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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 04:16

 

 

 

 

le rebelle Ndoutingaï

     Ndoutingaï (en lunettes) pendant la rébellion de Bozizé de 2001-2003

 

 

 

 Findiro

                      Firmin Findiro qui devrait être le PM de Ndoutingaï

 

Incroyable mais vrai ! On a quelque mal à croire à tout ce qui arrive ces derniers temps aux deux « demi-dieu » de Bangui qui ont fait longtemps la pluie et le beau temps autour de Bozizé au point d’être surnommés par les Centrafricains « demi-dieu », tant ils tenaient quasiment sur presque tous les fils du pays, un pouvoir de vie et de mort.

Il est en effet difficile de ne pas avaler son chapeau en apprenant certaines informations dont ont fait état certains journaux de Bangui de ce 10 juillet 2012. Qu’on en juge même seulement aux titres et aux Unes de ces quotidiens : Le DEMOCRATE n° 2737 du 9 juillet 2012 : « Firmin Findiro est rentré à Bangui sur la pointe des pieds juste après l’interpellation de son directeur de cabinet, sa secrétaire particulière et son planton sur instructions de Bozizé ».

Dans le quotidien l’HIRONDELLE n° 2851 du 9 juillet 2012 on peut lire ceci : « Les enfants Ndoutingaï brièvement inquiétés samedi dernier à l’aéroport Bangui-M’Poko »

Visiblement l’affaire Ndoutingaï ne fait que commencer car elle est en réalité extrêmement grave tant ce personnage avait noyauté quasiment tout le pays autour de Bozizé sans que celui-ci n’en sache quelque chose et cela, des années durant où il faisait aveuglément confiance à son parent qu’il a placé dès son arrivée au pouvoir le 15 mars 2003 au plus que stratégique et juteux ministère des mines et de l’énergie. Bozizé a fait prince Ndoutingaï.

Selon certaines indiscrétions émanant de leurs proches, c’est ce dernier qui aurait procédé à l’ouverture des comptes bancaires de Bozizé dans le monde entier. C’est même ce que certains utilisent aujourd’hui comme argument pour écarter toute éventualité que Bozizé puisse poursuivre sa logique et l’escalade répressive jusqu’à faire arrêter Ndoutingaï et le jeter en taule malgré son intention découverte par Bozizé de le renverser.

Toujours selon nos sources, quelque chose semble être vraiment cassé entre les deux hommes. Certains témoins qui se trouvaient au pot d’adieu de l’ambassadeur de France Jean-Pierre Vidon à la résidence de France à Bangui, en prenant congé de l’assistance ce jour, Bozizé avait refusé ostensiblement de saluer Ndoutingaï  alors qu’il avait dit au revoir aux six autres membres du gouvernement présents.

De retour au palais, Bozizé aurait remis lui-même en main propre à son chauffeur, le décret de limogeage de Ndoutingaï avec comme consigne : « Pour diffusion immédiate ». C’est ainsi que le chauffeur a dû chercher après dans les quartiers le DG de Radio Centrafrique David Gbanga pour lui remettre le fameux décret, ce qui a retardé quelque peu le moment de lecture à l’antenne du document qui a occasionné le séisme qu’on a enregistré après.

 D’après les investigations de la rédaction de Centrafrique-Presse, quelque temps après son limogeage, Ndoutingaï n’a pas cessé de demander à être reçu par Bozizé mais en vain. Il aurait même fini par faire un chantage au suicide si Bozizé refusait de le recevoir. Informé de son chantage, Bozizé aurait simplement répondu qu’il était militaire comme lui et qu’il avait tous les moyens à sa disposition pour ce faire. On a aussi su ensuite que lors du séjour du 5 au 6 mai à Bangui du président Idriss Déby Itno, Ndoutingaï aurait également tenté de pénétrer au camp de Roux où a résidé le président tchadien mais informé, Bozizé aurait opposé un non possumus.

Depuis, c’est à travers certains indices que les Centrafricains se rendent compte que quelque chose de grave s’est bien passé entre Bozizé, Ndoutingaï, Findiro et consorts. Plusieurs ministres pro-Ndoutingaï du gouvernement qui se reconnaissent comme tels ruminent actuellement en silence beaucoup de questions et se soucient énormément pour savoir à quelle sauce ils vont être mangés. Certains envisagent même d'aller tout raconter à Bozizé pour se disculper et conserver leur poste. Pour cela ils harcèlent mais en vain son service de protocole. Bozizé se fait invisible. On le surprend même ces derniers temps en tenue combat et confie volontiers à ses proches qu'il est militaire et qu'il attend fermement ceux qu'ils veulent le renverser.

Il se raconte à Bangui que lors d’un conseil de cabinet, Findiro aurait été littéralement obligé de fuir le conseil en attendant que Faustin Touadéra n’arrive. Il avait été copieusement conspué et moqué par certains de ses collègues du gouvernement dont surtout le milliardaire de Boy-Rabe.  Il  n’en menait plus large, lui qui était d’ordinaire si arrogant. C’est dire combien le vent semble avoir tourné à présent pour Findiro et Ndoutingaï.

La Rédaction

 

Centrafrique: Des enfants Ndoutingaï temporairement empêchés de quitter Bangui

 

Ndoutingai-et-ses-trois-enfants.JPG

                          Ndoutingaï et ses trois enfants

 

 

jdbangui, 10/07/2012 20h02

Trois enfants de l’ancien ministre d’Etat aux Finances et au Budget, Sylvain Ndoutingaï ont été temporairement empêchés le samedi, 8 juillet 2012 de quitter l’aéroport international Bangui M’Poko pour se rendre à Yaoundé au Cameroun. On ignore les raisons qui ont conduit les autorités militaires de l’Aéroport international Bangui M’Poko à prendre une telle décision. A titre de rappel, l’ancien ministre d’Etat aux Finances et au Budget a été limogé du gouvernement le 1er juin dernier. Il lui serait reproché officieusement, une tentative d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat.

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