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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 00:18

 

 

Bozizé 15 mars 2011

 

 

« L’exécution budgétaire en 2010 fait apparaitre des dérapages importants qui constituent une source de préoccupations majeures. En particulier, le système de gestion de la chaîne de dépense informatisée GESCO a été systématiquement contourné avec un recours croissant à des procédures exceptionnelles de paiement des dépenses de l’Etat. Cette pratique a été essentiellement le fait du Trésor et dans une moindre mesure de la Direction Générale du Budget à hauteur d’environ 49 milliards de FCFA, comparé à 46,2 milliards FCFA de dépenses financées sur ressources propres (hors salaire et frais financiers) correctement enregistrées. Ces opérations en dehors de la procédure normale, et qui n’ont été comptabilisées que partiellement, ont entraLe îné une accumulation de nouveaux arriérés de paiement en 2010, dont la mission n’a pas pu établir le montant exact, mais qu’elle évalue à environ 33 milliards de FCFA, soit 3,3% du PIB.[1] Les dépenses prioritaires pour lesquelles les crédits avaient été prévus dans le budget en ont le plus souffert ».

Recommandation

Rétablir et suivre rigoureusement les principes de l’orthodoxie budgétaire et renforcer la transparence. Au regard des dérapages constatés, le principe établi qu’aucun engagement de dépense ne saurait intervenir en dehors du circuit budgétaire doit être respecté sans faille, limitant au strict minimum les cas de dépenses effectuées par les procédures extraordinaires, qui devraient en l’occurrence être régularisées sous huitaine. L’utilisation effective et généralisée de l’outil informatique devrait renforcer la transparence et permettre de renseigner en temps réel sur l’exécution du budget et renforcer la gestion au jour-le-jour de la trésorerie. Une pleine maîtrise du système informatique Gesco est impérative. Gesco doit devenir, à la fois, un outil efficace de gestion de la chaîne de dépense, de contrôle du respect des procédures et d’information budgétaire. A ce titre, les efforts des autorités devraient se concentrer sur son renforcement de façon à pouvoir déclarer comme nulle et non avenue toute opération opérée en dehors de Gesco. Le travail de réconciliation des chiffres sur l’exécution budgétaire en 2010 et 2011 devrait se poursuivre, en vue d’une classification appropriée des dépenses effectuées en dehors du circuit normal. La mission réitère l’importance de l’unicité de caisse du Trésor avec la centralisation de toutes les recettes publiques.

Voici le constat fait suivi de la recommandation qu’écrivait avec une certaine gravité dans son aide-mémoire, la mission du FMI venue à du Bangui du 30 juin au 13 juillet 2011. En clair, le Trésor, sous la direction du général Guillaume LAPO, s’est soustrait des obligations d’utilisation du système informatique des dépenses GESCO afin de mieux pouvoir pomper dans les caisses.

C’est ce qui a permis à tous ces dignitaires du régime tels que le chef de cabinet particulier de BOZIZE, Joël SINFEI MOIDAMSE, Mme Marylin ROOSALEM, certains ministres comme Fidèle GOUANDJIKA, et bien d’autres individus dont les noms apparaissent dans les tableaux de décaissement du Trésor que C.A.P a commencé à publier, à se rendre régulièrement au Trésor  durant cette année préélectorale 2010 pour se faire remettre de fortes sommes d’argent sous de fallacieux prétextes.   

Selon nos informations, à la direction du budget, un certain effort a été fait pour que le plan comptable soit appliqué mais au Trésor, le DG Guillaume LAPO ne voulait pas entendre parler de plan comptable. Par son fait, l'application du système GESCO qui fonctionne parfaitement au budget est devenue impossible au Trésor. Par sa complicité et celle de Boniface YOMBO son 2ème Fondé de pouvoir et un de ses obligés, malgré la présence des soldats des FACA affectés à la protection du local abritant le serveur de GESCO, un sabotage a été perpétré sur les machines causant un coup dur à ce serveur. Ayant reçu de l'argent pour acheter un groupe électrogène de relais pour alimenter le local du serveur afin de maintenir les appareils en marche en cas de coupure, Guillaume LAPO a longtemps refusé d’acheter ce groupe.

Une nouvelle mission du FMI est annoncée pour arriver à Bangui le 2 novembre prochain mais le DGT, le général Guillaume LAPO a été limogé entre temps et laissé en liberté pour continuer à jouir de tout l’argent qu’il a détourné durant sa fonction au Trésor. La réparation des toilettes de son bureau à 10 millions de F CFA, son véhicule acheté à 149 millions de F CFA ainsi que les prétendues heures supplémentaires qu’il se faisait payer trois fois par mois sans qu’aucun texte ne l’y autorise.

La rédaction de Centrafrique-Presse publiera lundi prochain le tableau du siphonage du trésor au mois de mars 2010 qui a atteint plus de 2, 6 milliards de F CFA dont plus de  2,4 milliards empochés par quasiment les mêmes personnes de la clique de BOZIZE, à savoir : Joël SINFEI MOIDAMSE, Fidèle GOUANDJIKA, Thomas ZANDANGA, Francis BOZIZE, Guillaume LAPO et bien d’autres noms encore.

Rédaction C.A.P



 

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