Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 02:41


Boz-et-sa-soldatesque.jpg

 

Aux dernières nouvelles, la visite que devrait effectuer début janvier prochain le Secrétaire d’Etat français à la coopération, Alain Joyandet à Bangui serait reportée à une date ultérieure non précisée. Il devrait être essentiellement question au cours de sa visite de la signature du nouvel accord de partenariat défense entre la RCA et la France. Bozizé qui, lors de son récent déplacement à Obo à l’extrême Sud-Est du pays pour la célébration en différé de la Journée Mondiale de l’Alimentation, a déclaré qu’il allait valider le document à son retour à Bangui puisque la commission nationale chargée d’étudier le projet du texte de l’accord l’a finalisé.

Cependant, si Bozizé est, dit-on, satisfait du texte de l’accord pour ce qui est du volet de la coopération, certaines informations émanant d’une source proche du président centrafricain souhaitant conserver l’anonymat font état du fait que Bozizé déplorerait que le texte de l’accord ne soit pas vraiment un véritable accord de défense en bonne et due forme. Bozizé aimerait ardemment que soit introduite dans l’accord une clause dite de sécurité afin qu’en cas de besoin, l’armée française puisse lui prêter assistance et défendre ainsi son régime comme ce fut le cas à deux reprises durant la fin du  mandat du président Jacques Chirac.

Des avions Mirage F 1 de l’armée de l’air française avaient promptement décollé de leur base de N’djaména pour stopper net la rébellion de l’UFDR qui venait de s’emparer de la ville de Birao à l’extrême Nord-Est de la République centrafricaine et avançait à grands pas vers la capitale Bangui. Depuis lors, Bozizé qui n’arrive toujours pas à résoudre le problème des rébellions qui écument la grande partie septentrionale de son pays, rêve encore de ce genre de scenario pour la survie de son régime eu égard aux menaces épisodiques de diverses rébellions, allant du FDPC d’Abdoulaye Miskine aujourd’hui fusionné avec la CPJP de Charles Massi, de l’APRD de Jean Jacques Demafouth aux éléments du FPRN de Baba Laddé.

Ce souhait de Bozizé peut paraître légitime pour un Etat d’une extrême faiblesse comme l’Etat centrafricain qui n’a pas les moyens d’assurer la défense de son si vaste territoire. Bozizé qui ne cesse pourtant d’acheter des armes de guerre à tout bout de champ, semble ignorer que son souhait de voir inclure dans l’accord en question la clause de sécurité n’est pas dans l’air du temps. S’il faut prendre au mot Nicolas Sarkozy, la France n’a plus vocation à jouer les gendarmes en Afrique (cf discours du Cap en Afrique du Sud) avec des interventions militaires directes si souvent décriées parce qu’impopulaires.

Dès lors, on peut comprendre l’inquiétude de Bozizé qui, au lieu de rechercher et trouver des solutions politiques appropriées à la situation politique interne de son pays afin d’y restaurer la sécurité et une paix durable, préfère attiser les haines et exacerber les contradictions interethniques, notamment dans le Nord-Est avec le problème de la guerre économique autour des mines de diamant au sein des communautés Goulas, Roungas et Karas, et faire de la RCA une poudrière.

En réalité, tout porte à croire que Bozizé n’a aucune volonté de régler ces dossiers. Il fait le choix de laisser perdurer dans ces régions une certaine insécurité qui arrange vraisemblablement ses égoïstes calculs politiciens pour parvenir à conserver son fauteuil présidentiel aussi longtemps que possible. Certaines informations faisant état de son refus d’autoriser les Faca, pourtant en position favorable pour réduire les éléments de la CPJP dernièrement à Ndélé, peut plaider en faveur de cette hypothèse.

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Politique