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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 01:33

 

 

 

Demafouth-JJ.jpg

 


Bangui, 14 mars 2013 (CAP) - De sources proches de la présidence tchadienne, Jean Jacques Démafouth, leader l'ancienne rébellion de l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) a été déclaré persona non grata par les autorités de ce pays et sommé de quitter le territoire tchadien.

 

Jean-Jacques Demafouth est arrivé à Goré au Tchad sur une moto mercredi matin en provenance de Paoua où il avait débarqué la veille à bord d’un aéronef de l’organisme chargé de la coordination humanitaire des Nations Unies (OCHA). Il a déclaré aux autorités tchadiennes après avoir échappé à une arrestation suite à des accusations de soutien à la rébellion de la Séléka, dont des éléments sont encore en guerre contre Bangui.

 

Il a aussitôt "demandé protection" aux autorités tchadiennes ce qui a dû beaucoup les embarrasser car elles assurent actuellement la présidence en exercice de la CEEAC laquelle au demeurant, gère la crise politico-militaire centrafricaine en ce moment. 

 

Une source dans l’entourage du ministre de la sécurité publique Josué Binoua sollicitée par Centrafrique-Presse et ayant requis l’anonymat, a qualifié les prétextes avancés par Jean-Jacques Demafouth pour justifier sa fuite et sa demande de protection faite aux autorités tchadiennes, de pures « allégations fantaisistes ».

 

Toujours d’après notre source, au départ de l’aéroport Bangui Mpoko, Demafouth aurait refusé de remplir les formalités de police préalables à son embarquement. Informé par le commissaire de l’aéroport de l’aéroport, le ministre Binoua aurait personnellement téléphoné à Jean-Jacques Demafouth avec lequel ils se seraient expliqués sur le motif de son déplacement et il aurait finalement embarqué sur le vol avec l’autorisation du ministre puisqu’il aurait argué que c’était dans le cadre du DDR qu’il se rendait à Paoua.

 

Pour quelqu’un qu’on voudrait arrêter, le ministre de la sécurité ne pouvait pas lui souhaiter bon vol. Aux dernières nouvelles, le Tchad lui aurait offert, soit de regagner Paoua en Centrafrique où la MICOPAX le prendrait en charge, soit de se rendre dans un autre pays de son choix mais il ne saurait être le bienvenu au Tchad. A Bangui, c'est la stupéfaction et l'incompréhension totale qui prévalent dans les milieux du BINUCA et de la MICOPAX.  

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