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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 23:09

 

 

 

 

LES « 7.000 HOMMES » : « SEL » DU CENTRAFRIQUE

 

 

 

*   *   *

 

D’une manière générale, le «sel» présente un contraste avec la corruption. Il est un agent conservateur contre la corruption, pour le maintien efficace de la pureté. En outre, il a de la «saveur», et il en donne. Voyez Job 6:6. On comprend donc pourquoi, dans les directions données pour les sacrifices, il est mentionné en rapport avec l’alliance de Dieu. Toute offrande devait être « assaisonnée de sel » (Lévitique 2:13). Cela rappelait au cœur du fidèle Israélite que les sacrifices n’étaient pas une simple formalité à laquelle tout homme, pur ou impur, pouvait prendre part. Dieu, qui sonde le cœur, veut la vérité dans l’homme intérieur (Psaume 51:6). Il demande la droiture, la pureté des intentions et des affections chez tous ceux qui s’approchent de lui en vertu de cette alliance, laquelle, du côté de Dieu, ne peut jamais faire défaut.

 

 

 

Le Seigneur, dans le chap. 9 de Marc, à la fin du passage solennel qui met devant nous l’alternative entre «la vie» et les tourments de la géhenne, fait allusion, non seulement aux injonctions citées ci-dessus au sujet des sacrifices, mais aussi à «la saveur» du sel, mentionnée également dans l’Évangile de Luc, chap. 14. «Tout sacrifice», dit-il, «sera salé de sel».

 

 

 

Le mot «sacrifice» ici doit évidemment être compris dans le sens que l’apôtre lui donne dans l’épître aux Romains (chap. 12:1 ; 15:16) ; en un mot, c’est un croyant véritable, qui appartient à Dieu en vertu de la grâce dont il est l’objet, et qui doit être maintenu dans un état de pureté répondant à ses relations établies avec Dieu. C’est donc à cela que le croyant doit faire attention, veillant à ce que rien ne contrevienne à ces relations, soit par les agissements d’un cœur charnel, soit dans ses rapports avec autrui. «Ayez du sel en vous-mêmes», dit le Seigneur, «et soyez en paix entre vous».

 

 

 

Si l’on ne fait pas attention à garder une conscience sensible et délicate, le «sel» peut «perdre sa saveur». Et, dans ce cas-là, qu’est-ce qui agira sur nous pour redresser des affections déréglées, ou pour nous rendre attentifs quand nous avons manqué à nos devoirs ? Le Saint-Esprit, par le moyen de la parole de Dieu, occupe nos cœurs de Christ, et nous sommes ainsi gardés dans le jugement de nous-mêmes qui convient à un chrétien marchant dans la présence de Dieu. Mais il faut de la vigilance ; il faut du courage pour obéir ; il faut persévérer dans la prière, en attendant le retour de Christ. (Jude 20:21).

 

 

 

Dans le passage de Matthieu 5:13, le Seigneur dit que les chrétiens sont «le sel de la terre», précieux privilège, en effet, qui réveille les affections implantées dans le croyant, et les exerce en faveur d’un monde qui «gît dans le méchant». Si la patience de Dieu s’exerce constamment envers les pécheurs pendant ce jour de grâce, les chrétiens doivent comprendre leur responsabilité de «prier pour tous les hommes», afin que Dieu, dans sa bonté, suspende le jugement jusqu’à ce que les pécheurs soient convertis (1 Timothée 2:1-6).

 

Le Seigneur a trouvé un trésor dans le «champ» de ce monde, et il l’y a caché ; mais il nous dit qu’il a acheté le champ à cause du trésor (Matthieu 13:44). Il convient donc que nous soyons pénétrés de cette pensée, et que notre attitude vis-à-vis du monde soit caractérisée par la grâce du Seigneur qui est venu pour le sauver et qui, dans ce but, a sacrifié sa propre vie.

 

 

 

C’est dans ce sens que les croyants sont le « sel de la terre » et, plus particulièrement, du Centrafrique, qui nous intéresse ici, car c’est à cause d’eux que Dieu a patience envers ce pays, pécheur comme tant d’autres, et qu’il ne le détruit pas (encore, mais jusqu’à quand ?), à cause de sa corruption ayant atteint actuellement un degré trop avancé…

 

 

 

Raison de plus pour que le chrétien centrafricain veille à ce que « le sel » qu’il est ne perde pas sa saveur : la survie physique de son pays en dépend, de même que les cités de Sodome et Gomorrhe n’auraient pas été détruites si l’Éternel des cieux, selon Sa promesse à Abraham, y avait trouvé « dix justes » (Genèse 18 : 32).

 

 

 

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

 

http://www.philadelphie-infos.net  

 

 

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