ministre, il part en exil au Togo.

A son retour, il est élu Président de la République en 1993 et succède au général d’armée André Kolingba. En 1999 il est réélu, mais ne terminera pas son second mandat. Le 15 mars 2003, il est chassé par un coup d’Etat par son chef d’état- major le général François Bozizé.

Contraint encore une fois de plus à l’exil, Patassé repart au Togo. C’est grâce au Dialogue Politique inclusif de décembre 2008 et à la faveur d’un amnistie y relatif qu’il va à nouveau fouler le sol centrafricain.

Avec la disparition de Patassé, la République Centrafrique n’a plus d’ancien président vivant. Jean Bédel Bokassa, David Dacko, André Kolingba et Abel Goumba sont tous morts.

 

NDLR : Malgré les tentatives de rétropédalage de Bozizé et ses griots attitrés comme Fidèle Ngouandjika qui, la semaine dernière seulement encore, n’avait pas hésité lors d’un débat public sur Radio Ndéké Luka à qualifier ouvertement les tentatives de sortie de Patassé pour aller se soigner comme étant de la « simulation », sa mort a dû les plonger dans une situation très embarrassante. Dès lors, le clan bozizéen doit s’abstenir de verser des larmes de crocodiles sur la mort du président Patassé car on n’est plus dans des situations de « simulation » mais bien dans la réalité de la mort qui est aussi le lot de ceux qui simulent d’être au pouvoir actuellement avec le sinistre personnage de Bozizé.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nécrologie